Finances publiques : Lyon va continuer à se serrer la ceinture

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(Crédits : Laurent Cérino/Acteurs de l'économie)
La ville de Lyon présentait ce vendredi les premières perspectives en vue du débat d'orientation budgétaire début 2016. Le plan d'économie va continuer de s'accentuer.

La ville de Lyon présentait ce vendredi les premières perspectives du compte administratif 2015 dans le cadre du débat d'orientation budgétaire prévu dans deux mois devant le Conseil municipal.

En 2015, l'épargne brute de la ville devrait s'établir dans une fourchette de 70 à 75 millions d'euros (71 millions en 2014), les dépenses d'équipements entre 100 et 105 millions. L'encours de la dette se stabiliserait autour de 425 millions d'euros (424 millions en 2014) selon les données publiées par la ville.

Une hausse du budget limitée à 0,3 %

Par rapport à 2015, le budget primitif de 2016 ne devrait croitre que de 0,3 %. "Ce qui représente un effort exceptionnel", indique le maire PS de Lyon, Gérard Collomb.

La baisse des dotations de l'État et l'augmentation de la contribution de Lyon au FPIC (Fonds national de péréquation des ressources intercommunales) continuent d'impacter les finances de la ville. L'an dernier, tout en digérant les réformes des rythmes scolaires, la mairie de Lyon avait entamé son plan d'économie de 40 millions d'euros sur ce mandat, baptisé "plan de marge de manœuvre". Après une économie de 7,6 millions en 2015, il devrait représenter, en cumulé, une réduction 16,6 millions en 2016 puis 30 millions en 2017.

"Les villes qui n'ont pas pris les mesures adaptées vont se retrouver en difficulté. Sans une hausse d'impôts, ni de mesures d'économies, nous nous serions vite retrouvés confrontés à un problème d'investissement aigu, puisque notre épargne brute aurait fondue", assure le maire.

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Ne rien sanctuariser

Après avoir mis l'accent sur l'augmentation des recettes en début de mandat avec la hausse des taux de la fiscalité de 5 %, c'est dans les dépenses que la municipalité va devoir continuer de tailler l'an prochain. Les subventions aux associations sportives ou culturelles sont notamment dans le collimateur de la municipalité.

"Le principe est de ne rien sanctuariser. Le plan s'applique à tous", rappelle Richard Brumm adjoint aux finances.

Par ailleurs, en 2016, la ville devrait perdre 20 équivalents temps-plein minimum (sur 9 000 environ).

"Pour la première fois, nous avons l'obligation de réduire les effectifs", souligne Gérard Collomb.

Reste que le contexte budgétaire s'annonce encore incertain pour les prochaines années avec la question de la réforme de la dotation globale de fonctionnement (DGF) voulue par l'État. Décalée pour le moment, son application pourrait avoir un impact négatif à partir de 2017. "Elle peut nous réserver des mauvaises surprises", indique Richard Brumm, tandis que Gérard Collomb plaide pour que "cette réforme soit examinée d'après des études réelles sur toutes les communes".

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Commentaires
a écrit le 16/11/2015 à 8:48 :
la réforme de la DGF ne s'applique pas pour 2016 alors le budget peut être à l’identique de 2015. il n' y a pas de perte de finances. Si le Maire de Lyon ne fait pas de plan social , il est d'actualité que les postes des agents publics territoriaux sont gelés depuis des années, les départs à la retraite ne sont pas tous remplacés comme dans de nombreuses collectivités.
Faut il rappeler que les fonctionnaires, c'est aussi de l'emploi, à moins que l'on veuille faire grossir le taux des chômeurs.

FA
a écrit le 13/11/2015 à 20:22 :
Bientôt, viendront s'ajouter les bonnes nouvelles signées OL qui ne pourra pas payer le fonctionnement et le remboursement de la dette du stade DELUXE à Décines ;

Le Maire de Lyon sait qu'il va devoir passer à la caisse des garanties Aulassiennes, et les contribuables du grand Lyon vont sentir passer les hausses vertigineuses d'impôts ...
a écrit le 13/11/2015 à 18:41 :
En étant fier de ses 20 postes supprimés (sur 9,000...) M. Le Maire de Lyon n'a certainement jamais eu à vivre l'angoisse des dirigeants d'entreprises privées, confrontés à la stagnation voire à la baisse de leurs marchés, et conduits à mettre en oeuvre des plans sociaux douloureux. Il est vrai qu'il pouvait encore se permettre des "hausses de tarifs" (celle des impôts locaux) déconnectées des capacités contributives de ses clients captifs. Fin de partie.

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