Nano 2022 en phase décollage à Crolles

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(Crédits : DR/Ulis)
Après plusieurs mois d’attente, le projet Nano 2022 a été officiellement lancé par Bruno Le Maire lors d’une visite qui s’est déroulée ce vendredi en Isère. Le ministre de l’Economie et des Finances a choisi les locaux de STMicroelectronics, situés à Crolles, pour donner le coup d’envoi de ce programme public-privé d’envergure nationale, qui espère générer près de 5 milliards d’euros d’investissements au sein de l’industrie électronique française d’ici 2022.

Article publié le 15.03.2019 à 8:31, mis à jour à 19:00

Successeur direct du programme Nano 2017, le plan Nano 2022, est désormais sorti de l'ombre, comme nous l'avions déjà annoncé il y a plusieurs semaines.

Lors de sa venue à Crolles (Isère) ce vendredi 15 mars, le ministre de l'Economie et des Finances, Bruno Le Maire, a d'abord confirmé le versement d'une aide, promise par le Président de la République, à hauteur de 886,5 millions d'euros à l'égard de la filière, sur un total de plus d'1 milliard d'euros d'aides publiques mobilisées.

Cette dernière sera complétée par des subventions, provenant des collectivités territoriales et de la Commission européenne. A ce titre, la Région Auvergne Rhône-Alpes avait déjà surpris ses partenaires à l'hiver dernier en annonçant unilatéralement l'attribution d'une enveloppe de 35 millions d'euros à l'égard de ce programme stratégique public-privé. "La mobilisation des collectivités territoriales autour du projet, ainsi que les contributions de la Commission européenne à travers le mécanisme Ecsel de soutien aux projets collaboratifs, devraient y apporter plus de 200 M€ de financements publics supplémentaires", a rappelé l'Etat, par voie de communiqué.

Lire aussi : Microélectronique : le plan Nano 2022 sur les rails

Des impacts chiffrés au niveau local

Les industriels de la filière se sont eux aussi engagés à mettre la main à la poche pour atteindre la somme globale de 5 milliards d'euros en matière de travaux et d'investissements. Alors que la région grenobloise héberge un certain nombre de ces acteurs (STMicroelectronics, Soitec, Sofradir-Ulis ou le CEA-LETI), plusieurs ont dévoilé à cette occasion leurs ambitions.

Jean-Marc Chéry, président du directoire et directeur général de STMicroelectronics, a notamment estimé que les efforts à venir dans le cadre des projets soutenus par Nano2022 mobiliseront près de 5600 temps plein au sein du groupe sur les 5 années du pogramme, "soit l'équivalent de plus de 1100 personnes hautement qualifiées travaillant sur les différents projets de R&D et de pré-industrialisation. ST continue également à renforcer ses compétences, notamment en France et en Italie pour soutenir sa stratégie de croissance".

Pour Christophe Malleville, vice-président exécutif et responsable de la BU Digital Electronics de Soitec, ce plan représente d'importants investissements sur son site de Bernin, en...

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