Rhône-Alpes : l’exécutif satisfait de son bilan financier

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(Crédits : Jean-Paul Bajard)
En limitant la progression des dépenses de fonctionnement et en ayant recours à la dette, le Conseil Régional de Rhône-Alpes est parvenu à maintenir ses investissements

Dans une ambiance clairement pré électorale, l'exécutif régional a présenté ce 25 juin son compte administratif 2014. « Ce compte administratif marquera trois choses. D'abord lorsque les politiques régionales sont votées, elles sont appliquées. Ensuite, les dépenses de fonctionnement sont maîtrisées et enfin l'effort d'investissement reste élevé avec un endettement maîtrisé », lance Jean-François Debat, vice-président du Conseil Régional, délégué aux finances et à la décentralisation.

Les investissements ont été préservés

Ainsi, en dépit de la baisse des dotations qui sont passées de 922 millions à 801 millions en un an, la capacité d'investissement est restée identique à 575 millions. « Nous avons maintenu notre effort d'investissement durant l'année dernière, mais plus globalement sur toute la durée du mandat, dans un contexte où les recettes ont évolué négativement , mais en faisant preuve d'une véritable maîtrise budgétaire», souligne Jean-François Debat en s'appuyant sur le dernier rapport rendu par l'agence de notation Standard & Poor's qui atteste de cette maîtrise budgétaire.

Le recours à la dette

Reste que pour continuer à investir, la Région Rhône-Alpes a du emprunter. Rien de déraisonnable, au contraire pour le vice président aux finances qui fait valoir un ratio de désendettement de 4.9 années à la date du 31 décembre dernier. Ce qui place la Région Rhône-Alpes dans une situation plutôt confortable, puisque les experts considèrent que les collectivités locales présentent une situation financière à risque au-delà de 8 ans de ratio de désendettement. L'occasion pour Jean-François Debat de se situer sur le terrain électoral. « Certes, il y a dix ans l'endettement était moindre, mais il y a dix ans on ne faisait rien donc on n'avait pas besoin de s'endetter ».

Des engagements tenus

Bataille électorale mise à part, les Rhônalpins pourront se féliciter de voir les engagements d'une collectivité respectés. En effet, 97 % des politiques votées l'an dernier par le Conseil Régional ont été réalisées, comme en 2013 d'ailleurs. En revanche  les dépenses de fonctionnement continuent de progresser (+1,9 %), même si la hausse est contenue (3,1 % en 2013). Concernant les perspectives, elles sont bien évidemment à envisager à l'échelle de la grande région. Le vote du budget est ainsi repoussé à fin mai, mais l'exécutif Rhônalpin en place estime d'ores et déjà qu'il est en capacité de maintenir l'effort d'investissement au même niveau l'an prochain.

Auvergne et Rhône-Alpes en assemblée commune

Le futur budget comme d'autres dossiers devrait s'inviter au menu de la première réunion commune au programme des deux assemblées le 29 juin. En marge de la session ordinaire que tiendra chaque conseil régional dans ses locaux, deux heures seront consacrées à une réunion conjointe au cours de laquelle chaque groupe politique disposera d'un temps de parole. Une première qui fait dire à Jean-Jack Queyranne que Rhône-Alpes et Auvergne sont «les régions les plus en avance dans le processus de fusion ».

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