[Crise de l'eau 5/5]  :  GUS, le potager personnel peu gourmand en eau

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(Crédits : DR)
À l'heure où la ressource en eau devient de plus en rare, et qu'il devient urgent de l'économiser, La Tribune vous propose chaque semaine durant l'été le portrait d'une startup qui fait de cette contrainte une opportunité. Dernier épisode avec le haut savoyard GUS qui a mis au point un système de culture hors-sol par ultrasons, peu gourmand en ressources.

Il a fallu sept ans à Gérard Varesano, un ingénieur à la retraite, pour mettre au point son bac de culture basé sur la technologie de l'ultraponie, une nouvelle technique de culture hors-sol basée sur la diffusion d'une solution nutritive par brumisation déclenchée par des ultrasons.

"Le système transforme l'eau et les solutions nutritives en un brouillard très fin, de l'ordre de 5 microns. Cela permet aux racines d'absorber ces éléments dans leur intégralité, sans aucune perte", avance Gabriel Varesano, le cofondateur de l'entreprise avec son frère et David Reignier.

Associé à un boitier numérique qui contrôle 24 heures sur 24 le processus de croissance, l'ensemble permet de raccourcir les cycles de croissance de 20 à 30 % et d'augmenter la productivité de 20 à 30 % et ainsi réaliser 3 à 4 récoltes par an, selon ses inventeurs.

Un système peu gourmand en ressources

Autres avantages de la culture hors sol ultraponique : être un système de production globalement économe.

"Il ne produit aucun déchet, nécessite 90% d'eau en moins qu'un système traditionnel, seulement 0,0357 kWh d'électricité, aucun arrosage, ni pesticide puisque les bactéries ou les moisissures sont aseptisés par les ultrasons", vente l'actionnaire principal de la startup.

Pour faire connaître son système, les hauts-savoyards ont concentré leur technologie sous brevets, en Europe, aux États-Unis et au Canada, dans un potager personnel à destination du grand public permettant de faire pousser plantes aromatiques, légumes, fruits et fleurs.

Pour le moment uniquement disponible en ligne, la startup cherche à commercialiser son GUS via des distributeurs spécialisés. Elle étudie actuellement des accords de commercialisation avec des - une grande chaîne du bio de vente en ligne serait sur les rangs - en France, comme en Espagne.

 Avec la crise de l'eau actuelle, ses fondateurs estiment que "les débouchés sont très importants". Ils sont entrés en phase de levée de fonds (montant non communiqué) pour y répondre.

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