LPA veut devenir le fer de lance des mobilités sur la métropole

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(Crédits : DR)
Fort de résultats économiques au sommet, le gestionnaire de parking souhaite travailler sur des sujets qui dépassent largement le champ du stationnement. Certains à l'image de la logistique urbaine ou de la mutualisation des places de parking sont bien engagés, d'autres comme le stationnement des vélos ou la gestion des parcs relais vont être des sujets de réflexion et d'action des prochains mois.

A tout juste 50 ans, Lyon Parc Auto est loin d'avoir fait le tour de la question du stationnement. Et au-delà des mobilités, car c'est bien de cela qu'il s'agit.

" L'ambition de LPA est de devenir le fer de lance des mobilités sur la métropole. Nous devons travailler pour que la voiture soit à l'avenir utilisée différemment ", estime Louis Pelaez, le PDG de LPA.

Ce dernier est convaincu que ce mode de transport ne disparaitra pas complètement, au moins à moyen terme. C'est pourquoi, LPA doit se voit comme un des acteurs de référence sur les nouvelles façons de se déplacer avec ou sans voiture. Son cœur de métier ne devrait pas pâtir de ce nouveau positionnement. D'ailleurs, certains projets sont d'ores et déjà bien engagés.

Plus de services

Nous allons investir une bonne centaine de millions d'euros sur 5 ans dans nos parkings, à la fois pour en créer de nouveaux et pour rénover ceux qui existent ", annonce le PDG de LPA.

Sur les sites existants, l'idée est d'amener plus de confort aux usagers et plus de services, notamment la 4G et un outil de réservation des places de parking. L'autopartage en free floating dont l'utilisation a augmenté de 50% en un an sera aussi renforcée, comme l'offre de mutualisation des places de parking privées.

LPA va aussi poursuivre le déploiement d'espaces de logistique urbaine dans ses parkings. Cordeliers et les Halles ont ouvert la voie, la Cité Internationale sera le prochain et d'autres suivront, notamment un projet ambitieux sur le Port Edouard Herriot.

Enfin, le rooftop du parking des Halles Bocuse est sur le point d'être ouvert au public. Seule une centaine de personnes pourront profiter de cet espace agrémenté d'œuvre d'art et d'un petit espace engazonné.

De nouveaux services à inventer

En marge de ces projets aux contours bien identifiés, d'autres se dessinent.

Nous devons travailler sur un nouveau modèle de parcs relais en trouvant un nouveau modèle économique ", explique Louis Pelaez.

Pour l'heure, rien n'est acté et ce travail se fait en partenariat avec le Sytral, mais le PDG de LPA esquisse déjà quelques pistes de réflexion.

Un parking relais est vide une bonne partie du temps, on pourrait lui associer des espaces de logistique urbaine, pourquoi pas du tertiaire, voire faire évoluer la politique tarifaire ".

Le stationnement des vélos est également un sujet qui mobilise fortement les équipes de LPA.

Il faut parvenir à augmenter nos capacités. Nous y travaillons dans nos parcs, mais cela ne suffit pas, nous cherchons des locaux pour expérimenter d'autres choses ", indique Louis Pelaez.

Reste un dernier projet dont le nom de baptême est déjà trouvé, mais pas encore le mode de fonctionnement, celui d'une école des mobilités. L'idée serait de prendre une part active à l'éducation aux nouvelles mobilités, en participant à la formation des futurs conducteurs dans les auto-écoles ou à des opérations dans les entreprises afin de toucher le plus grand nombre de personne.

Les finances au beau fixe

Pour mener à bien ces projets, LPA mobilisera ses ressources internes, notamment ses 198 collaborateurs et du côté financier, il peut compter sur « une solidité financière importante ».

L'an dernier, LPA a en effet réalisé 56,4 millions d'euros de chiffre d'affaires en hausse de 2% et dégagé 6.6 millions d'euros de résultat net contre 4.7 millions en 2017. « Un de nos meilleurs résultats », souligne le PDG. Les fonds propres atteignent 40 millions comme le niveau de la dette au 31 décembre.

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Commentaires
a écrit le 21/06/2019 à 18:14 :
Les excellents résultats financiers de LPA sont seulement le "fruit" d'une politique tarifaire agressive contre les usagers. Je roule en 2 roues et LPA a supprimé depuis plusieurs années le 1/2 tarif appliqué aux motos. A St Exupéry, j'ai fait l'amère expérience de devoir payer plein tarif voiture pour ma moto pour une semaine au P1 ou P2 alors que le P0 (non LPA) est lui gratuit pour les motos, j'ai déposé une réclamation à la direction LPA rejetée.
LPA est d'abord fer de lance des profits avant d'être celui des nouvelles mobilités ça s'est le vernis de la bonne conscience...

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