Manuel Valls à Lyon : "J'aime la French Tech ! "

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Manuel Valls, accompagné de la secrétaire d'Etat au Numérique, Axelle Lemaire (à gauche) et de Najat Vallaud-Belkacem (au centre), lors de son déplacement à Lyon, lundi.
Manuel Valls, accompagné de la secrétaire d'Etat au Numérique, Axelle Lemaire (à gauche) et de Najat Vallaud-Belkacem (au centre), lors de son déplacement à Lyon, lundi. (Crédits : Laurent Cerino/ADE)
En déplacement à Lyon ce lundi, le Premier ministre a rencontré l'écosystème digital lyonnais, au musée des Confluences. Réaffirmant la volonté du gouvernement de favoriser le développement de l'économie numérique, Manuel Valls a annoncé qu'un plan stratégique sera dévoilé courant mai.

"Je répète que j'aime les entreprises, davantage encore quand elles innovent, quand elles n'ont pas peur de voir loin et grand. J'aime donc la French Tech et mon gouvernement soutient ce mouvement et il continuera de le faire". En écho à son discours du Medef, le Premier ministre Manuel Valls a réaffirmé son soutien aux entreprises, et spécifiquement à celles du numérique, lors de son déplacement à Lyon, ce lundi.

Une nouvelle stratégie numérique à venir

Le Premier ministre a affiché la priorité du gouvernement dans le développement de l'économie numérique. Emmanuel Macron, ministre de l'Économie, devrait dévoiler, courant mai, les contours de la stratégie à venir dans ce domaine, basée sur les recommandations du Conseil national du numérique. Certaines pistes ont été avancées par Manuel Valls lundi, comme la digitalisation de l'ensemble des entreprises classiques. "C'est un marché énorme pour nos startups. Mais plus globalement, pour la compétitivité de nos sociétés", a-t-il déclaré.

Certains acteurs locaux se sont félicités de cette prise en compte du monde de l'entreprise dans le développement du digital. "L'affirmation, par le Premier ministre, d'une collaboration entre les entreprises et l'État pour le développement de l'emploi est une victoire et un changement d'état d'esprit culturel", souligne Jean-Michel Aulas, président de l'éditeur de logiciels Cegid.

Ce plan englobera aussi le projet présidentiel de l'école numérique présenté la semaine dernière par François Hollande. Pour cette initiative, un appel à projets est à venir, et certaines startups lyonnaises, comme Digischool, pourraient en profiter.

Reconnaissance de l'écosystème lyonnais

Manuel Valls a justement profité de son passage à Lyon pour rappeler l'importance de cet écosystème dans la mission French Tech, et notamment du dynamisme des jeunes entreprises.

"À Lyon, et dans la région, vous avez des atouts incontestables sur lesquels la France peut s'appuyer. Ma visite aujourd'hui m'a confirmé l'excellence de vos compétences numériques, des startups aux grands groupes. En cela, la labellisation French Tech n'était pas une surprise", a souligné le Premier ministre.

Manuel Valls, Gérard Collomb, Axelle Lemaire

Du côté des protagonistes lyonnais, cette rencontre symbolise le dynamisme de leur territoire, à l'œuvre depuis plusieurs années. "Cela apporte une légitimité gouvernementale. Mais l'écosystème n'a pas attendu la présence des ministres pour travailler et se développer, estime Cyril Maîtrejean, cofondateur de la startup Hoomano, spécialisée dans la robotique.

En quatre ans, le monde digital lyonnais a explosé, avec 2 000 sociétés nouvelles, une augmentation de 26 % des emplois dans le secteur, passant de 33 000 à 42 000, a rappelé le sénateur-maire de Lyon Gérard Collomb. Lyon a été l'une des premières villes françaises labellisées French Tech. L'accélérateur de startup Axeleo a été le premier bénéficiaire des fonds dédiés.

La question des moyens interroge toujours

Mais cette visite ministérielle n'élude pas certaines interrogations des entrepreneurs locaux. "Le discours du Premier ministre va dans le sens d'une pérennisation, mais pas forcément dans une explosion des moyens permettant de passer à la vitesse supérieure", poursuit Cyril Maîtrejean.

Depuis le 1er janvier 2015, la French Tech bénéficie d'une enveloppe de 200 millions d'euros pour favoriser le développement des accélérateurs de startups privés en France. "La question des moyens financiers est toujours d'actualité. Les bourses French Tech partent très vite, et c'est quasiment impossible désormais d'obtenir de l'argent par ce biais, analyse un autre entrepreneur.

Vers un rapprochement avec Saint-Etienne ?

Manuel Valls a également mis en avant les autres territoires labellisés : "La France entière doit devenir fertile dans le numérique. Les territoires jouent un rôle d'entraînement, qui permettra à terme de renouveler l'ensemble de l'économie française."

Rhône-Alpes possède une autre ville labellisée French Tech : Grenoble. De son côté, Gérard Collomb a rouvert la porte, en présence du maire de Saint-Etienne, à une large collaboration avec la ville ligérienne, ainsi qu'avec Annecy. Ces deux villes avaient été recalées lors de la première vague French Tech.

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Commentaires
a écrit le 12/05/2015 à 17:21 :
Hollande, Sarkozy, Macron, Valls….. quel éventail de nu*li*és nous avons devant nos yeux, nom de Dieu, c'est déplorable.
a écrit le 12/05/2015 à 15:23 :
Oh le matador des coups de mentons
Fini le blabla :
http://m.leparisien.fr/economie/le-chomage-baisse-en-europe-sauf-en-france-30-04-2015-4737343.php

A quand les actes??????
a écrit le 12/05/2015 à 14:24 :
Puisqu'il est de bon ton de mépriser la langue nationale, je suis étonné que notre "prime minister" n'ait pas déclaré "I love French Tech".
Vu de l'étranger, nos manies de créer des commissions Théodule à consonance globish amuse souvent...
a écrit le 12/05/2015 à 13:12 :
Quel snob! Le pragmatique aime la technologie, d'où qu'elle vienne, car elle est expression de la liberté. French ou Xeno.
a écrit le 12/05/2015 à 11:13 :
Valls aurait pu continuer son bêtisier : "Je suis Charlie et j'aime la French Tech." J'adore! LOL ^^^^
a écrit le 12/05/2015 à 10:15 :
Il aime les discours pour dynamiser les sociétés qui sont écrasées par les charges et impots et il se demande pourquoi la France n'arrive pas à redécoller économiquement. Il aime les discours mais il ne comprend pas que la France est le pays ayant une charge administrative qui est la plus importante du monde et qui bloque économiquement le pays avec des fonctionnaires qui ne travaillent pas 35 heures mais parfois 27 heures avec plus de 60 jours de congés. Il aime le pouvoir mais li ne fait rien pour réellement relancer économiquement le pays ce qui lui permettrait d'ambitionner le pouvoir (cf Cameron) Bref, il parle.
Réponse de le 12/05/2015 à 12:25 :
Vous n'y êtes pas ... la France fait beaucoup pour les start-ups et PME.
Effectivement c'est après que cela se complique. Si la logique suit son cour, il faudrait qu'ils fassent plus et mieux, pour rendre plus agiles nos PME créatrices d'emplois (qui innovent un peu moins mais qui recrutent quand meme).
Je vous laisse à votre avis déplorable sur les fonctionnaires ...

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