Le groupe de mode enfantine Kidiliz placé en redressement judiciaire

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Les marques Z, Catimini, Absorba, Kenzo Kids et 3 Pommes sont notamment regroupées sous la bannière du groupe de mode enfantine, Kidiliz.
Les marques Z, Catimini, Absorba, Kenzo Kids et 3 Pommes sont notamment regroupées sous la bannière du groupe de mode enfantine, Kidiliz. (Crédits : DR)
Le groupe de mode enfantine, créé en 1962 à Saint-Chamond (Loire) par Roger Zannier, est en difficulté. Il vient d’être placé en redressement judiciaire.

Après Camaieu, Naf Naf, André, la Halle etc... Le groupe Kilidiz (ex-groupe Zannier) a lui aussi été placé, ce jeudi 10 septembre, en redressement judiciaire. A la tête d'une dizaine de marques enfantines (Z, Catimini, Absorba, Kenzo Kids, 3 Pommes etc), l'entreprise fondée en 1962 à Saint-Chamond dans la Loire doit faire face à un effondrement de son chiffre d'affaires.

Son nouveau PDG, Patrick Puy, spécialiste du retournement appelé à la rescousse au début de l'été, s'est exprimé auprès de l'AFP : "Les résultats à prévoir sont catastrophiques puisque le chiffre d'affaires va passer cette année à 260 millions d'euros. La situation est financièrement insupportable". Plusieurs dizaines de millions d'euros de pertes sont ainsi attendues sur cet exercice, puisque son chiffre d'affaires atteignait les 360 millions d'euros en 2019.

Une reprise en 2018 sous bannière chinoise

Kidiliz avait été cédé en 2018 au Chinois Semir. Ensemble, ils constituent le numéro 2 mondial de la mode enfantine. "Nos atouts sont très complémentaires. Des synergies existent dans les domaines de l'accès aux marchés et des approvisionnements au niveau mondial", se réjouissait alors le Chinois Sam Qiu, président de Semir. Une union qui ne semble néanmoins pas avoir porté des fruits suffisants, la crise du Covid n'expliquant pas tout.

"Le groupe a été géré de manière un peu sous-optimale jusqu'à sa cession à Semir qui, depuis, n'a pas fait grand-chose pour en améliorer le fonctionnement", a ainsi commenté Patrick Puy. Une restructuration avait été engagée mais nécessitait que Semir injecte 30 millions d'euros, ce qu'il a refusé, bloquant ainsi l'obtention d'un prêt garanti par l'Etat de 50 millions d'euros.

Les 1600 salariés du groupe devraient être fixés sur leur sort d'ici à la fin de l'année, en fonction de l'intérêt d'éventuels repreneurs.

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