Fonctionnaires, ça suffit !

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(Crédits : Laurent Cerino/Acteurs de l'Economie)
A vouloir défendre sans retenue la cause des fonctionnaires, les contempteurs socialistes du plan d'économies qui sera soumis au vote le 29 avril prennent le risque de les stigmatiser un peu plus au sein de l'opinion publique.

Mais quand donc la spirale cessera-t-elle ? Dans son étude publiée le 23 avril, l'INSEE estime à 5 372 600 le nombre de fonctionnaires (hors emplois aidés) en 2012, soit 15 000 de plus qu'en 2011. L'État a fait quelques efforts (suppression de 25 000 postes), mais dans le même temps les collectivités locales gonflaient leurs cohortes de 31 000 collaborateurs et les hôpitaux de 7 500. Le constat est d'autant plus ubuesque que la pyramide des âges confère à ces collectivités une plus grande marge de manœuvre pour contracter les effectifs.

Bien sûr, il est essentiel de savoir regarder la situation sans dogmatisme ni succomber à une analyse grossière et réductrice. D'abord le transfert d'un certain nombre de compétences de l'État vers les collectivités justifie des recrutements, d'autre part la complexe gestion des ressources humaines dans un secteur hospitalier qui ne s'est jamais remis des 35 heures, n'est pas non plus étrangère au phénomène. Et toujours, dans les deux cas, domine l'enjeu de maintenir des services publics à un niveau au moins décent.

Insupportable

Mais que le message est délétère au moment où le gouvernement négocie dans la douleur avec une partie de sa majorité un soutien ferme au plan d'économies de 50 milliards d'euros ! Il est également inaudible dans une France que nombre de citoyens comme d'entreprises traversent tête baissée, sans guère d'horizon ni d'espérance et pourtant sommés de produire des efforts pour nombre d'entre eux insurmontables.

Employeurs et employés précaires peuvent-ils supporter encore longtemps les insupportables régimes spéciaux qui octroient des départs à la retraite à 52 ans ? Peuvent-ils supporter autant moralement que pécuniairement un tel bondissement du corps des fonctionnaires quand une partie de ces recrutements servira finalement à corriger l'impardonnable : l'abrogation du jour de carence ? Institué par le gouvernement Fillon en 2012, ce jour de carence - il est de 3 dans le secteur privé - avait permis, selon certaines études, de faire chuter de 43% dans les collectivités et de 40% dans les hôpitaux le nombre d'arrêts de travail d'une journée.

Faire société

A l'origine de cette supercherie en 2013, une ministre de la Fonction publique, Marylise Lebranchu, finalement illustration de tout ce que la gauche est capable de fomenter contre elle-même, contre ses propres intérêts. Surtout, contre ses racines, son ADN, sa raison d'être.

En effet, jamais peut-être, dans une conjoncture aussi dure, la fonction publique d'État ou territoriale n'a été aussi essentielle. Essentielle en premier lieu pour colmater les brèches d'une société fracturée, compartimentée, inégalitaire, c'est-à-dire pour essayer de maintenir, même friables, un lien et une équité grâce auxquels « la société fait encore société ». C'est d'ailleurs là que réside la substantifique moelle de la fonction publique.

Or rien n'est plus efficace, pour détruire la considération publique pour une caste, que de saisir combien celle-ci bénéficie de conditions devenues « privilèges » de plus en plus inaccessibles ou insupportables. Recrutements pléthoriques, conditions d'emploi uniques, dispositifs de protection sociale inégalés, mais aussi taux d'absentéisme et, empiriquement, insuffisante productivité caractérisent les collectivités locales. Au sein desquelles, d'autre part, est observé un malaise social et humain réel, inhérent à un sentiment élevé de déconsidération et à des moyens ou à des leviers managériaux inadaptés.

Deux France

Mais n'est-ce pas de l'exemplarité des fonctionnaires que dépendent la sanctuarisation de la fonction publique et donc la force de faire « sens commun et altruiste » alors que plus rien ou presque n'y exhorte naturellement ? Parce qu'ils ont une mission d'intérêt général financée par la collectivité, les fonctionnaires ont le devoir d'honorer le privilège. Surtout lorsque le combat fait rage dans « l'autre » France, celle du privé, des demandeurs d'emploi, des précaires, des pauvres, des endettés, ou des « mal nés ».

Bien sûr, la grande majorité de ces fonctionnaires ne déshonore pas ledit privilège. Au contraire, ce que les infirmières accomplissent par exemple au regard de revenus inadaptés à leurs cursus et à leurs responsabilités en témoigne. Mais tout comportement coupable ou toute mesure gouvernementale consolidant les dérives scindent l'opinion publique à leur égard. Ils représentent 20%. Faut-il s'étonner que 73% des Français soutienne la décision de Manuel Valls de geler leur indice de salaires et les effectifs consolidés ? A refuser de traiter la fonction publique avec responsabilité et en considération des 80 autres % de la population, c'est-à-dire simplement avec équité, les députés « frondeurs » retournent contre leur électorat de base tout ce que la grandeur de sa mission mérite.

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Commentaires
a écrit le 13/06/2014 à 10:19 :
90 fonctionnaires pour 1000 habitants en France, 50 en Allemagne ! Tout est dit, non ?
a écrit le 26/04/2014 à 23:40 :
Encore un tissue d'aneries et un degre zero de la reflexion economique dans La Tribune.

Il n'y a pas si longtemps, le Financial Times a publie un article sur l'importance d'avoir des fonctionnaires bien payes et avec un bon systeme de retraite afin que la fonction publique attire suffisamment de talents. A l'heure ou les fonctionnaires francais ont perdu enormement de pouvoir d achat depuis 1981 et ou la remuneration des enseignants est demontree comme un critere essentiel de la performance d'un systeme educatif dans les etudes economiques, il serait bon que les journalistes de la Tribune lisent un peu d'economie. Les journalistes de la BBC, du Financial Times, et de The Economist ont, eux une vraie culture economique. Ils ont lu Stiglitz, Shiller, Friedman et bien d'autres encore. Si les lectures en anglais sont trop difficles pour vous, lisez du Daniel Cohen ou allez sur le site du Cepremap ou de l'IDEI....
a écrit le 25/04/2014 à 17:25 :
Et vous, cher journaliste, combien coûte votre avantage fiscal à l'Etat et donc à nous, contribuables ? A quand votre article dénonçant les avantages de votre caste ? Et les subventions offertes aux titres de presse nationaux et locaux ? En parlez-vous ? Trop facile Monsieur vos propos
a écrit le 25/04/2014 à 16:47 :
Pléthore de moyens ne résout pas l’inadéquation des organismes...et n’apportent que trop rarement plus de résultats...
Et services publics se révèlent trop souvent n’être que des sévices compte tenu qu’une administration initiatrice d’une demande d’un dossier constitué de divers documents administratifs divers et variés, n’est jamais en mesure, même avec les moyens informatiques des 20 dernières années, de le constituer d’elle-même. Et ce directement, en relation avec ses consoeurs, sans avoir à prendre en otage les administrés pour faire son propre travail – ceux-là mêmes qui les paient avec leurs taxes.
Facile pourtant de résoudre ce débat récurrent et stérile sur la confrontation du fonctionnariat et du secteur privé: « mêmes lois, mêmes règles d’application et mêmes droits pour tous les français » (ce qui contrarierait, du coup, la partialité corporatiste si chère aux français)... en fait, c’est comme le mariage pour tous...car là encore, que d’inéquité (confère tous les obstacles opposés aux cadidats au mariage franco-étranger) ; et pourtant...où se trouve (vu le nombre annuel desdits candidats) la mise en péril de la sécurité du territoire ou l’altération de l’unicité culturelle et sociale de la nation ???...
a écrit le 25/04/2014 à 14:14 :
Hormis le secteur hospitalier dans lequel les gens se "démontent" réellement (travaillant tout en manifestant un mouvement de gréve... il n'y a que là où on peut le voir, ce ne sont pas les enseignants qui feraient pareil...) si TOUS les fonctionnaires travaillaient correctement, ne bénéficiaient pas d'avantages (pas sur la feuille de paye et je sais de quoi je parle) de régimes spéciaux, alors là la fonction publique serait respectée par tout un chacun. Mais on est bien loin de cette image idyllique !!!
a écrit le 25/04/2014 à 13:14 :
On vit dans un pays où les fonctionnaires sont dans leur immense majorité compétents, honnêtes et travailleurs. Tout le monde ne peut pas en dire autant.
La question n'est donc pas là. Le vrai scandale : qu'on puisse à la fois être élu du peuple et fonctionnaire. C'est cette exception française, qui fait que les politiques ne prennent que de décisions tordues, qui coûtent bonbon, in fine.
a écrit le 25/04/2014 à 12:17 :
monsieur le journaliste,je suis aide soignante,j ai un travail physique,pas derriere un bureau,je travaille les week ends et jours feries...bientot les patients viendront en hebergement a l hopital, mais se debrouilleront seuls car il n y aura personne pour s occuper d eux!nous sommes rapelles sur nos repos pour s auto remplacer, subissons l agressivité des patients car nous ne repondons pas assez vite!quels privileges,en effet!
a écrit le 25/04/2014 à 11:45 :
Il faudrait peut etre commencer par définir ce que c'est qu'un fonctionnaire. C'est un employé de l'état payé par nos impots pour remplir une fonction bien définie et utile à l'ensemble de la collectivité. Oui il est normal qu'un fonctionnaire responsable soit payé en fonction de la qualité du travail fourni. La fonction publique possède une déontologie permettant d'approcher les normes de qualité, cependant, force est de constater que cette charte de bonne conduite est bien mise à mal par certains fonctionnaires qui se servent de la fonction publique comme une simple couverture d'activité. Le taux d'absentéisme est très important notamment lorsque les beaux jours arrivent. Je connais meme des fonctionnaires qui programmes leurs absence en fonction d'activités annexes, comme en corse par exemple. Alors, que dire de plus, comme dans toutes catégories d'individus il y a des bons, des purs, et il y a aussi des profiteurs et c'est précisément ces derniers qui ternissent l'image de la fonction publique
a écrit le 25/04/2014 à 11:17 :
Fonctionnaire depuis 22 ans maintenant; ayant franchie tous les échelons de mon grade d'infirmière et aujourd'hui en charge de 8 services, je ne compte pas mes heures ni les services rendus même pendant mes congés. Des compressions de personnels, des redéploiements, j'en ai eu à gérer de nombreux, souvent dans la douleur mais aussi avec le comportement responsable de chacun pourvu qu'on explique les choses et les enjeux. Mais beaucoup de choses me choquent, notamment dans ce que l'on appelle "la haute fonction publique " et nos chers élus jamais concerné par "les serrages" de ceinture (prime, retraite après six mois de présence, indemnités et avantages divers)!!! Alors, Messieurs et Mesdames nous gouvernant, balayez devant votre porte!!! L'Etat fera déjà de substantielles économies
a écrit le 25/04/2014 à 9:21 :
Monter les gens qui bossent les uns contre les autres : voilà bien une spécificité de journaliste à la Tribune.
Continuez comme ça : les gens qui spéculent se portent bien.
a écrit le 25/04/2014 à 8:53 :
Merci Privilège et Zibou...
Oui, qu'on nous aligne sur le privé... afin d'avoir des chèques vacances gratuits, un CE qui nous paie des vacances pas cher, les heures supp payées, un plan épargne salariale...
Bon, j'ai préféré la sécurité de l'emploi... si vous voulez faire de même, passez donc des concours (un conseil n'y allez pas les doigts dans le nez)...

Je ne pense pas démérité mon salaire de privilégié qui se monte exactement à 1519,33 € (prime comprise) après 17 ans dans l'éducation nationale (non, je ne suis pas prof !) du 1er janvier au 31 décembre (très facile de déclarer ses revenus).

Quant au jour de carence... nous sommes les premiers à critiquer les "collègues" qui en abusent.... mais comme partout, quand les responsables feront leur boulot, ça ira un peu mieux !

Enfin, pour les privilèges... si suppression il devait y avoir, ce serait bien que ce soit TOUS ! (députés, journalistes, fonctionnaires, intermittents, etc....)
Réponse de le 25/04/2014 à 9:25 :
Cher Stefaan,

Mais combien d'entreprises ont un CE correct (à part EDF et Air France, pas trés privé ça...)? Je vous rappelle que le tissus économique en France c'est plus de 99% de PME. Vous croyez que votre boucher ou la PME du coin avec 30 salaries proposent un CE, des chèques vacances etc?

D'autre part je suis certaine qu'en effet vous ne déméritez pas votre salaire, ou du moins je le souhaite, comme pour tout le monde. Mais il y a des inégalités de traitement criantes entre "Les Fonctionnaires" (car oui, certains sont mieux lotis que d'autres mais on est bien obligé de gérer les choses dans leur globalité) et les salaries du privé, qui, une fois de plus, sont en trés grandes proportions des salariés de PME.
Réponse de le 25/04/2014 à 13:55 :
Si les salariés du privé souhaitent des conditions de travail telles qu'elles existent dans la fonction publique, ils sont tout à fait en mesure de passer les concours ou entretiens pour y entrer.
Pourquoi serait-ce aux entreprises publiques, qui offrent des avantages aux salariés (plus qu'aux actionnaires peut être) de s'aligner sur les conditions de travail du secteur prive et non l'inverse?
Pourquoi niveler par le bas? Les fonctionnaires sont dépourvus de certains avantages qu'ont les salariés du privé, mais ils ont un travail à vie. C'est un choix.Chacun le sien. Il faut cesser de se jalouser les uns les autres.
Réponse de le 29/04/2014 à 19:15 :
Que dire du pourcentage de fonctionnaires qui payent des impôts ?
Faut supprimer le nombre de fonctionnaire et augmenter le nombre de RSA, et le montant du RSA aussi, dans cette logique.
a écrit le 25/04/2014 à 8:51 :
De la même façon qu'on ne peut pas dire "LES gens du privé" ou "LES politiques", on ne peut pas parler DES fonctionnaires. Il y a des centaines de status différents, certains sont certes scandaleusement privilégiés quand d'autres n'en fichent pas une, mais on ne parle que d'eux. Une majorité fait correctement son boulot pour un salaire raboté au maximum, sans aucun avantage particulier autre que la sécurité de l'emploi (qui est certes un gros avantage mais c'est bien souvent le seul).
Réponse de le 29/04/2014 à 19:01 :
d'accord et ne pas oublier que 30 % sont hors statuts (vacataires, contrats précaires...)
a écrit le 25/04/2014 à 8:43 :
je regrette que vous ne parliez pas en plus des "contractuels" qui sont embauchés pour remplacer les "fonctionnaires" et des salaires des contractuels qui ne sont pas des fonctionnaires.........
Réponse de le 25/04/2014 à 14:19 :
ARCHI FAUX !!!
Je l'ai été, je sais de quoi je peux parler !
a écrit le 25/04/2014 à 8:38 :
Je pense que le fait qu'on est fonctionnaire à vie prive les fonctionnaire de tout sens de réalités. Un petit séjour dans le privé remettrait peut être la pendule à l'heure pour eux.
Réponse de le 29/04/2014 à 19:05 :
venez dans une mairie au service du logement par ex, au service social vous "coltinez avec ceux qui attendent quand on ne peut satisfaire, venez voir la misère de près, venez vous faire maltraiter par le public...venez voir ces réalités vécues tous les jours... et à la fin dites moi venez dans le privé il y a du travail partout et pour tous
a écrit le 25/04/2014 à 8:38 :
bonjour,

Moi je suis fonctionnaire et après 10 ans je gagne 1300€ net par mois nous avons une prime de fin d'année de 400 € brute si pas malade. Alors que ces messieurs du gouvernement commence par eux. Depuis 2010 nos indices sont gelés donc pas d'augmentation. Alors arrêter de mettre tous les fonctionnaires dans le même panier car la précarité existe aussi pour certains d'entre nous.
Réponse de le 25/04/2014 à 8:47 :
une prime de 400€ si tu vas bien bosser.... alors que c'est juste normal de se lever et d'aller bosser tous les jours!!!
Réponse de le 25/04/2014 à 14:22 :
Ah ! Ah ! Ah ! Continuez de nous faire rire ainsi ! Vous n'en serez que plus ridicules
a écrit le 25/04/2014 à 8:33 :
Il faut arrêter de tout mélanger et aussi de chercher à se défendre par des arguments élimés et aussi maintes fois ressassés, personne ne peut dire que les fonctionnaires ne travaillent pas ou même faire de comparaison avec un emploi du privé et dans beaucoup de professions il y a des "privilèges", pourquoi pas! Mais la grande injustice se situe au niveau des retraites, âge de départ, prise en compte d'années de travail dans le privé et dans la fonction publique des 6 derniers mois pour calculer le montant des retraites....
Et là dans les commentaires, aucun argument de fonctionnaires pour défendre cet énorme privilège, cette différence de traitement incompréhensible aujourd'hui !!! Alors? Des arguments pour expliquer sinon justifier cette différence de traitement? Le jour où cette "anomalie" sera régularisée peut être qu'il y aura moins d'articles sur les "privilèges" des fonctionnaires!
Réponse de le 25/04/2014 à 11:26 :
Oui, un argument, on est beaucoup moins bien payé que dans le privé. Je suis cadre dans la fonction publique territoriale dans un domaine extrêmement sensible ou je bosse en moyenne 50 h (et régulièrement 60) payées 39. Dans ce cadre, je travaille avec des cadres du privé qui à niveau d’études égal (mais le + souvent inférieur), à niveau d’ancienneté égal ou inférieur, à niveau d’ancienneté égal ou inférieur, gagnent deux fois plus que moi…..
Réponse de le 25/04/2014 à 14:28 :
je suis contractuel de la fonction publique (non fonctionnaire), je bénéficie certes d'une forme de stabilité de l'emploi, mais ma retraite sera calculée comme dans le privé, sur les 25 dernières années et non sur 6 mois... Je gagne 1400€ net par mois, et j'ai galéré 5 ans en CDD à répétition avant d'avoir la possibilité de passer un concours (ardu) in extremis...
a écrit le 25/04/2014 à 8:32 :
Beau travail de terrain, du fond de votre fauteuil club. Vous saviez que depuis mon embauche il y a 5 ans mon salaire de fonctionnaire baisse du fait des réalignements de cotisation pirvé/public. Et le votre M. Lafay, il donne quoi ?
Réponse de le 25/04/2014 à 8:51 :
Voilà maintenant 8ans que mon salaire n'a pas augmenté et même baissé grâce à notre cher Président.... la différence entre toi et moi, c'est q moi je peux perdre mon job alors q toi, tu perds du pouvoir d'achat (j'aimerais bien savoir combien exactement) mais ton salaire tombera tous les mois jusqu'à la fin de ta carrière...
Réponse de le 25/04/2014 à 11:13 :
Je suis entrée à l'éducation nationale en 1981 comme adjoint administratif mon salaire actuelle 1633 euros. A l'heure actuelle grâce au nouveau gouvernement mon salaire a baissé. Alors arrêtez de taper sur les fonctionnaires, il y a des petits fonctionnaires comme nous et les gros fonctionnaires. Nous les petits n'avons plus aucun avantage car nous devons aussi cotisé 42 années
Réponse de le 25/04/2014 à 16:20 :
A le_ness

Excuse moi d'avoir passer des concours afin d'arriver à ce pourquoi je me suis défoncé pendant 8 ans d'études. Mais là encore, tu vas me trouver privilégié. Si c'est le cas, n'hésite pas, il y a encore quelques postes de fonctionnaires remplacés ouverts aux concours cette année. Mais grâce à ta capacité à chercher le coupable ailleurs, comme on te le demande, peut-être plus pour longtemps, hâte-toi.. Pour ce qui est de ma fin de carrière, on en recause quand 6 à 7 gouvernements seront passés par là, Nostradamus.
a écrit le 25/04/2014 à 8:13 :
Pour info l'accès à la fonction publique se fait par concours...n 'hésitez pas à le passer ( et le réussir) et vous pourrez alors gouter auxdits privilèges...
Mais attention si vous ne disposez pas d'un bon de sens du service publique, la désillusion risque d'être très grande.
Perso je ne suis pas contre un jour de carence en cas d'arrêt maladie mais dans ce cas il doit s'appliquer à tout le monde...dans le privé il est de 3 jours mais généralement ils sont pris en charge par la mutuelle; ce qui n’existe pas dans la fonction publique...
Réponse de le 25/04/2014 à 8:28 :
la justice c'est les fonctionnaires au meme stetut que dans le privé ,avec le risque de chomage' memes cotisations et meme calcul pour les retraites
Réponse de le 25/04/2014 à 8:41 :
J espère le même salaire alors ...
Réponse de le 25/04/2014 à 8:45 :
on la paie tous les mois cette mutuelle, très cher Privilège
a écrit le 25/04/2014 à 8:07 :
Et si on supprimait aussi les niches fiscales des journalistes? Un autre privilège disparaitrait aussi...
Réponse de le 25/04/2014 à 8:52 :
bien d'accord!!!
a écrit le 25/04/2014 à 8:05 :
On n'est pourtant pas le 1er avril. C'est quoi cette analyse à 2 balles ?
a écrit le 25/04/2014 à 8:05 :
t
a écrit le 25/04/2014 à 8:01 :
Quelle vision archaïque, des arguments maintes fois ressassés. Ce dogmatisme qui consiste à croire que les fonctionnaires sont des fainéants sur-payés et que c'est la raison du déclin de la France est absurde. Pour moi cet article n'est qu'un marronnier qui permet à l'auteur de gagner un peu d'argent sans trop forcer. Aller M. Lafay je suis sur que vous pouvez faire mieux, et trouver les vrais raison de la crise actuelle.
a écrit le 25/04/2014 à 8:01 :
je suis atterrée de lire ça ... moi aussi je suis fonctionnaire, après de longues études universitaires (bac +5), une prépa d'une année, la réussite à un concours (dont le taux de réussite était de l'ordre de 12%) et 18 mois passés dans une école nationale quelque part en France, je gagne à peine 2000 euros par mois (après 9 ans d'expérience). Je n'ai aucun avantage (aucun avantage en nature, pas de ticket resto, pas de comité d'entreprise, pas de complémentaire santé, pas de cantine ...) hormis la sécurité de l'emploi (si vous la voulez, passez les concours, ils sont ouverts à tous). si je compare les avantages dont bénéficie mon époux cadre dans le privé, c'est à mourir de rire ... et je tiens à préciser concernant les 3 jours de carence du privé qu'un grand nombre d'entreprises du privé "compensent" cette carence, mon mari ne perd rien pour un jour de maladie. mes conditions de travail sont difficiles, on est bien loin croyez moi du fonctionnaire qui rentre le soir les chaussures tachées de café ... je suis fonctionnaire mais on attend de moi la même productivité et compétitivité que dans le privé ... alors oui peut être que certains "hauts fonctionnaires", ceux les plus proches de Dieu et de ses Saints bénéficient d'avantages à faire rougir la france entière mais il y a en france des millions de fonctionnaires qui comme moi en ont assez de cette stigmatisation ...
Réponse de le 25/04/2014 à 8:09 :
Merci pour votre commentaire. Moi aussi je suis atterré.
Réponse de le 25/04/2014 à 8:10 :
Oui alignés - nous sur le privé qu' on me paye mes heures supplémentaires, que mon salaire soit aligné à compétences égales (+25% d'après les études), qu'on me donne droit aux tickets restaurant, oui alignons- nous !
Réponse de le 25/04/2014 à 8:38 :
pour l'égalité il faut mettre les fonctionnaires au meme statut que le privé avec risque du chomage , meme calcul pour les retraites,3 jour de carence comme 80% des travailleurs du privé qui non aucune compensation,
Meme convention collective
un ancien représentant syndical CGT
Réponse de le 25/04/2014 à 14:30 :
Décidément, vous êtes plus comiques tous ceux qui "souffrent" de votre condition dans l'administration que ceux qu'on qualifie de "comiques professionnels". Exit les Robin, Dubosc, Gad ou autres ! Vous êtes impayables !!! Mais je persiste à croire (et je sais de quoi je parle moi aussi) que vous faites parmie des exceptions qui n'ont pas tout compris des avantages de la fonction publique, ce qui met tant en colère tous ceux qui comme moi sont outrés par votre manque de réalisme, pour ne pas dire plus
a écrit le 25/04/2014 à 7:46 :
Enfin un article réaliste! Merci
a écrit le 25/04/2014 à 7:43 :
Arrêtez de mette tous les fonctionnaires dans le même sac ! c'est honteux ! je suis fonctionnaire depuis 15 ans en hospitalier et les conditions de travail ne sont guère reluisantes ! tout comme nos salaires ! je me demande bien comment sont faits les sondages car je suis loin des salaires évoqués !! il faudrait surtout que le privilège des congés bonifiés cessent là est le scandale ainsi que le salaire des hauts fonctionnaires qui se statue bien souvent au double des autres voir au triple !! là est la vérité ! en tant que secrétaire médicale à 57 ans, mon salaire tourne autour de 1650 euros net par mois, pas de quoi se glorifier .. alors le point est gelé depuis 2010 déjà sous l'ancien président !!
Réponse de le 30/04/2014 à 11:20 :
Dominique Voynet vient d'etre nommée inspecteur général des affaire sociale, avec un traitement annuel de 100 k€. Vous voyez bien que si on est compétent, un fonctionnaire peut vivre correctement !

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