A Châtillon-en-Diois, un festival en arts et vins

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Le village de Châtillon-en-Diois est médiéval.
Le village de Châtillon-en-Diois est médiéval. (Crédits : Droits réservés)
Depuis plus de 20 ans le petit village médiéval de Châtillon-en-Diois dans la Drôme organise un festival original pour faire découvrir son patrimoine et aussi ses vins. La 21ème édition d'Arts et Vigne se déroule du 2 au 9 août.

L'association Châtillon Arts et vigne, organise du 2 au 9 août prochains la 21ème édition du festival Arts et Vigne. Un événement destiné à faire découvrir le patrimoine de la région, et notamment le village médiéval de Châtillon-en-Diois et son vignes. Concerts, animations, randonnées, visites des vieilles pierres et des vignobles se succèdent ainsi pendant une semaine.

Un programme varié

Comment faire découvrir l'architecture d'un village et les vins locaux ? En favorisant la rencontre des deux, tout simplement. Des propriétaires prêtent en effet des locaux dans le vieux village. Des peintres, artisans d'art et sculpteurs s'y installent.

Cette année, la mairie accueillera également une exposition spécialement consacrée à la vigne et au vin. Un choix qui permet aux visiteurs de pénétrer dans les murs du village médiéval. Des viticulteurs y sont également installés pour l'occasion, pour des dégustations. La commune bénéficie depuis 1975 d'une appellation AOC. Le vignoble Châtillon-en-Diois AOC couvre d'ailleurs 12 communes, en amont de Die, sur les versants de la vallée de la Drôme et du Bez, son affluent. Sont produits des vins rouges et rosés, ainsi que des vins blancs. Le vin rouge AOC ne peut cependant être produit que sur 2 communes : Châtillon-en-Diois et Menglon.

"Nous proposons sept caves. Il y a quelques années, il y avaient beaucoup plus de viticulteurs indépendants. A Châtillon, il n'en reste plus qu'un. Les parcelles ont tendance à rétrécir, on plante davantage du raison pour la clairette. Elle a le vent en poupe. Les autres viticulteurs ont choisi de rejoindre la cave coopérative Jaillance. Cela rapporte plus. Mais dans la vallée de la Drôme, on retrouve davantage de viticulteurs ayant l'appellation. A Saint-Roman par exemple, il y en a encore deux", explique Jacques Malot, trésorier de l'association Châtillon Arts et vigne.

Chatillon-en-Diois

Vue sur le village médiéval de Châtillon-en-Diois. Photo DR

L'association propose d'autres animations festives. La nuit musicale aux torches, le lundi 3 août, en fait partie. L'ensemble de l'éclairage public est éteint. Le ville revêt alors une ambiance médiévale, tel qu'elle la connaissait autrefois. Dans les recoins et les placettes, des groupes assurent l'animation musicale. "Cela fait très nostalgie, rétro, retraite aux flambeaux", raconte Jacques Malot. La découverte des vins se déroule également dans les vignobles. Un repas dans les vignes, appelé "Nuit des cabanons", sera organisée le jeudi 6 août. "Ce sont des cabanons typiques. Avant, on y laissait son cheval et on y cassait la croûte à midi", relate encore Jacques Malot. Les vignobles sont éclairés, les cabanons illuminés et des plats ainsi que des vins locaux (picodon, clairette, etc.) y sont servis. Un rendez-vous qui plait : entre 700 et 1000 repas sont effet comptabilisés. Un spectacle son et lumière et un feu d'artifice viennent clore la soirée.

Ne pas dépendre des subventions publiques

En 2014, le budget global de la manifestation s'élevait à 60 000 euros. Les collectivités - Châtillon, les communes voisines, ainsi que le Département au titre de l'agriculture - avaient supporté l'événement à hauteur de 10 000 euros. Les entreprises locales, tous secteurs confondus, avaient contribué pour environ 7 000 euros. Les cotisations des membres de l'association (1800 euros), les inscriptions payantes à certains ateliers et enfin la vente de produits dérivés, de verres pour les dégustations ou encore la buvette permettent également des récolter des fonds, essentiels pour le festival.

"Nous ne sommes pas déficitaires. Les subventions nous permettent d'équilibrer. Nous essayons de ne pas trop être dépendant de celles-ci. Elles nous aident pour la communication qui est un poste important. Il y a quelques années, nous avions bénéficié de fonds européens. Une époque révolue. Pour autant, nous essayons que les prix soient les plus bas possibles, il y a des après-midi où tout est gratuit", poursuit le trésorier.

Le festival attire chaque année plusieurs milliers de visiteurs. Mais difficile d'avoir un chiffre précis auprès des organisateurs.

"La nuit aux torches, ce sont 1500 personnes payantes. Mais en même temps, on ne tiendrait pas plus dans le village médiéval", sourit Jacques Malot.

Un public avant tout familial, dans une ambiance bon enfant. "Cela reste un festival local, avec des animations de qualité", ajoute-il. Un événement qui peut compter sur les habitants mais aussi les clients de l'hôtellerie de plein air, forts présents lors de cette période.

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