Entrée en maçonnerie : « Une rencontre amoureuse »

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(Crédits : Fotolia)
Plongée dans le monde des maçons, pour disséquer « de l'intérieur » ce qu'ils sont, ce qu'ils poursuivent, ce qu'ils (s') apportent.

« On touche à l'intimité et à la pudeur de l'être » explique Georges Combe, auteur du film « Voyage en franc-maçonnerie, Lyon et l'Europe ». S'engager dans la maçonnerie épouse des caractéristiques comparables à celles d'une « rencontre amoureuse » : on doit se fier à son instinct, à son cœur, et accepter de serpenter dans l'obscurité, l'inconnu, à la manière du patient qui ouvre la porte du psychanalyste. Cette situation déstabilisante implique de « faire confiance », ce qui tend à relever de l'exploit dans une société « où l'on ne sait plus acheter sans voir ». Maçon, c'est « une façon d'être et de se comporter » uniformément dans et hors du temple. « Le frère exerce chacune de ses responsabilités dans le monde profane en fonction de ses idéaux maçonniques. Il est donc maçon 24h/24 » explique Nicolas, professeur d'université. Au risque d'aborder un masque schizophrénique, sculpté par les devoirs ou les obligations de discrétion sur la partie maçonne de son identité. « Je suis tel un cosmonaute qui pose le pied sur la Lune : parfois je suis sur une autre planète, mais je suis le même homme » résume Pierre, industriel. 
Le maçon, scrupuleux de l'ordre, engage un parcours...

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