A480 : le référé-suspensif de la Frapna rejeté

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(Crédits : DR)
Alors que deux nouveaux recours avaient été déposés le 13 mai dernier par la FRAPNA Isère au Tribunal administratif de Grenoble contre le projet d’élargissement routier de l’A480, l’étude du premier référé-suspension vient d’être rejeté par le Tribunal Administratif de Grenoble. Mais l’étude du dossier sur le fond se poursuit.

C'est une première déconvenue pour la Frapna, qui avait déposé il y a quelques jours deux recours devant le Tribunal administratif de Grenoble concernant le chantier de l'A480.

Sa demande de référé, concernant l'annulation de l'arrêté préfectoral d'autorisation environnementale pris le 14 janvier 2019 par la Préfecture de l'Isère, vient finalement d'être rejetée par le Tribunal ce vendredi 7 juin. Ce recours visait à demander une suspension des travaux jusqu'à l'étude sur le fond du dossier, qui demeure maintenue.

Un second recours dirigé à l'encontre de la société AREA par la Frapna Isère pour "défrichement illégal" demeure également à l'étude sur le fond, de même qu'une première demande déposée par un collectif de quatre citoyens en décembre dernier, qui avait requis une annulation de la déclaration d'utilité publique (DUP) nécessaire au projet, et dont le premier référé-suspensif avait lui aussi été rejeté.

La Frapna dénonçait quant à elle des défrichements excessifs, et souhaitait notamment une meilleure prise en compte des écosystèmes impactés par les travaux ainsi que la prise en compte des effets environnementaux cumulés avec d'autres projets, comme celui le plan de gestion des digues réalisés par EDF.

Des travaux qui se poursuivront

Le préfet de l'Isère a annoncé par voie de communiqué avoir pris connaissance de cette ordonnance, qui "confirme le sens de la décision du tribunal administratif du 1er mars 2019, rejetant le précédent recours en référé de la FRAPNA contre la déclaration d'utilité publique relative aux travaux d'aménagement de l'A480 et de l'échangeur du Rondeau".

Et d'ajouter que ce projet majeur pourra donc d'après lui "se poursuivre selon le calendrier prévu" et "impliquera, à terme, moins de bouchons, moins de pollution et moins de bruit pour tous, et donc une meilleure qualité de vie au quotidien pour les Grenoblois et les Isérois".

Le projet de l'élargissement de l'A480, dont les travaux devraient s'échelonner sur trois ans pour une enveloppe de 300 millions d'euros, prévoit un passage de deux à trois voies, tout en réduisant la vitesse de 90 km/h à 70 Km/h.

Mi-janvier, un collectif de 135 scientifiques dont des chercheurs grenoblois, avaient appelé à reconsidérer ce dossier, en rappelant que "les projections pour le XXIe siècle laissent augurer une intensification des situations caniculaires et des modifications profondes de l'environnement dans et autour de la ville".

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