G. Giraud : "Nous créerons une fondation pour le musée des Tissus"

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Grégoire Giraud, vice président du syndicat Unitex.
Grégoire Giraud, vice président du syndicat Unitex. (Crédits : DR)
Grégoire Giraud, vice président du syndicat Unitex (Union Inter-entreprises Textile Lyon et Région) fera entendre la voix de la profession, cet après-midi, lors de la table ronde organisée à la Préfecture. Une réunion de la dernière chance pour sauver le musée des Tissus et des Arts décoratifs de Lyon que la CCI ne peut plus gérer. Il annoncera l'intention de la profession de créer une fondation à condition que les pouvoirs publics assurent la tutelle de ce musée.

Acteurs de l'économie-La Tribune. La menace de la fermeture du Musée des Tissus et des Arts décoratifs n'est pas nouvelle. Elle est évoquée depuis plus d'un an. Pourquoi la profession textile a t-elle mis si longtemps à se mobiliser ?

Grégoire Giraud. Oui, cela fait un an et demi que Emmanuel Imberton, le président de la CCI de Lyon, essaye de faire prendre conscience aux pouvoirs publics, à tous les niveaux, que cette institution n'a plus les moyens d'assurer seul le fonctionnement de ce musée. Il avait demandé à la profession textile de ne pas mettre de l'huile sur le feu, convaincu que ses différents interlocuteurs prendraient le sujet à bras le corps.

Quand nous avons constaté, en juin 2015, que tout le monde était indifférent, que la Métropole disait qu'elle n'avait plus d'argent, que l'État le considérait comme un musée de province géré par une CCI qui devait se débrouiller, il fallait que nous bougions. Nous devions montrer notre implication.

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En juillet nous avons pris la décision d'organiser une exposition pour montrer le lien entre l'histoire de cette industrie racontée dans le musée et ce que nous fabriquons aujourd'hui. Trente industriels de la région ont contribué à cette exposition baptisée « Génie.2 » que Maximilen Durand, le directeur du musée a montée en un temps record puisqu'elle était inaugurée le 17 décembre.

Vous vous êtes également saisis de la pétition lancée sur Internet par Daniel Fruman, un collectionneur et qui a réussi à recueillir près de 75.000 signatures à ce jour. Dans quel but l'avez-vous relayée ?

Lorsqu'il a eu vent de cette pétition, Pierrick Chalvin, le délégué général d'Unitex, m'a demandé de la diffuser nationalement auprès de la profession. Le texte nous convenait et nous y avons ajouté le nôtre. Notre objectif n'est pas de provoquer une panique. Nous voulons que l'État comprenne que ce musée recèle un trésor national.

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Il doit en assurer la tutelle mais pas seul. Il faut que la région Auvergne-Rhône-Alpes et la Métropole y prennent leur part. Je ne peux pas imaginer que l'État ne fasse rien. La prise de parole de Laurent Wauquiez dans le Progrès de ce matin, se disant prêt à suivre à condition que la Métropole en fasse de même, nous donne des raisons d'espérer.

La profession textile mettra t-elle alors la main à la poche ?

Nous ferons des propositions concrètes lors de la table ronde de cet après-midi à la Préfecture. Nous annoncerons notre intention de créer une Fondation abritée. Nous n'aurons aucun problème à la doter de fonds non négligeables sous réserve que les pouvoirs publics s'engagent, car il est impensable que ce musée ferme.

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