Les futurs vignerons doivent se former à l'international

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Des vignes du domaine Chapoutier, à Tain-l'Hermitage (Drôme).
Des vignes du domaine Chapoutier, à Tain-l'Hermitage (Drôme). (Crédits : A.T.)
Michel Chapoutier, propriétaire du domaine viticole éponyme à Tain-l'Hermitage (Drôme) et président du syndicat Inter-Rhône, souhaite mettre en place des actions afin de former les jeunes et futurs vignerons. Pour lui, cela passe notamment par des séjours à l'étranger.

En mars dernier, près de 300 personnes triées sur le volet étaient invitées au caveau de la maison Chapoutier, à Tain-l'Hermitage (Drôme). Certaines d'entre elles avaient spécialement traversé l'Atlantique pour assister à cette opération séduction. Car l'export est aujourd'hui une réalité et ne cesse de se développer. Le niveau des exportations représente d'ailleurs 34% de la commercialisation des AOC de la Vallée-du-Rhône.

Apprendre des autres pays

L'avenir des vins passera donc par l'international. Et pour Michel Chapoutier, la formation des futurs vignerons doit ainsi être remodelée. Deux objectifs : la maîtrise d'une langue étrangère et s'enrichir des pratiques d'autres cultures.

Le patron du domaine viticole éponyme drômois souhaite notamment mettre en place des séjours à l'étranger, ponctués de stages pratiques. Pour apprendre l'anglais, bien sûr, mais aussi acquérir et développer de nouvelles techniques de vinification, voir importer d'autres logiques agronomiques.

"Il faut encourager les jeunes à être plus performants, à voyager, s'imprégner d'autres cultures, autre part que dans les caves de papa-maman. La France n'a pas un leadership. Il faut apprendre à observer et ouvrir son esprit", explique-t-il.

L'anglais, passage obligé

Le monde viticole est aujourd'hui anglophone. Une compétence désormais incontournable.

"Aujourd'hui, un jeune qui attaque le marché du travail doit parler anglais. Sinon, c'est un véritable handicap, ce sont des condamnés au chômage", poursuit-il.

Michel Chapoutier parle en connaissance de cause. Son fils a étudié à l'étranger afin de perfectionner son anglais. Relevant ainsi des carences dans le système éducatif actuel, il serait donc favorable à ce que cette langue soit enseignée dès l'école primaire, en CM1.

En Vallée-du-Rhône, 976 000 hectolitres ont été exportés et 457 millions d'euros générés en 2014. Les premiers consommateurs étrangers sont américains (81 M€), britanniques (73 M€) et belges (51 M€).

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