Contre la fermeture du musée des Tissus et des Arts décoratifs de Lyon. Oui, mais...

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(Crédits : DR)
La fermeture annoncée du musée des Tissus et des Arts décoratifs de Lyon suscite de vives réactions tant sur le plan régional que national. L'émotion est grande. Faute de financement de son propriétaire, la chambre de commerce et d'industrie de Lyon, le musée doit trouver une solution, rapidement. Mais, pour Stéphane Laurent, professeur associé et directeur du programme "Art et industrie" à l'université Panthéon-Sorbonne, l'institution culturelle doit opérer une réelle transformation avec une muséographie adéquate et innovante, ce qu'elle n'a pas su entreprendre à temps.

Une pétition circule à propos de la fermeture annoncée du musée des Tissus et des Arts décoratifs de Lyon. Près de 60 000 signatures ont déjà été recueillies. L'émotion est grande lorsqu'il est question de mettre fin à une institution culturelle. Nombre de visiteurs, dont beaucoup n'étaient jamais venus, se pressent pour apporter leur soutien. Comme si la comptabilité des derniers tickets vendus allait apporter la preuve de l'intérêt que l'on porte à cette vieille dame née il y a un siècle et demi.

Second du genre par son importance après celui de Paris, le musée ne compte pas pour peu. Propriété de la chambre de commerce et d'industrie de la capitale des Gaules, il a été installé en plein de cœur de la cité, sur la presqu'île embrassée par les bras du Rhône et de la Saône, dans deux superbes hôtels particuliers contigus datant du XVIIIe  siècle.

Après le musée des Beaux-arts et celui des Confluences, inauguré il y a juste un an, il est le troisième en importance d'une ville qui attire plus de cinq millions de touristes par an.

Un musée d'un autre âge

Ses façades, aussi sobres que la ville est discrète, abritent une collection très riche, fruit d'acquisitions, de prêts d'autres institutions et de legs généreux accumulés au fil du temps. Le bâtiment des tissus exprime l'âme de la ville, la "Fabrique", centre industriel des soyeux et des canuts situé dans le quartier nord de la Croix-Rousse (on a compté jusqu'à 40 000 ouvriers de la soie). Les raisons de la fermeture nous dit-on ? La chambre de commerce ne peut et ne veut plus payer une institution qui lui coûte près des deux tiers de son budget (2,5 millions).

Réduction de voilure, bien dans l'air du temps, qui oblige à trouver d'autres bailleurs de fonds. Alors on se tourne vers la collectivité territoriale et le ministère de la Culture. Ah l'État, si décrié pour son étatisme et si sollicité lorsqu'on ne sait plus à quel saint se vouer. Trois mois pour trouver une solution et des pourparlers qui s'enchaînent. Le musée mérite un repreneur à condition d'opérer une transformation.

Faute de financement sans doute, mais aussi faute de recul et de compétences muséographiques adéquates, il est non seulement d'un autre âge, mais également incompréhensible pour le visiteur d'aujourd'hui. Car il y a la réalité, que beaucoup de signataires n'ont pas vue.

Musée des Tissus : une muséographie à réinventer

À ma gauche, le musée des Tissus avec ses deux belles expositions sur la soierie, l'une historique, l'autre contemporaine. Aucun parcours intelligible, des textes abscons ou absents. On débute même sur le procédé de dessiccation de la soie (un moyen d'alléger le poids du tissu qui a la faculté d'absorber l'humidité, ce qui a pour inconvénient de l'alourdir), certes intéressant, mais est-ce là l'essentiel ?

Il aurait fallu commencer par l'histoire de la soie, inventée en Chine, présente dès l'Antiquité sur l'île de Cos, puis répandue en Italie et enfin en France, en Touraine et dans le Lyonnais pour le tissage, dans le Sud pour l'élevage du ver à soie. Des textes lourds, aucun repère didactique et aucune traduction en anglais. La présentation de soieries contemporaines n'affiche pas de sélection, de notices sur les fabricants dont on ne sait s'ils le sont vraiment dans notre monde mondialisé ou juste des concepteurs de motifs.

Le musée des Arts décoratifs baigne dans son jus

Quant au musée des Arts décoratifs, à ma droite, il baigne dans son jus comme dans les années 1950, au temps où le public savait à peu près ce qu'est un style. Faïences de Moustiers (Marseille) dans des vitrines en bois vieillottes, chambres d'hôtels particuliers lyonnais d'antan, l'espace est saturé d'objets, sans plus d'explications.

Lorsque l'on considère les choix qui ont été faits par le musée des Arts décoratifs de Paris lors de sa réhabilitation ou par le Victoria and Albert museum de Londres dans les nouvelles salles qu'il vient d'ouvrir, on est loin du compte. Les arts décoratifs seraient-ils le parent pauvre du patrimoine pour qu'on ose les délaisser et les traiter ainsi ?

Et pourtant, la France a tout à gagner

En vérité, il est temps de rechercher les ressources humaines sur ce domaine et de prendre les initiatives qui s'imposent. Dans notre pays, qui n'en pince que pour l'art contemporain et l'art visuel (la peinture), les objets d'art, cette sorte d'émanation de la technique pense-t-on, ne suscitent guère l'intérêt chez nos décideurs.

La France a pourtant tout à gagner à se hisser au niveau de l'Angleterre qui, elle, a tout compris du parti qu'elle pouvait tirer du luxe, de la culture matérielle, au point de faire du V & A le Louvre d'outre-Manche, grâce à des scénographies et des choix muséographiques aussi attrayants et actuels qu'innovants.

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Commentaires
a écrit le 28/02/2016 à 10:37 :
Un article équilibré ne se contenterait pas de railler la CCI qui demande de l'aide à un Etat "si décrié pour son étatisme et si sollicité lorsqu'on ne sait plus à quel saint se vouer", mais rappellerait que c'est bien l'Etat qui a décidé une diminution de près de 40% des ressources fiscales de la chambre de commerce, et a ponctionné son budget de 14 millions d'euros en 2015. Mais sans doute faudrait-il s'orienter, comme V et A, vers une politique innovante de partenariat avec les pays du golfe pour qu'ils y exposent leurs collections et que les plus riches donateurs donnent leur nom aux salles d'exposition. L'avenir des musées est peut-être de suivre la voie des clubs de foot.
Ceci dit, il y a du vrai dans les critiques formulées, mais ce n'est pas au moment où se pose la question de la survie immédiate du musée que des réponses peuvent être apportées.
a écrit le 20/02/2016 à 8:39 :
Je partage la "colère" des précédents commentaires sur le ton de l'article cité.

Plus particulièrement celui de Oula du 9/1/16 : à la fermeture du Musée GUIMET j'ai été effondré !! En toute bonne Villeurbannaise j'ai passé plusieurs années scolaires en visite dans cet établissement et plus agée j'ai continué de voir et re-voir ce lieu si particulier ( parquet qui grince, coursives avec les animaux empaillés, la photo magnifique en noir et blanc à l'époque de la patinoire début 1900,la momie au bout d'un petit couloir sombre qui me hante encore ...).
Je n'ai pas eu l'opportunité géographique de faire de même avec le Musée des Tissus et des Arts Décoratifs mais l'année dernière j'y ai inscrit ma fille à un atelier durant les vacances; ce qui m'a permit des visiter les 2 établissements et j'ai retrouvé cette atmosphère tellement agréable d'être dans un lieu "humain". A l'opposé de tous ces Musée impersonnels, froid ... Ce Monsieur déplore la qualité des commentaires : qui peux se vanter de lire toutes les explications des oeuvres et les retenir !!! Dans un Musée l'important c'est la pièce ou le chef d'oeuvre que l'on a sous les yeux pas le texte (ou alors on fait le choix d'une visite guidée). Prendre le temps de voir les détails, d'admirer le travail colossal sur les tissus ou pour les Arts Décoratifs le savoir faire des siècles précédents. Effectivement les lieux " ne payent pas de mine" mais toute la richesse est à l'intérieur. La discrétion de ces musées est bien plus attachante que le "tape à l'oeil" de Confluence qui ne mets pas du tout en valeur les collections. Et oui j'ai fait récemment une entorse à mon refus de visiter ce Musée qui m'avait volé mon enfance et me privait de montrer à ma fille un lieu qui me marquera à jamais; et bien j'aurais dû m'abstenir : quelle déception, tout ça pour ça!!
Il en faut pour tout les goûts donc arrêtez de vouloir standardiser tous les Musées et les faire rentrer dans le moule de la Modernité !!
Le Musée des Tissus et de Arts Décoratifs est " l'irréductible" qui résiste à l'appel des designers et autres concepteurs contemporains qui veulent faire de l'Art de la Nouvelle Cuisine : un petit pois et une lamelle de carotte dans une assiette disproportionnée. Et bien NON !! Un musée peut être un lieu de fourre tout surchargé dans lequel le regard doit chercher pour comprendre et découvrir plutôt que la solution de facilité d'avoir tout sur un plateau géant. Les petites salles mal éclairées et les recoins improbables ( comme cette pièce où nous découvrons des ustensiles de cuisines aux Art Décoratifs) sont autant de découvertes et de furetages. Ces 2 Musées sont symbolique d'une Culture à l'ancienne qui a du charme et de l'authenticité. S'il fallait détruire tout ce qui parait ancien que resterait il des Monuments emblématique de la France : que serait Paris sans Notre Dame ou Versailles !!!
Si toute la publicité sur les Arts à Lyon n'était pas monopolisé par Confluence ou le Musée des Beaux-Arts peut-être que les visiteurs auraient un autre comportement.
a écrit le 15/02/2016 à 22:55 :
Le point de vue de l’auteur me paraît tout à fait pertinent dans un moment aussi délicat. Il faut faire la part des choses entre l’émotion et l’aspect scientifique des deux musées. L’auteur de l’article ne remet pas du tout en cause la richesse des collections des musées, la renommée mondiale du musée des Tissus, la richesse de ses collections et de son centre de documentation. L’auteur soulève simplement la question d’une scénographie qui n’est ni adaptée ni pertinente. Dans un contexte où le propriétaire cherche des repreneurs, des financements ou des mécènes, il est dommage de constater que ces deux musées ne donnent pas tellement envie de s’y attarder contrairement à d’autres musées du même secteur à l’étranger, d’un niveau scientifique tout à fait comparable comme le Victoria & Albert museum à Londres ou le musée des Arts décoratifs à Paris. Il est peut-être temps de se réveiller pour valoriser comme il se doit les riches collections de ces deux musées.
a écrit le 13/02/2016 à 11:21 :
Est-il pertinent de juger un musée - en particulier dans le contexte actuel où il se trouve menacé de fermeture - sur les faiblesses que l'auteur de cet article trouve à la muséographie d'une exposition temporaire? Ignore-t-il, ou a-t-il choisi de passer sous silence, le rôle clé que joue ce musée comme centre de recherche et de documentation, avec ses collections d'une richesse incomparable en France - y compris Paris. Ressource inestimable pour la formation de jeunes chercheurs en histoire et archéologie des textiles, en histoire de l'art, en design. L'auteur ignore-t-il que c'est dans ce musée que sont organisées les sessions de formation à l'analyse des textiles du Centre International d'Etude des Textiles Anciens, où ont été formés les conservateurs de la plupart des grands musées textiles du monde entier? A-t-il visité les réserves et le laboratoire de restauration entièrement rénovés et mis aux normes les plus actuelles dans le domaine de la conservation des textiles, et accueillant généreusement étudiants et chercheurs sur rendez-vous?
La perspective de la fermeture de ce Musée n'ayant pas l'heur de satisfaire aux critères de goût de l'auteur ne suscite en fait, dans le monde entier, qu'une incrédulité atterrée. L'Histoire, la postérité - c'est-à-dire nos enfants, nos petits-enfants - jugeraient avec sévérité les tutelles et le gouvernement qui, par manque de hauteur de vue, économie très mal comprise, ou par passivité, priveraient l'humanité de ce patrimoine intelligemment rassemblé par la volonté des esprits éclairés des membres passés de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Lyon. Le patrimoine de l'humanité n'est-il pas assez attaqué et détruit actuellement dans d'autres pays?
a écrit le 17/01/2016 à 16:15 :
Ce monsieur qui sait tout, mais qui n'a dû venir qu'une fois visiter le musée, enseignant pour diverses Universités et consultant pour l'Etat etc., a probablement besoin d'être dans l'outrance pour être audible, faire le buzz, se prétendre pertinent... et obtenir des contrats !

Le MTAD est un musée remarquable, qui vit au fil des mois et des années, avec une densité et un mystère sans cesse renouvelé.
La partie tissus dont il n'apprécie pas qu'elle démarre par les plaques émaillées des cuves de dessiccation, qui précisément expliquent les différentes phases de la production de la soie, dans un vaste mouvement Orient-Occident, au travers du commerce, de la "Chambre de commerce" de l'époque, des artisans de chaque côté, est une merveille et si les cartouches pourraient être plus éclairés (mais pas les tissus, fragiles), éventuellement réécrits pour suivre la dégradation de connaissances historiques, linguistiques, des plus jeunes et s'adapter à la mondialisation, l'ensemble est remarquable et nombreux sont les visiteurs extérieurs n'arrivant pas avec les préjugés de "Monsieur Zorro-aboule le fric-je vais t'en donner pour ton argent" qui sont subjugués par ce musée.

Combien de visiteurs ont d'abord et avant tout besoin de VOIR pour apprendre avant d'apprendre pour voir...
Le musée multiplie les visites commentées pour ceux qui le désirent, les expositions thématiques impressionnantes et la riche collection permet de venir et revenir sans se lasser. Combien de musées ont une société des Amis du Musée avec des adhérents aussi fidèles ?

La partie Arts décoratifs lui déplaît ? C'est précisément l'extrême richesse du Musée lyonnais que de présenter un contexte (des pièces dans leur "jus" comme il l'écrit de façon péjorative). Il n'est de vérité que du tout.

La culture du zapping, le mélange des genres et des époques permet-il l'acquisition de connaissances ? Pourquoi, lui dont le CV sur Wikipédia (ben oui, je suppose qu'on n'est jamais aussi bien servi que par soi-même) indique qu'il a notamment fait l'Ecole Boulle, voudrait-il un savoir en miettes pour le peuple, et une formation structurée, thématique permettant la compréhension, la maîtrise et donc la liberté pour l'élite ?

On nous a déjà fait le coup avec le musée des Confluences... Au-delà des expositions temporaires et du magnifique lieu d'implantation de ce bâtiment, quelles pertes de connaissances, de richesses d'évocation, de rêves, par rapport au musée Guimet ? Pour l'instant, chacun a envie d'aller voir, ONLY Lyon en a fait la promotion à outrance, voire quasi unique, et donc les visiteurs étrangers s'y rendent... peut-être au détriment du Musée des Beaux-Arts, un petit Louvre lyonnais pourtant, avec de nombreux atouts, ou du musée des tissus, pourtant en plein dans le patrimoine lyonnais et exceptionnel par ses pièces et la diversité "mondialisée" de ses collections.
Les retours ne sont pas toujours à la hauteur de l'investissement...

Qu'en restera-t-il dans la durée ? Les animaux, l'égyptologie, sont pourtant des thématiques "faciles" pour emmener les enfants au musée et les y habituer. Mais la présentation n'attire pas suffisamment pour y retourner plusieurs fois contrairement au Musée Guimet qui était un lieu de visite ultra-récurrent pour des générations de Lyonnais.
Un musée des Tissus et des Arts décoratifs est évidemment moins ludique, moins enfantin, et ce n'est pas en mettant plein de vide, de design mort et quelques pièces par ci par là que vous attirerez plus de monde, au-delà de l'intérêt immédiat pour une nouvelle architecture.
L'exposition de porcelaine de Ruth Gurvich reste un souvenir exceptionnel et la pièce qu'elle avait créée en "continuité" a longtemps demeuré (à ce jour ?). C'était précisément TRES intéressant cette continuité.

Bref, Monsieur Laurent, je vous invite à être plus humble dans votre regard sur ces merveilles passées, sur le travail des hommes, sur une ville que visiblement vous fréquentez peu et à revenir visiter le musée. Je ne doute pas que nous puissions être nombreux à vous accompagner pour faire changer votre regard avant d'en discuter autour d'un pot place Bellecour.
a écrit le 09/01/2016 à 12:01 :
Monsieur , il m'a semblé aussi que votre article était assez 'méprisant' :mauvaise présentation ,coté vieillot etc.....et bien moi,c'est aussi ça qui me plait dans ce musée :les planchers qui 'craquent' au musée des arts décoratifs',cette ambiance 'feutrée" qui nous ramène en arrière ,cette simplicité ,bien loin du 'tape' à l'oeil de 'certains musées' de notre ville !!!Et vos propos ne donnent pas de solutions .Il faut rénover,mais comment ??Je ne vois qu'un engagement de l'état pour sauver ce patrimoine fabuleux (ce terme est à la mode non ???) cordialement
a écrit le 08/01/2016 à 17:30 :
Monsieur,

Pardonnez-moi mais je ne saisi pas l'utilité de votre article. Qu'est ce que vous essayez exactement de démontrer par votre propos ?
Si sur le fond, monsieur Laurent, vous n'avez pas tort car le musée a besoin de se moderniser, hélas le ton de votre analyse et le procédé particulièrement méprisant de dénigrement des signataires (qui n'auraient jamais visité le musée - Dixit), est particulièrement condescendant. Cela discrédite votre propos qui pourtant semble constructif, mais prouve votre méconnaissance totale du musée et de son contexte.

Mais ce n'est pas tout, fort de nous donner des leçons de libéralisme ("Ah l'État, si décrié pour son étatisme et si sollicité lorsqu'on ne sait plus à quel saint se vouer"), les deux exemples que vous citez sont difficilement opposables, puisque le petit palais est bien la propriété de la Mairie de Paris (qui, il me semble est une collectivité territoriale) et nous sommes loin en France de l’engagement des britanniques dans la culture, qui eux, proposent la gratuité d’entrée de très prestigieux musées (British Museum, etc.)

C’est pourquoi la carte de l’Etat est de toute façon incontournable, hélas encore, en France, pour que le privé s’implique dans la culture monsieur Laurent. Cependant, si vous avez LA solution ou la recette pour s’en sortir, alors surtout partagez là avec nous plutôt que de vous contenter de critiquer l’initiative spontanée et citoyenne de cette pétition, de dénigrer le travail considérable que fait le jeune conservateur du musée des tissus avec les bouts de ficelles qu’on lui donne et de vous lamenter (pratique très française) sur l'inconséquence de notre Pays.
Je ne sais pas quel est votre budget à l’université Paris Sorbonne mais il doit être assez déconnecté de celui de Maximilien Durant à Lyon.
Par contre je partage votre point de vue la rigidité culturelle de l’Etat. C’est surement une question de lobby.
Sans rancune

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