BMES dans la course à l’innovation d’un air plus pur

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(Crédits : BMES)
BMES est spécialiste des unités de traitement de l’eau et de traitement de l’air par rayonnement UV et par procédés d'oxydation avancée (POA), du labo R&D à la mise en fonction sur le terrain. La jeune entreprise se démarque par des produits innovants, diffusés pour l’instant sur le marché français. Prochaine étape ? Trouver les partenaires pour lancer Homewave, un appareil traitant les pollutions chimiques de l’air, et le proposer à l’international sans perdre son exclusivité technologique.

Respirer un air plus pur ? L'idée parle dès que l'on évoque les pics de pollutions atmosphériques récurrentes dans nos métropoles. C'est de là que vient l'inspiration pour le Home Wave, un appareil qui agite les neurones des chercheurs dans les labos de la société BMES - « Bio Médicale Ecologiques Solutions » (chiffre d'affaires 415 000 euros).

La startup présentait ses technologies sur le salon Pollutec cette semaine. Après avoir conçu et réalisé, depuis sa création, en 2009, des unités de traitement de l'eau et de l'air par rayonnement UV et par procédés d'oxydation avancée (POA), la jeune entreprise nourrit sa raison d'être de départ, développer de nouvelles technologies pour le traitement des pollutions dans l'eau et l'air. « Notre premier client a été le CEA de Grenoble qui nous a suivis rapidement et nous a permis de démarrer l'activité industrielle et la partie recherche et développement », raconte Didier Chavanon, directeur et fondateur de BMES.

Des programmes collaboratifs

Depuis janvier 2014, l'entreprise - avec son laboratoire, son atelier de fabrication et ses bureaux, a déménagé sur la « plateforme des procédés innovants » Axel'One du pôle de compétitivité Axelera, à Solaize, près de Lyon. Les programmes collaboratifs, avec des universités et des laboratoires, se sont multipliés pour avancer vers des procédés permettant notamment l'oxydation avancée.

En cinq ans, l'équipe de BMES est passée de deux à six âmes. « Nous avons délogé des chercheurs du CNRS qui nous ont permis de densifier les compétences et de franchir un cap en termes d'innovation », poursuit l'employeur. Les unités de dépollution produites par la jeune entreprise seraient « sans concurrence », trouvant leur place sur le marché français. Avec quels atouts ? « La rapidité et l'efficacité de traitement », répond Didier Chavanon.

Nettoyer un wagon de fret avec de l'eau en circuit fermé

Quant aux clients ? Il s'agirait à 80% d'industriels, pour le traitement de leurs effluents, et de particuliers pour un usage domestique. Des exemples de solutions proposées ? Le nettoyage des wagons de fret, parfois chargés de produits toxiques, se déroule avec une eau traitée en circuit fermé alors qu'elle était rejetée polluée. Un client de l'industrie chimique pour l'agriculture devait incinérer ses eaux sales alors qu'elle peut, après traitement, les rejeter en station d'épuration.

La carte se joue en ce moment pour BMES sur l'unité baptisée Homewave, un appareil à l'allure d'une pile (voir photo). Sa vocation ? Elle prend les pollutions chimiques de l'air, des micro-organismes, et les oxyde pour obtenir un air sain et propre à la sortie. « Il y a cinq ans, le client n'était pas prêt, peu sensible à la question. Maintenant, les particules fines sont visibles. Les utilisateurs seront les particuliers immunodépressifs, c'est-à-dire les personnes âgées et fragiles au niveau respiratoire, les acteurs médicaux pour les salles d'attente par exemple. 15% de la population serait concernée et au moins 3% serait très gênée par ces pollutions. Sur 70 millions d'habitants, faites le compte », lance l'entrepreneur qui aimerait pouvoir porter le produit sur le marché sans attendre.

Homewave sortira si les investisseurs sont là

Il prévoit la mise sur le marché du produit en septembre 2015. « La levée de fonds est en cours ; il nous aller le plus vite possible pour garder notre avance technologique. Nous recherchons des partenaires sur l'industrialisation du produit, des investisseurs. Les potentiels de marché sont là. Nous partirons à l'export dès que nous maîtriserons la technologie », lance Didier Chavanon, comme un appel. « Nous participons ces jours-ci au salon Pollutec (ndlr, à Eurexpo, en périphérie de Lyon) pour finir de valider avec les industriels que nous sommes dans le bon chemin. Car nous pouvons encore imaginer des adaptations », partage l'entrepreneur, bien assis entre son profil technique d'électronicien, et celui commercial, développé plus tard en école.

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