Quand l'homme revendique (aussi) le droit à l'égalité

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(Crédits : Reuters)
Les hommes donnent tout à leur vie professionnelle, les femmes privilégient la famille et la vie personnelle. Cette vision traditionnelle ne résiste pas aux nouvelles réalités. Les rôles commencent à être contestés et une parole masculine émerge : l'homme ne veut plus sacrifier sa vie personnelle. L'omerta se brise et bouscule l'organisation du monde du travail.

Cette omerta, c'est un peu lui qui l'a brisée : Antoine de Gabrielli dirige Companieros, entreprise de formation dédiée aux grands enjeux managériaux. Travaillant sur la thématique de l'égalité professionnelle homme-femme, il soupçonne bien des non-dits et commence à réunir de façon informelle des hommes pour parler sans façon dans un bar. Et ils se lâchent : « Je réussis professionnellement, mais c'est au détriment de ma vie familiale, de ma vie personnelle : j'ai vraiment rencontré des hommes en souffrance. « Sacrifice », « frustration », voilà les mots entendus le plus souvent. » Mais des mots interdits dans le monde du travail. Alors, pour faire évoluer les esprits, il crée l'association Mercredi-c-papa et va plus loin à partir de juin 2013, en initiant des réseaux d'hommes, les Happy Men.

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