Ingénieurs, l'exemple français

 |  | 1653 mots
Lecture 9 min.
(Crédits : Fotolia)
Réussite quasi assurée une fois le cursus intégré et situation de plein emploi : le métier d’ingénieur a encore de beaux jours devant lui. Focus sur les spécificités du modèle hexagonal plébiscité par les entreprises aussi bien françaises que chinoises ou américaines.

A l'échelle nationale, un peu plus de 100 000 recrutements d'ingénieurs sont comptabilisés chaque année, révèle l'enquête IESF 2015 (Ingénieurs et Scientifiques de France), organe représentatif de la profession. Le taux de chômage chez les ingénieurs est près de trois fois inférieur à celui de la population active globale. Les jeunes diplômés n'ont aucun mal à être embauchés.

Quelques mois après l'obtention du parchemin, plus de 80 % d'entre eux bénéficient d'un emploi. Le chômage demeure aux alentours de 2 % pour les promotions sorties entre 1995 et 2010. Exemple parmi tant d'autres, au sein de Grenoble INP, 98 % des diplômés sont embauchés au plus tard six mois après l'obtention de leur diplôme.

« Les taux d'employabilité, quelle que soit la structure de formation, avoisinent les 100 % », se réjouit Frank Debouck, directeur de l'École Centrale de Lyon.

Au niveau de l'entreprise, grâce à la diversité des métiers d'ingénieur et en dépit de certains déséquilibres sectoriels, plus de la moitié des embauches se réalisent sans difficultés particulières. Le marché de l'emploi est donc plutôt favorable aux ingénieurs, les jeunes diplômés sont embauchés très rapidement et la population des ingénieurs est en situation de plein emploi. Ce qui peut apparaître comme des indicateurs positifs ne révèle-t-il pas implicitement les tensions existant sur le marché de l'emploi des ingénieurs ?

Tensions et pénurie ?

Globalement, il n'existe pas de tensions sur le marché du travail des ingénieurs. Nombre de chefs d'entreprises, notamment dans le secteur du numérique, confient toutefois des difficultés à recruter des candidats. Trop peu d'ingénieurs sont-ils formés en France ?

« Nous parvenons assez bien, en tant que structure de formation, à anticiper les besoins de l'entreprise et à « produire » davantage d'ingénieurs. Cela dit, il nous faut toujours être prudents et ne pas dépasser certains paliers, de manière à ne pas inverser les tensions et les...

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :