La stratégie des laboratoires Boiron : touchés, mais pas encore coulés

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Valérie Lorentz-Poinsot en profite pour annoncer que son groupe publiera d'ailleurs, d'ici quelques jours, les résultats d'une nouvelle étude, conduite en partenariat avec le cabinet d'études Asterès revenant sur le coût réel du déremboursement annoncé par l'Etat.
Valérie Lorentz-Poinsot en profite pour annoncer que son groupe publiera d'ailleurs, d'ici quelques jours, les résultats d'une nouvelle étude, conduite en partenariat avec le cabinet d'études Asterès revenant sur "le coût réel" du déremboursement annoncé par l'Etat. (Crédits : DR)
Après avoir annoncé, à la mi-mars, un plan de réorganisation consécutif à l’annonce du déremboursement de l'homéopathie début 2021, le laboratoire lyonnais publie une perte nette de presque un million d'euros, à l’occasion des résultats de son premier semestre 2020. Sa directrice générale, Valérie Lorentz-Poinsot revient sur le plan social en cours, et espère encore un changement de braquet de la part du gouvernement français, une étude à l'appui.

Des résultats semestriels "fortement impactés" par l'annonce du déremboursement à venir de l'homéopathie sur le marché français, mais également, par la prise en compte de l'estimation des coûts relatifs à son plan de réorganisation en France. Le spécialiste des préparations homéopathiques lyonnais, Boiron, a essuyé, au cours des six derniers mois, une perte de 975.000 euros (contre 393.000 euros l'an dernier), qui porte son bénéfice opérationnel à -75% sur un an, à 1,5 million d'euros.

Et ce, alors que le groupe a mis en place un plan d'économies de 19 millions d'euros au cours des derniers mois, qui a porté principalement sur "un travail en mode plus agile, une réduction des dépenses, des déplacements et des frais d'hospitalité ainsi que le non-remplacement de certains départs".

Sa directrice générale, Valérie Lorentz-Poinsot, attribue ces résultats à plusieurs facteurs : à commencer par la mise en place d'une provision, à la mi-mars, en vue d'assurer les coûts du plan social à venir : "Ce résultat est le fruit de l'évolution de chiffre d'affaires et des charges provisionnelles passées pour le PSE. Ce plan social devrait en effet coûter près de 59 millions d'euros au groupe, mais les négociations avec les représentants du personnel ne sont pas encore...

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