Pourquoi Merial (Sanofi) passe dans le giron de l’allemand Boehringer

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(Crédits : merial)
Sanofi a finalisé la vente de sa filiale santé animale Merial à l'allemand Boheringer Ingelheim. Cette transaction s'est faite, en partie, dans le cadre d'un échange d'actifs. La firme française reprend l'activité santé grand public de BI. Si le nom Merial ainsi que les fonctions supports pourraient être menacées en région Auvergne Rhône-Alpes, aucun danger ne devrait peser sur les activités industrielles et de R&D dans l'agglomération lyonnaise et en France, assure un observateur. Décryptage.

C'est fait. Merial a quitté Sanofi pour l'allemand Boehringer Ingelheim (BI), le 1er janvier 2017. Un processus qui a duré un an puisque les pourparlers entre ces deux parties avaient été annoncés en décembre 2015. En s'offrant les activités santé animal du groupe pharmaceutique tricolore, la firme germanique devient le numéro deux mondial du métier, derrière l'américain Zoetis. Il cumulerait ainsi un chiffre d'affaires pro-forma 2015 de 3,8 milliards d'euros selon des estimations datant d'il y a un an. Un montant largement abondé par Merial qui, en tant que numéro trois mondial, a publié 2,5 milliards de ventes consolidées en 2015.

Feu vert des régulateurs

Toutefois, et sur demande des autorités de la concurrence, BI s'est engagé à procéder à des cessions de produits et des technologies afférentes. Pour recevoir le feu vert de la Commission européenne (9 novembre 2016), il a conclu un accord pour céder à CEVA Santé animale, basé en Gironde, un certain nombre de vaccins et substances pharmaceutiques de Merial, développés ou en cours de développement.

Aux Etats-Unis, la Commission fédérale du commerce a accepté l'opération le 29 décembre dernier après que le groupe allemand eut...

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Commentaires
a écrit le 01/03/2017 à 10:19 :
La raison du repreneur étant particulièrement connotée géographiquement (Ingelheim-am-Rhein), il est quasiment certain que les décisions se prendront dorénavant outre-Rhin et que les décisionnaires, le siège de cette activité santé animale y migreront aussi. Au demeurant, l'instabilité politique et fiscale qui s'annonce et perdure ici ne milite pas non plus en faveur du maintien de tels sièges d'activités à vocation mondiale en France.

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