Nord Isère, la logistique se réinvente à Saint-Quentin-Fallavier

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Visuel d'architecte du projet de reconstruction à Saint Quentin Fallavier en Nord Isère
Visuel d'architecte du projet de reconstruction à Saint Quentin Fallavier en Nord Isère (Crédits : arthur loyd)
A Saint-Quentin-Fallavier, dans le Nord Isère, une première opération, menée par Vailog et Arthur Loyd, vise à raser deux bâtiments logistiques obsolètes pour en reconstruire un nouveau aux normes actuelles sur le même site.

Après avoir des années durant tiré la sonnette d'alarme sur la pénurie de foncier et l'obsolescence des entrepôts logistiques de première génération en Nord Isère, les acteurs du secteur  passent à l'action. Le promoteur Italien Vailog, avec le concours d'Arthur Loyd Logistique lance en effet une opération de requalification à Saint-Quentin-Fallavier.

Le bon timing

« Fin 2011, nous avons entamé une réflexion avec Proudreed propriétaire d'un des bâtiments à restructurer, sur leurs actifs de « Confluent », les plus anciens entrepôts de cette zone qui ont été construits dans la fin des années 70.  La pénurie d'offres se confirmant, conjuguée à l'emplacement exceptionnel  du site, nous avons ensemble identifié le partenaire promoteur le mieux adapté pour redévelopper une offre immobilière », retrace Didier Terrier, directeur général d'Arthur Loyd Logistique.

Concrètement, il s'agit de raser deux immeubles d'environ 20 000 m² chacun pour en construire un seul de 46 000 m² certifié HQE et BREEAM et embranché fer. Chargé de la commercialisation de ce bâtiment, le DG d'Arthur Loyd Logistique dit avoir déjà quelques contacts d'utilisateurs potentiels. « Nous ciblons un utilisateur unique pour l'ensemble de l'immeuble », précise t-il. Il faut dire que cette nouvelle offre tombe plutôt bien puisqu'aujourd'hui il ne reste aucun immeuble de cette taille de disponible en Nord Isère, or c'est bien sur ce type de produits que se porte la majeure partie de la demande aujourd'hui.

Ouvrir la voie

Si les grands entrepôts aux standards internationaux (les classe A) sont rares en Nord Isère, il reste en revanche beaucoup de friches logistiques à restructurer. « Sur les 340 000m² disponibles, nous avons à peine 150 000m² de classe A, nous allons vers une situation de sous offre », s'inquiétait Jean-Marie Guillet, au nom de la FNAIM Entreprise en janvier 2014. Le foncier étant lui aussi une denrée rare, les opérations de requalification de bâtiments existants devraient donc être la solution pour résorber ce stock obsolète et pouvoir répondre à la demande.

L'attractivité du Nord Isère est en jeu, avec plus de 2 millions de mètres carrés de bâtiments logistiques, ce pôle est le deuxième de France. Reste à réunir les conditions, surtout économiques pour réaliser de tels chantiers de réhabilitation. « Sur cette opération nous avions des bases saines, nous sommes de surcroît sur une zone où les équilibres économiques peuvent être préservés, puisque nous restons sur un projet logistique, cette opération a donc pu se concrétiser, même si elle a été longue à s'organiser », analyse Didier Terrier. Il faudra donc être patient pour voir d'autres projets de ce type aboutir.

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