Les startups du Big Booster à la conquête de l'Ouest

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(Crédits : DR)
Les 20 startups sélectionnées dans le cadre du Big Booster viennent de s'envoler pour Boston. Direction le MassChallenge pour une nouvelle épreuve de pitch, suite à laquelle les dix finalistes du concours lyonnais seront sélectionnés. Avant leur départ, les jeunes pousses se préparaient déjà pour attaquer le marché américain.

Les valises ne sont pas encore prêtes. Et les pitchs doivent encore être rodés. Quelques jours avant leur départ pour Boston, où aura lieu la seconde étape du Big Booster, les 20 startups sélectionnées dans le cadre de ce concours entament la dernière ligne droite de leurs préparatifs. Parmi les enjeux de ce deuxième booster camp figure le pitch. Les jeunes pousses doivent convaincre le jury que leur projet est celui qui mérite de terminer parmi les dix finalistes. Cependant aux Etats-Unis, les pratiques ne sont pas les mêmes qu'en France. Le pitch doit être court, aller droit au but.

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"Je m'y rends avec beaucoup de questions en tête, il faudra certainement réaliser quelques ajustements. Mais je compte sur l'appui des mentors, une fois sur place, pour y arriver", sourit Omar Cissé, fondateur d'InTouch SA, une startup sénégalaise qui a développé un système d'intégration de moyens de paiement et de services digitaux via une même plateforme.

L'exercice ne l'effraie pas : "Quand je suis venu à Lyon, pour le premier booster camp, j'avais déjà dû revoir mon pitch qui n'était pas adapté aux questionnements français." Arnaud Mascarell lui est plutôt "serein". "Le pitch sur lequel nous avions travaillé à Lyon était déjà orienté pour les Etats-Unis", détaille le CEO de FineHart. Même si les méthodes sont différentes Outre-Atlantique, l'objectif reste identique : "convaincre."

L'enjeu du marché américain

Pour Arnaud Mascarell, le marché américain est un enjeu clé du développement de sa startup, qui a conçu un dispositif capable de restaurer le débit cardiaque des patients. Dans ce secteur, le marché américain représente 40 % de celui mondial. "C'est la raison principale pour laquelle nous avons participé à ce programme. De plus, tous les brevets que nous déposons le sont aussi aux Etats-Unis." Alors pour lui, l'enjeu de ce déplacement est de taille. Sur place, il compte bien rencontrer d'éventuels investisseurs, ou du moins faire des rencontres qui pourront lui "ouvrir des portes".

Conquérir les Etats-Unis - où la diaspora est importante - n'est pas la seule priorité pour Omar Cissé.

"Nous souhaitons être une entreprise globale. Pas seulement sénégalaise ou africaine. Aller aux Etats-Unis nous permet d'avoir une force de frappe importante" pour s'étendre au reste du monde.

Xavier Pain, un des fondateurs de Gulplug, ambitionne quant à lui de se développer dans un premier temps en Europe avant de se déployer aux Etats-Unis, dans deux ans. "En commençant à construire notre stratégie dès maintenant, à comprendre les règles en vigueur, au moins nous serons prêts quand il faudra y aller."

Dossiers complets

Si le pitch devra certainement évoluer une fois sur place, les dossiers, eux, sont bien ficelés.

"Depuis trois semaines, je construis notre démonstrateur. J'ai également des vidéos de nos offres. Le dossier doit être simple, carré et concret. Les Américains sont pragmatiques", explique le fondateur de Gulplug.

La startup grenobloise a imaginé un capteur d'énergie pour éviter les gaspillages énergétiques sur les sites de productions industriels. Même démarche du côté d'Omar Cissé, vidéos en anglais et supports visuels dans les bagages. Cependant, pour l'instant aucun stress, les révisions ne se feront que dans l'avion.

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