Boostheat vise la bourse pour doper la commercialisation de sa chaudière

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(Crédits : DR)
Le groupe industriel basé à Vénissieux, qui lance actuellement la commercialisation de sa chaudière à gaz "nouvelle génération", vient d'obtenir l'approbation par l'AMF de son document d'enregistrement en vue d'une introduction en bourse. Objectif : financer un ambitieux plan de route stratégique en Europe.

Boostheat veut s'introduire en bourse pour accompagner la conquête du marché européen de sa chaudière à gaz "nouvelle génération" qui permet de diviser jusqu'à deux fois la consommation d'énergies et les émissions de Co2.

Le groupe industriel de 96 collaborateurs, installé à Vénissieux, vient de recevoir l'approbation de son document d'enregistrement par l'Autorité des marchés financiers (AMF) en vue d'une introduction en bourse sur le marché Euronext.

"Notre roadmap est ambitieuse et prévoit une internationalisation croissante pour faire de Boostheat un acteur européen incontournable de la transition énergétique. En plus de nous donner de nouveaux moyens financiers (le montant espéré lors de l'introduction n'est pas encore fixé, NDLR), nous estimons que la bourse est un moyen de positionner l'entreprise comme un acteur de référence, en nous apportant de la notoriété", commente Luc Jacquet, le directeur général et co-fondateur de Boostheat.

Une arrivée sur Euronext Paris qui pourrait être effective "dans quelques semaines voire de quelques mois" selon le dirigeant.

"La date d'introduction va dépendre notamment des conditions du marché et de sa capacité à accueillir une nouvelle entreprise. La situation macro-économique n'est pas simple actuellement. La preuve, c'est qu'une seule entreprise française s'est introduite en bourse depuis le début de l'année", rapporte Luc Jacquet.

Objectif : 4500 chaudières vendus par an dans trois ans

Boostheat frappe à la porte de la bourse en parallèle du lancement de la commercialisation de sa chaudière thermodynamique à énergies renouvelables, basée sur une technologie innovante de compression thermique. Son marché cible : la rénovation de la maison individuelle ainsi que du petit collectif et du tertaire dans ses trois pays prioritaires - France, Suisse et Allemagne où le groupe a ouvert une filiale commerciale.

A ce jour, Boostheat annonce l'enregistrement de 124 commandes de chaudières, avec l'ambition d'atteindre 200 ventes d'ici à la fin de l'année. Les premières installations - et donc les premières facturations - sont programmées pour début 2020. Avant une accélération attendue du déploiement commercial.

"Nous visons, dans les trois ans, un objectif de commandes d'environ 4500 chaudières par an, ce qui correspond au seuil pour atteindre l'équilibre financier", précise le directeur général et co-fondateur de Boostheat.

Alors que plus 230 000 chaudières sont à remplacer chaque années en France, en Suisse et en Allemagne, soit un marché global de 3,3 milliards d'euros par an, Boostheat entend prendre plus de 5% de parts de marché à horizon 5 ans dans chacun de ses pays cibles.

Une production internalisée

Installé depuis 2016 sur l'ancien site Bosch de Vénissieux, Boostheat a inauguré, en fin d'année dernière, une ligne de production automatisée conçue pour assembler jusqu'à 20 000 chaudières par an.

"La capacité de notre site de production pourrait être portée jusqu'à 50 000 chaudières par an avec des investissements additionnels limités", poursuit Luc Jacquet.

Lorsqu'elle aura pris ses marques sur ses trois premiers marchés cibles, la PME industrielle projette d'ores et déjà d'étendre son activité commerciale à d'autres pays d'Europe. La société prévoit également de mettre sur le marché, à l'horizon 2022, un produit de plus grande capacité pour des besoins allant de 50 à 150 kW.

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