La seule option de dévaluation est fiscale

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(Crédits : Xerfi Canal TV)
Depuis la monnaie unique, les pays membres de la zone euro ont perdu la possibilité de dévaluer leur monnaie. Pour la France, l'option de dévaluation qui demeure est fiscale, illustrée par le CICE. Mais l'utilisation de cet outil n'apporte que des résultats transitoires. Pour être pérenne, il doit être accompagné de réformes structurelles. Gilbert Cette interviendra lors des Journées de l'économie à Lyon, dont La Tribune et Acteurs de l'économie sont partenaires, les 13 et 14 novembre.

La France a une longue expérience des dévaluations. Durant les décennies 1970 et 1980, elle pratiquait épisodiquement les dévaluations monétaires. L'objectif était toujours le même : une remise à zéro des compteurs de la compétitivité. Chaque dévaluation était aussitôt suivie d'une dérive des coûts salariaux et des prix supérieure à celle de nos partenaires, dont l'Allemagne, cette dérive étant elle-même alimentée par l'augmentation des prix liée à la dévaluation et aux indexations des salaires sur les prix. La dernière dévaluation du franc français eu lieu le 11 janvier 1987[1], après l'engagement de la politique de désinflation compétitive quelques années plus tôt. Cette politique visait à réaliser une désinflation nominale, via des mesures inimaginables aujourd'hui comme le blocage des prix et des salaires, un contrôle très strict des mouvements de capitaux allant jusqu'à limiter les échanges en devises pour les particuliers. A cela s'ajoutait l'interdiction de l'indexation explicite des salaires sur l'inflation, toujours en vigueur[2].

 Un nouvel intérêt pour la dévaluation

La création de la monnaie unique a définitivement interdit à chaque pays membre de la zone euro le recours individuel à la dévaluation monétaire. Considérée dans son ensemble, la zone euro ne pâtit pas d'un défaut de compétitivité, sa balance courante étant excédentaire. Mais des déséquilibres importants apparaissent entre les pays de la zone euro, certains comme l'Allemagne étant très largement excédentaires tandis que d'autres, comme la France depuis 2002, connaissant une situation structurelle de déficit de leur compte courant. Cette diversité a réactualisé un intérêt pour les politiques nationales de dévaluation.

Si la dévaluation monétaire est devenue impossible au niveau national, la dévaluation nominale est complexe. Elle consiste à modérer durablement la dynamique des salaires, comme l'Allemagne l'a fait depuis le milieu des années 1990. Mais une telle dévaluation nominale se heurte à trois difficultés :

  • 1) Elle doit être durable pour avoir des effets significatifs sur la compétitivité coûts ;
  • 2) Elle a perdu beaucoup de ses potentialités en période d'inflation réduite, sauf à envisager des baisses nominales des salaires politiquement risquées ;
  • 3) Le SMIC contribue à la dynamique des salaires, par son rôle normatif sur les négociations salariales de branches puis d'entreprises. Ses revalorisations sont, même dans leurs seules composantes automatiques, assez fortes pour un pays souffrant d'un taux de chômage élevé[3]. Mais une réforme du SMIC, à terme indispensable, présente aussi de forts risques politiques, toujours très dissuasifs.

 Dévaluation fiscale

La seule option de dévaluation qui demeure envisageable pour les pouvoirs publics en France est fiscale. La France y recours maintenant sous la forme du CICE et du Pacte de responsabilité. On sait que les effets d'une dévaluation fiscale sont comparables à ceux des dévaluations monétaire ou nominale[4]. Il s'agit de réduire le coût du travail pour améliorer la compétitivité et la situation financière des entreprises, toutes deux dégradées en France. Cette baisse du coût du travail, sans diminution du salaire net des salariés, par le CICE et le Pacte de responsabilité, est financée par une augmentation de la taxation (dont la TVA) et une modération des dépenses, autrement dit de transferts aux ménages. Il s'agit donc de faire financer par l'ensemble des ménages résidents en France la baisse du coût du travail dont bénéficieront in fine, par des prix moins dynamiques, les consommateurs étrangers des produits fabriqués en France. En substance, cette logique n'est pas différente de celle d'une dévaluation monétaire ou d'une dévaluation nominale.

 Des effets transitoires

Le choix de pratiquer une dévaluation fiscale de grande ampleur était indispensable en France, comme de nombreux rapports l'avaient d'ailleurs préconisé[5]. Pour autant, quelle que soit la modalité de dévaluation retenue, ses effets sont toujours transitoires. Progressivement, la dynamique des salaires et des prix entame les effets de la dévaluation pour les annuler à terme. Seules des réformes structurelles ambitieuses, en particulier sur les marchés des biens et du travail, sont susceptibles de créer les conditions d'une amélioration structurelle et pérenne de la compétitivité via les gains de productivité qu'elles suscitent. Mais les effets favorables de telles politiques structurelles se manifestent progressivement.

 Réformes structurelles

Une stratégie de réforme adaptée à la situation française se dessine ainsi : associer une dévaluation fiscale de grande ampleur à l'engagement de réformes structurelles d'une grande ambition. Le problème actuel est que, si la dévaluation fiscale est actuellement engagée, certes avec une complexité qui en affaiblit les effets favorables, sous la forme du CICE et du Pacte de Responsabilité, les réformes structurelles sur les marchés des biens et du travail demeurent bien timides. Celles engagées depuis 2012 sont minimes et celles à venir sont incertaines et en l'état actuel du débat paraissent faibles. Le risque est grand d'avoir engagé les changements fiscaux pérennes de la dévaluation fiscale pour des résultats certes effectifs mais transitoires, ce qui nous ramènerait progressivement vers les difficultés antérieures faute d'avoir simultanément mis en œuvre les indispensables réformes structurelles qui s'imposeront inévitablement à la France.

Gilbert Cette interviendra lors des journées de l'économie,  le 13 novembre pour la conférence dévaluation fiscales ou salariales ? de 17h à 17h30. Il sera également présent le 14 novembre de 9h à 10h 30 sur le thème : le travail coûte-t-il vraiment trop cher ? Et pour la présentation de Macsim simulateur d'un programme de réforme de structurelles de 14h à 15h30.

[1]    Dans les faits, cette dévaluation a pris la forme d'une appréciation du mark allemand et du florin néerlandais.

[2]    Comme l'a encore rappelé un arrêt de la Chambre Sociale de la Cour de Cassation du 13 décembre 2006.

[3]    Cf. sur ces aspects Gilbert Cette et Etienne Wasmer (2010) : « La revalorisation automatique du SMIC », Diagnostics et Conjoncture Economique, Revue de l'OFCE, n° 112, janvier, pp. 139-159.

[4]    Cf. sur cet aspect Emmanuel Farhi, Gita Gopinath et Oleg Itskhoki (2014) : « Fiscal devaluations », Review of Economic Studies, 81, pp. 725-760. Certaines dévaluations fiscales peuvent par ailleurs se justifier par des motifs d'équité, Cf. sur cet aspect qui n'est pas ici davantage développé Gilbert Cette (2007) : « La fiscalisation du financement de la protection sociale : quelques considérations », Regards Croisés sur l'Economie, n° 1, mars, pp. 167-170.

[5]    Voir par exemple : Philippe Aghion, Gilbert Cette, Elie Cohen et Mathilde Lemoine (2011) : « Crise et croissance : une stratégie pour la France », Rapport du CAE, n° 100 ; Louis Gallois (2012) : « Pacte pour la compétitivité de l'industrie française », Rapport au Premier Ministre, 5 novembre ; Philippe Aghion, Gilbert Cette et Elie Cohen (2014) : « Changer de modèle », Editions Odile Jacob.

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Commentaires
a écrit le 20/11/2014 à 10:47 :
Une idée qui change tout !
Intérêt d'un redistribution de taxe comme la TVA ou la taxe carbone.
En 1971 j'avais inventé une autre tarification pour la vente de fuel. Tout le monde payait le litre au même prix et tout le monde payait un même forfait de déplacement qui contenait ainsi tous les éléments fixes d'une livraison ( commande, organisation des livraisons, temps de stationnement, de facturation, de déroulage du tuyau, d'encaissement etc...). Le prix de revient, par incidence du forfait sur une quantité livrée variable, diminuait continuellement, litre par litre, sans effet de seuil contrairement au barème par tranches officiel, par incidence d'une somme fixe sur une quantité variable .
Cette division du prix en 2 parties permettait aussi de tenir compte de la loi de l'offre et de la demande, par variation du forfait en fonction inverse de la température officielle locale la veille de la livraison à 16 H. Ainsi nos clients avaient intérêt à commander plus mais aussi à prévoir ! En effet nous avions constaté que la demande variait de 1 à 6 d'un jour à l'autre, en plein hiver ! C' était impossible à gérer . Désormais cela coûtait moins cher de rentrer 800 L par temps doux que 1000 L par temps froid .
A l'inverse je viens de penser ce matin qu'une redistribution de TVA par exemple, comme envisagé pour la taxe carbone, en remplacement des charges, aurait l'effet inverse, mais tout aussi intéressant, de rendre le poids de la taxe d'autant plus lourd qu'on a les moyens de consommer plus.
La différence avec la tarification du fuel étant qu'alors le forfait s'ajoutait au prix du litre par incidence, dans le cas d'une allocation forfaitaire pour indemniser les petits revenus, cette allocation est retranchée de la consommation. D' où une incidence qui varie en raison inverse de la consommation.
Cela aurait pour effet, comme en matière de consommation en général, d'avoir un impact plus lourd par litre à mesure qu'on consomme plus !Est-ce normal que tout le monde paie le même prix le litre quels que soient ses revenus ? Pour un cadre supérieur ce prix est négligeable dans son budget , alors qu'il est très lourd pour certains.
Ce même raisonnement peut s'appliquer à tous les produits, rendant inutile l'excès de concurrence qui, pour baisser les prix en faveur des petits revenus les exclut du travail et donc de la dignité.
L'incidence , c'est un peu de complexité pour plus de justice, et l' absence d'effets pervers , comme l' effet de seuil ! Tout n'est pas blanc ou noir, apprenons et appliquons la relativité !
Cette redistribution partielle d'une taxe type carbone serait d'autant plus opportune qu'il est prévu une augmentation du prix des carburants, d'autant plus également que l'énergie est à l'origine du réchauffement climatique et enfin du fait que c'est une des principales sources de notre déficit commercial !
Cela permettrait de monter haut le niveau de cette taxe de façon que les gros revenus soient aussi concernés par les économies à faire, nécessaires et urgentes !
a écrit le 15/11/2014 à 18:25 :
« En soi, l'échange économique trouve sa justification dans la volonté des individus d'obtenir ce qui leur manque. » écrivait Sylvain Fontan le 24 10 2014 sur Tribune.
En fait le choix de l'échange, à l'intérieur d'un pays, n'est supérieur à l'autarcie que si tous les partenaires y gagnent. L'abandon de l'autarcie suppose donc la confiance, une sorte de contrat moral.
Au 19 ème siècle si un secteur profitait de la loi de l'offre et de la demande pour augmenter ses prix, le gouvernement menaçait de baisser les droits de douane pour les produits concernés et la menace suffisait en général.
Donc, introduire avec la mondialisation des acteurs à niveau de vie très bas et sans normes sociales et environnementales comparables est insupportable moralement et économiquement !
a écrit le 15/11/2014 à 18:25 :
« En soi, l'échange économique trouve sa justification dans la volonté des individus d'obtenir ce qui leur manque. » écrivait Sylvain Fontan le 24 10 2014 sur Tribune.
En fait le choix de l'échange, à l'intérieur d'un pays, n'est supérieur à l'autarcie que si tous les partenaires y gagnent. L'abandon de l'autarcie suppose donc la confiance, une sorte de contrat moral.
Au 19 ème siècle si un secteur profitait de la loi de l'offre et de la demande pour augmenter ses prix, le gouvernement menaçait de baisser les droits de douane pour les produits concernés et la menace suffisait en général.
Donc, introduire avec la mondialisation des acteurs à niveau de vie très bas et sans normes sociales et environnementales comparables est insupportable moralement et économiquement !
a écrit le 15/11/2014 à 18:25 :
« En soi, l'échange économique trouve sa justification dans la volonté des individus d'obtenir ce qui leur manque. » écrivait Sylvain Fontan le 24 10 2014 sur Tribune.
En fait le choix de l'échange, à l'intérieur d'un pays, n'est supérieur à l'autarcie que si tous les partenaires y gagnent. L'abandon de l'autarcie suppose donc la confiance, une sorte de contrat moral.
Au 19 ème siècle si un secteur profitait de la loi de l'offre et de la demande pour augmenter ses prix, le gouvernement menaçait de baisser les droits de douane pour les produits concernés et la menace suffisait en général.
Donc, introduire avec la mondialisation des acteurs à niveau de vie très bas et sans normes sociales et environnementales comparables est insupportable moralement et économiquement !
a écrit le 14/11/2014 à 21:37 :
Actualisation 40 ans plus tard – Lorient le 27/07/2013

Le système libéral est perfectible. On peut remplacer cette solidarité boiteuse, source d'inflation, de chômage et d'inégalités par une solidarité véritable, en application de cette analyse ancienne. La mondialisation de l'Économie a changé la donne, comme l'avait annoncé Maurice Allais, rendant encore plus nécessaire une autre assise des charges sociales que celle des salaires.
I -En instituant une part de solidarité par le moyen d'une taxe sur la valeur ajoutée de 20 % d'où il serait possible de déduire un SMIC amélioré assorti d'un crédit d'impôt, car nous produisons pour les autres mais notre droit sur leur production dépend seulement de la concurrence dans notre propre secteur. Si elle est forte notre droit à la production des autres est faible et inversement, quels que soient nos besoins et la capacité de les satisfaire. C'est archaïque , irrationnel !
2 -Il convient aussi de calculer autrement les charges sociales et les impôts et de les détacher des rémunérations en les attachant aux volumes réels par un droit d'accises, comme pour le tabac, l'alcool et les carburants. Les produits exportés, donc indisponibles, en seraient dispensés : les étrangers n'ayant pas droit à notre Sécu ni à nos retraites pourquoi les leur faire payer. Inversement les produits importés les supporteraient puisqu'ils sont disponibles pour notre consommation. L' ETAT Régalien n'a pas à discriminer son imposition selon la provenance !
De même, sur le plan interne, l'importance d'une part de marché conséquente ou de l'emplacement serait relativisée, car cessant de jouer sur l'incidence des charges, ce qui permettrait la cohabitation de petites et grandes surfaces dans toute l' Économie et mettrait fin aux phénomènes de concentration et désertification observés partout, causés par un système libéral individualiste.
3 - Enfin une indexation de la masse salariale sur la valeur ajoutée à hauteur de 50 % d'où on pourrait déduire un montant limité par salarié favoriserait une diminution du temps de travail que le Progrès permet et que la Concurrence empêche !
Un patron de TPE
Réponse de le 17/11/2014 à 7:07 :
D'accord avec le point 2; financer les retraites sur l'ensemble de la valeur ajoutée et pas uniquement sur les salaires.
a écrit le 14/11/2014 à 21:35 :
Déclaration à la presse en Mars 1973 pour les législatives:
< Le rôle de l' ETAT dans l' Économie ou le procès du libéralisme . >

Mon idée principale est la suivante : il y a autant de prix de revient que d'exploitations, agricoles, commerciales, industrielles. Le prix de vente, lui, est déterminé par l'entreprise marginale, la petite exploitation. Cela constitue pour les entreprises plus importantes une rente, qu'on appelle bénéfice, et qui n'existerait pas si la concurrence était homogène, équilibrée.
D'autre part, cette entreprise marginale, malgré un prix de vente élevé, paie mal, au SMIC, nouvelle rente pour les entreprises prospères ( comme la mienne ) qui pourraient payer plus, mais qui se contentent de payer 20, 30 ou 50 % au dessus. ( mais l'avenir n'est sûr pour personne, ne jetez pas la pierre ! ) Tous les salaires subissent cette attraction vers le bas.
Enfin, sous la pression de la concurrence, les prix d'achat de l'entreprise importante se contractent au détriment de l'entreprise marginale, 3ème rente. C'est celle-là qu'on brade généralement.
Dans ce contexte, l'intérêt de l'argent placé d'un coté, dû de l'autre, la publicité et les investissements encouragés par la fiscalité, les rabais proposés au consommateur, aggravent le mouvement et je ne vois pas comment on pourrait résoudre le problème en poussant la croissance, sinon par le vide, c'est-à-dire le chômage.
Inutile d'essayer d'en sortir tant qu'on n'y a rien compris. La seule solution : un handicap, comme aux courses de chevaux. Une taxe de solidarité, de 30 % par exemple sur la valeur ajoutée serait répartie à égalité sur tous les emplois, rétablissant l'équilibre permettant donc de débloquer le SMIC. Il serait également nécessaire d'indexer la masse salariale, les charges sociales et les impôts sur le chiffre d'affaires, assurant ainsi la progression du pouvoir d'achat de tous en fonction de la production et un développement sans hausse des prix.
Bref, entre la loi de l'argent et celle de la rue, la loi de solidarité !
a écrit le 14/11/2014 à 21:26 :
Pour en revenir à l'égalité entre droit de propriété et droit au travail, c'est une question secondaire, les droits n'étant que des vœux pieux et celui de propriété perdant de son importance au détriment de nouvelles règles fiscales, s'agissant de l'entreprise. Nul besoin pour l' État d'être propriétaire pour imposer sa loi aux entreprises, ce qui compte c'est de respecter la Concurrence et même d'obliger celle-ci à ne plus faire la loi !
a écrit le 14/11/2014 à 21:23 :
Il faut donc aller plus loin et cela pourrait faire l'objet d'un référendum, comme l'avait proposé Philippe Séguin, sur ma recommandation, en 1994.
Je propose donc un contrôle de 50 % de la valeur ajoutée brute par indexation de la masse salariale avec déduction des salaires effectifs dans la limite de 2 SMIC. Les entreprises en excès de valeur ajoutée auraient le choix d'augmenter les salaires ( Marx ), baisser les prix ( Leclerc ) ou embaucher. Elles pourraient payer plus sur les 50 % restants. Ce que je propose ce sont des fourchettes donc une souplesse.
Il est probable que les entreprises préféreraient en cas de progrès de productivité diminuer la durée de travail plutôt que de licencier, ce qui serait diminuer leur droit à valeur ajoutée, ou même embaucher. Ce ne serait plus tout pour le consommateur !
a écrit le 14/11/2014 à 21:20 :
Le SMIC est une erreur, c'est hypocrite, c'est à la solidarité nationale de financer la différence entre ce que valent certains et les salaires dont ils ont besoin.
Il y a des avantages à vivre en société et des inconvénients. Nul ne conteste l'impôt qui permet de payer les fonctionnaires de l' Éducation nationale, la police, l'armée, les routes, etc...
Il est évident également qu'on ne peut abandonner les chômeurs et qu'il est permis de réfléchir à une meilleure organisation de la société et de l' Économie. On voit bien que si le libéralisme est supérieur au communisme, en matière de biens disponibles et de liberté, il reste des problèmes graves comme un chômage de masse entraînant de multiples effets pervers et une dette abyssale.
Marx a dit que les bénéfices excessifs étaient la preuve du vol du prolétariat. M.E. Leclerc que c'est le consommateur qui avait été lésé. On peut dire aussi qu'avec les mêmes salaires et les mêmes prix, si l'entreprise concernée avait employé plus, quitte à diminuer la durée du travail, les bénéfices eussent été moindres.
Mais on ne peut laisser les frontières ouvertes à toutes sortes de concurrences ...déloyales.
Faire payer les charges sous forme de TVA permettrait d'égaliser en grande partie la concurrence.
a écrit le 14/11/2014 à 18:27 :
Remarques
L'indexation des salaires sur les prix, puis celle du SMIC expliquent notre perte de compétitivité à la longue, les dévaluations successives ont été loin de la représenter. Quand j'allais en Allemagne en 1965 le mark valait 0,80 Fr, au moment du passage à l'euro le mark valait 3,40 Fr, soit une dévaluation réelle de 425 %.
Les Allemands ont pu augmenter les salaires sans augmenter les prix en produisant plus.
Remplacer les cotisations par la TVA est supérieur à une dévaluation, car les matières 1ères importées n'augmentent pas hors TVA et les entreprises françaises exportatrices la récupèrent.
En matière structurelle je pense qu'une taxe de 20 % sur la valeur ajoutée, assortie d'un crédit d'impôt, taxe d'où on pourrait déduire l'équivalent du SMIC casserait le cercle vicieux en obligeant les entreprises dominantes à partager avec les + petites les marges-arrières qu'elles obtiennent de leurs fournisseurs.
Enfin le remplacement total des charges par la TVA diviserait par 2 les avantages des destructions d'emplois !
a écrit le 14/11/2014 à 9:52 :
Ce monsieur dans son orgueil d’économiste, ne préconise que la fin du SMIC, la fin des cotisations patronales, leur fiscalisation et donc l’augmentation des impôts dont notamment la TVA. Bref nous pouvons résumer en disant qu’il souhaite enrichir les riches et appauvrir les pauvres, soit revenir grosso-modo au système économique qui prévalait lors du 2nd empire.
En aucune manière il dénonce les causes mêmes des crises actuelles, économiques, sociétales, écologiques, à commencer par le système fractionnaire, la création monétaire par l’octroi du crédit bancaire, l’interdiction faite aux Etats de créer l’argent pour se financer ainsi que sa politique sociale, en lieu et place des intérêts bancaires privés.
La réforme structurelle à accomplir en premier en France, est de faire taire ces économistes qui ne préconisent qu’un retour en arrière, et qui refusent de reconnaître les véritables causes de nos problèmes.
a écrit le 13/11/2014 à 11:14 :
Réforme structurelle. Le terme est utilisé tout au long de l'article sans jamais définir son contenu. Par contre il semble le remède à tous les maux. On pourrait savoir de quelles réformes structurelles parle l'auteur ? réformer quoi exactement, comment ? avec quel appui du pays ?
a écrit le 13/11/2014 à 10:35 :
la nulite vu par la facilite de ceux qui ne font que penser
sans jamais produire
j pense, je specule, je vis mais je ne travaille pas a produire
a écrit le 13/11/2014 à 10:10 :
DESABILLEZ // J O P / POUR ENRICHIR// CRESUS// A TOUJOUR ETE LA PHILOSOFIE DES BIEN PENSENT BIEN RENUMEREZ AU ORDRES DES HOMMES DU POUVOIR ECONOMIQUES???
a écrit le 13/11/2014 à 9:57 :
Il est amusant de constater que les tenants de l Euro élaborent tous des théories pour avoir raison . Mais la raison comme la vérité leur donnera tort . Malheureusement eux continueront a se pavaner et nous ou nos enfants à en souffrir , et la je m amuse plus !
a écrit le 12/11/2014 à 20:48 :
On a bien compris qu'il fallait prendre aux plus modestes pour financer les "entreprises" et que le CICE n'est que le moyen de cette "dévaluation sociale".

Par ailleurs il est frappant de lire sous la plume d'un professeur d'économie le terme "réformes structurelles" vanté n fois, sans qu'il en soit donné la moindre définition. Le matraquage d'éléments de langage est le meilleur moyen de masquer l'absence de pensée.
a écrit le 12/11/2014 à 18:13 :
Il y a une façon bien plus simple de faire : sortir de la zone Euro et dévaluer immédiatement de 25 ou 30 %.
Réponse de le 12/11/2014 à 23:03 :
Erd
Réponse de le 12/11/2014 à 23:06 :
Ok mais juste avant la dévaluation, je change mon épargne en $ ou en € dans une banque étrangère. J'aurai ainsi gagner du pouvoir d'achat cool
a écrit le 12/11/2014 à 16:18 :
Cette taxe sur l'énergie correspond à la contribution climat énergie qui devrait être évoquée au cours des JECO.
Réponse de le 13/11/2014 à 6:45 :
Il faut absolument que Gilbert Cette aborde la relation entre "cout du travail et prix de l'énergie" aux JECO. Qu'on le lui dise.
Réponse de le 13/11/2014 à 6:51 :
Cette relation est à la base du calcul économique qu'effectue un ingénieur avant de prendre une décision d'investissement.
a écrit le 12/11/2014 à 16:11 :
La contrepartie du pacte de responsabilité est l'augmentation du prix de l'énergie. Cela irait dans le sens de l'histoire en permettant d'utiliser des robots en remplacement du temps de travail (théorie du temps libéré).
Réponse de le 12/11/2014 à 21:51 :
Si on fait ça les citoyens seront encore moins payé et ne consommerons pas. Et si ils ne consomment pas il n'y a plus rien à produire et donc pas besoin de ces robots...
Réponse de le 13/11/2014 à 6:40 :
Les robots représentent le progrès technique; il est inéluctable.
Réponse de le 20/11/2014 à 10:57 :
Plus de robots = moins de chômeurs ? Non, les chômeurs sont chez les concurrents ! Les robots produisent beaucoup tout en supprimant beaucoup de demande, du fait des emplois perdus et des cotisations perdues, demande différée "sine die" : c'est le chien qui se mord la queue !
Les robots permettent d'économiser des salaires et aussi des charges sociales. Si les charges étaient transférées sur la Valeur ajoutée, leur intérêt serait donc divisé par 2 ! Avec mes propositions ce serait pire !
A partir du moment où les robots participeraient par la valeur ajoutée aux divers financements, où ils n'auraient pas le droit de participer au contrôle de la valeur ajoutée de 50 % réservée à la masse salariale, où la taxe de 20 % ( incluse dans les 50 % dans un 2ème temps ) serait aussi à leur charge, j'augure mal de leur avenir !
Il est capital de donner du travail à tous, quitte à en baisser la durée, et ces mesures le permettraient à coup sûr, car " l' Économie est faite pour l'homme, non l'inverse actuel !"
Exportant hors TVA, donc Hors charges, le pays qui l'appliquera le 1er obligera les autres à suivre !
N'est-ce pas idiot de faire payer nos charges aux étrangers puisqu'ils n'ont pas droit à nos soins, retraites, etc ?
Nous avons assez marché sur la tête ! Il est parfois utile d'avoir des idées " décalées " !
Importer des produits low-cost pour faire de gros profits, comme innover pour la même raison, ne serait plus intéressant, la valeur ajoutée maximale étant seulement du double de la masse salariale sur le marché intérieur !
Ces mesures règlent quantité de problèmes imprévus montrant leur pertinence, comme l'abus constaté au sujet des intermittents du spectacle en France : le crédit d'impôt n'ouvrirait pas droit à retenue sur les 50 % d'indexation de la masse salariale sur la valeur ajoutée !
Autre avantage à s'en passer : les robots consomment beaucoup d'énergie responsable du réchauffement climatique !
Réponse de le 20/11/2014 à 10:57 :
Plus de robots = moins de chômeurs ? Non, les chômeurs sont chez les concurrents ! Les robots produisent beaucoup tout en supprimant beaucoup de demande, du fait des emplois perdus et des cotisations perdues, demande différée "sine die" : c'est le chien qui se mord la queue !
Les robots permettent d'économiser des salaires et aussi des charges sociales. Si les charges étaient transférées sur la Valeur ajoutée, leur intérêt serait donc divisé par 2 ! Avec mes propositions ce serait pire !
A partir du moment où les robots participeraient par la valeur ajoutée aux divers financements, où ils n'auraient pas le droit de participer au contrôle de la valeur ajoutée de 50 % réservée à la masse salariale, où la taxe de 20 % ( incluse dans les 50 % dans un 2ème temps ) serait aussi à leur charge, j'augure mal de leur avenir !
Il est capital de donner du travail à tous, quitte à en baisser la durée, et ces mesures le permettraient à coup sûr, car " l' Économie est faite pour l'homme, non l'inverse actuel !"
Exportant hors TVA, donc Hors charges, le pays qui l'appliquera le 1er obligera les autres à suivre !
N'est-ce pas idiot de faire payer nos charges aux étrangers puisqu'ils n'ont pas droit à nos soins, retraites, etc ?
Nous avons assez marché sur la tête ! Il est parfois utile d'avoir des idées " décalées " !
Importer des produits low-cost pour faire de gros profits, comme innover pour la même raison, ne serait plus intéressant, la valeur ajoutée maximale étant seulement du double de la masse salariale sur le marché intérieur !
Ces mesures règlent quantité de problèmes imprévus montrant leur pertinence, comme l'abus constaté au sujet des intermittents du spectacle en France : le crédit d'impôt n'ouvrirait pas droit à retenue sur les 50 % d'indexation de la masse salariale sur la valeur ajoutée !
Autre avantage à s'en passer : les robots consomment beaucoup d'énergie responsable du réchauffement climatique !
a écrit le 12/11/2014 à 16:05 :
La solution consiste à basculer la fiscalité du travail sur la fiscalité énergétique, autrement dit, financer les retraites par une taxe sur l'énergie. Cela serait conforme aux idées exprimées dans la note n°6 du CAE et aux projet de réforme fiscale de Coe-Rexecode.
Réponse de le 12/11/2014 à 22:42 :
ENCORE ET ENCORE DES TAXES
Réponse de le 13/11/2014 à 6:36 :
Il s'agit de répartir différemment les prélèvements qui sont déterminés par le besoin de financement des retraites. Il faut les répartir sur la production et sur la consommation. Merci.
Réponse de le 13/11/2014 à 9:31 :
et si l’Eurogroupe coordonné une hausse des salaires dans la zone euro ?
Transparent non ?

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