TOS : La poudrière

 |   |  281  mots
(Crédits : Acteurs de l'Economie)
Dans le cadre des nouveaux dispositifs de décentralisation, les Régions se voient confier la gestion des agents Techniciens Ouvriers de Maintenance (TOS) affectés aux lycées.

Au total en Rhône-Alpes : 4900 nouveaux collaborateurs, qui s'ajoutent brutalement aux 1200 de la Région - ils étaient 900 en 2004 -. Anne-Marie Comparini prophétise « un choc culturel » et un « défi managérial ». Selon l'ancienne présidente, l'irruption d'un tel contingent aux profils, aux compétences, aux métiers « très éloignés » de ceux du personnel « maison », promet d'importantes difficultés en terme de gestion des ressources humaines. « La Région, qui emploie une grande majorité de salariés de catégorie A ou B, dotés de formations élevées et d'un haut niveau d'ensemble, n'est ni préparée ni équipée pour accueillir ce public de catégorie C dont l'intégration est, dans un premier temps, source de déséquilibre au sein du corps social, et nécessitera de la part des élus un grand doigté. Il s'agit d'une poudrière ». En ébullition, au moment où s'engagent les négociations pour harmoniser leur régime indemnitaire sur celui de leurs homologues de la Région. Auparavant rattachés à l'Education Nationale, formatés dans des règles de dialogue social distinctes de celles qui prévalent dans les collectivités locales, ces « nouveaux venus » accusent un retard de rémunération annuelle, selon Jacques Minnaert et Laurent Malnoé (CFDT Région Rhône-Alpes), de « 3000 euros ». Le nécessaire rattrapage sera significatif au plan budgétaire - environ 12 millions d'euros, selon la CGT -, et augure d'âpres joutes avec une direction qui refuse l'alignement.  « Elle fait le pari qu'il sera difficile de mobiliser les troupes. Elle se trompe lourdement. L'intersyndicale est unie, et nous sommes déterminés à aller au clash », prévient Henri Toffolo (CGT).  

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :