La réputation : un outil de performance économique ?

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(Crédits : DR)
Par Gilles Sabart, docteur en droit public, directeur régional Sud-Est Alixio.

Lobbying, influence, affaires publiques, e-réputation, affaires sociales : autant de mots pour essayer de se connecter avec les parties prenantes, et notamment avec l'opinion publique et/ou les sphères représentatives. Mais est-ce bien nécessaire de se connecter à son territoire ? La performance économique de l'entreprise est-elle indépendante des parties prenantes extérieures ou des parties impliquées, comme les syndicats ? Comment mesurer l'influence de la réputation sur la performance économique de l'entreprise ? La réputation de l'entreprise est-elle donc directement liée à son relationnel à la fois interne et externe ?

Si une crise se révèle, le relationnel devient urgent

Dans l'entreprise, ces sujets peuvent paraître annexes : tant qu'il n'y a pas de problèmes, pourquoi les soulever ? Ou du moins, pourquoi mettre en exergue un sujet qui est aujourd'hui caché ou non urgent ? Pourtant, si une crise se révèle, le relationnel devient urgent et toute mauvaise régulation impacte très fortement la performance économique.

Par exemple, le coût d'une grève ou de la non-conformité d'un produit se répercute à la fois sur le compte de résultat et l'image de l'entreprise qui, elle, n'est pas financièrement mesurable. Inversement, vouloir développer son activité économique implique de diffuser une image qui rassure les parties prenantes et impliquées. Le rachat d'une entreprise suppose de conserver l'engagement des employés, leur dynamisme, la confiance des sous-traitants et des clients, voire des acteurs publics des territoires.

Développer des outils relationnels

Peut-on sérieusement affirmer que la performance économique s'exonère de cette confiance interne et externe ? Autrement dit, aborder le rachat d'une entreprise sans ces éléments est-il encore possible ? Les stigmates de la mauvaise gestion des relations internes s'expriment aujourd'hui avec le burn-out, le harcèlement, les risques psychosociaux. Tandis que celle des relations externes se concrétisent avec des procès, des relations conflictuelles avec l'administration et une influence médiatique négative.

La performance durable est celle qui se fonde sur des outils relationnels internes et externes. En interne, c'est la qualité de vie au travail (QVT), la vitalité d'un dialogue social (et de son organisation sociale), voire l'innovation sociale, comme la méditation, pour construire des rapports harmonieux. En externe, c'est la responsabilité sociétale des entreprises (RSE). Ces outils permettent une harmonie au sein de l'entreprise et une intégration dans le territoire, ce qui conduit à la performance économique. Ainsi, la réputation de l'entreprise est un élément clé de cette performance, via l'entretien d'un relationnel vertueux interne et externe.

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