BigBooster : place à la maturité

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Après le pitch final, place à la décompression pour les startups du Big Booster, ici au mass challenge à Boston.
Après le pitch final, place à la décompression pour les startups du Big Booster, ici au mass challenge à Boston. (Crédits : Karen Latour / ADE)
Pour la seconde édition du booster camp à Boston, les startups du BigBooster se démarquent par leur maturité. La plupart d'entre elles ont déjà levé des fonds, certaines réalisent un chiffre d'affaires qui atteint déjà les 2,5 millions d'euros, quand d'autres encore sont en hyper-croissance. Alors que viennent chercher ces entreprises au développement déjà soutenu dans ce programme d'accélération international entre Lyon et Boston ?

"Avant de venir, j'ai acheté des baskets exprès car je me suis dit que j'allais être avec des jeunes, et qu'il fallait que je sois habillé comme les autres participants", s'amuse Omar Cissé. Le fondateur de la startup sénégalaise In Touch SA participe à la seconde édition du Big Booster. Cette semaine, il se trouvait à Boston avec 19 autres jeunes pousses dans le cadre de ce programme international d'accélération de startups entre Lyon et la capitale du Massachusets. A l'image d'Omar Cissé, cette année, la moyenne d'âge est de 5 à 6 ans plus élevée par rapport à la précédente édition.

Levée de fonds

Mais l'âge des candidats n'est pas le seul élément de maturité du Big Booster, saison 2.

"Une des particularités de la nouvelle promotion est l'avancée des projets que nous accompagnons", souligne Anne-Marie Graffin, directrice générale du programme.

Mais que viennent chercher ces startups au fonctionnement déjà mature ? Parmi les jeunes pousses présentent à Boston, se trouve par exemple ForCity, fleuron lyonnais de la smart city. En 2016, l'entreprise qui a réalisé un chiffre d'affaires de 2,5 millions d'euros et embauchait 60 personnes, a déjà commencé à se déployer en Asie, et plus particulièrement à Hong-Kong. Alors, en intégrant BigBooster, ForCity était avant tout en attente d'une expertise.

"Nous avons décidé de postuler cette année pour deux raisons. Par opportunisme, car il serait dommage de se priver d'un tel accélérateur basé à Lyon, mais aussi car nous voulons lever entre 6 et 7 millions d'euros pour accélérer notre développement. Or, il s'agit d'un des volets de BigBooster", détaille François Grosse, cofondateur de ForCity.

Lire aussi : Big Booster : comment les mentors poussent les startups

La jeune pousse compte continuer à relever le défi de l'international, en se développant davantage en Europe mais aussi en Amérique du Nord, avec un point d'entrée qui pourrait être la ville de Boston.

Jean-Paul Médioni fondateur d'Ubi Transports

Jean-Paul Médioni, fondateur de la startup Ubi Transports, lors du booster camp à Boston.

Pitch

Xavier Pain sort euphorique de la salle. Pendant 20 minutes, il a pitché son projet devant le jury du BigBooster qui devra par la suite définir les neuf startups lauréates de ce second booster camp. "Ils m'ont posé des questions pertinentes, sur les barrières à l'entrée, et les retours sur investissements attendus", détaille le cofondateur de la startup grenobloise Gulplug.

Lire aussi : Les startups du Big Booster à la conquête de l'Ouest

Si le concept est déjà bien établi, tout comme son plan de développement, lui aussi est venu chercher un accompagnement pour la levée de fonds de 1,5 million d'euros qu'il lance afin de développer une prise aimantée. "Quand je suis en France, je me demande si je ne devrais pas plutôt seulement lever 1 million d'euros. Ici, ils me demandent pourquoi je ne demande pas 2 millions d'euros."

Hyper-croissance

Ubi Transports est une véritable scale-up. En 2016, la startup fondée quatre ans plus tôt par Jean-Paul Médioni a réalisé un chiffre d'affaires de 4 millions d'euros, une hyper-croissance de 4 000 %. Cette trajectoire rapide devrait se poursuivre en 2017. Et surtout, depuis un an et demi, il s'est doté d'un bureau à Philadelphie, aux Etats-Unis, pour accompagner le développement du service sur le territoire.

Pour le fondateur de la jeune pousse basée à Mâcon, "participer au BigBooster permet de challenger, de prendre du recul mais aussi de sécuriser le projet. Cela m'a permis de formaliser des messages que je n'avais pas, alors que cela fait quatre ans que je fais du marketing pour promouvoir mon projet."

Son projet ? Une plateforme de mobilité qui permet aux entreprises du transport de voyageurs - tant scolaire que public - de suivre en temps réel la fréquentation d'une ligne, l'heure d'arrivée du bus, où il se trouve sur le parcours, etc.

Jean-Paul Médioni ambitionne aujourd'hui d'exporter sa solution dans 20 pays, et ce dans les trois ans à venir.

Adolescence

Une stratégie que compte suivre le Big Booster lui aussi. Après Boston, le programme vient d'annoncer la création d'un Big Booster Shanghai, première étape d'un développement international qui doit se poursuivre sur les quatre continents. Car si les startups ont gagné en maturité, Big Booster est en pleine adolescence.

Ce que confirme Karine Dogin-Sauze, vice-président de la métropole de Lyon, en charge du numérique, de l'innovation et de la métropole intelligente. "Le programme fonctionne tellement bien que nous pensions atteindre ce stade d'avancée que trois ans après le lancement." Soit un an d'avance.

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Commentaires
a écrit le 22/02/2017 à 21:06 :
J'aimerais faire comme vous,ça me motive encore plus,l'entreprenariat pour moi,c'est plus qu'un rêve mieux qu'un style de vie, c'est une vocation

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