Startup : Kayentis a bouclé une troisième levée de fonds de 1,5 million

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Kayentis, l'éditeur isérois de solutions logicielles innovantes d'écriture électronique a repositionné son offre dans le domaine de la santé , ciblant les études cliniques. Il vise 10 millions d'euros de chiffre d'affaires sous trois ans.

Kayentis, éditeur de solutions logicielles basé à Montbonnot, en Isère, pense avoir désormais trouvé le bon débouché économique en se repositionnant sur les applications de la santé, il y a un peu moins de deux ans. Pour financer ses ambitions en la matière, la société - elle vise 10 millions d'euros de chiffre d'affaires à trois ans-  vient d'annoncer la finalisation d'une 3 ième augmentation de capital. « La somme de 1,5 million d'euros a été collectée auprès de Seventure Partners, actionnaire depuis huit ans, d'Extens (un jeune fonds spécialisé dans l'e-santé) et de plusieurs business angels qui, pour certains ont réinvesti », détaille Guillaume Juge, nommé Pdg en octobre 2013.

Une technologie de départ d'HP

Crée en novembre 2003 par trois ingénieurs, dont deux anciens d'Hewlett Packard, Kayentis s'est développé à partir de la plateforme FAS (Form Automation System), une architecture mise au point par le géant informatique américain pour rendre intelligents une feuille de papier et ses usages par les professionnels. Une technologie de dématérialisation des documents que l'ex jeune pousse a fait évoluer vers un stylo numérique équipé d'une minuscule caméra se déclenchant quand la bille est en contact avec le papier. Les données enregistrées sont alors transmises au système d'informations via un réseau sécurisé garantissant une « grande fiabilité ».

Le marché des études cliniques

Kayentis avait procédé à une première levée d'argent en 2005 (2 millions) et une seconde en 2007 (6,2 millions) pour faire face à sa consommation de cash. La troisième mise de fonds doit donner à la société, qui compte 28 collaborateurs (ingénieurs, pharmaciens..), les moyens nécessaires pour se déployer plus rapidement dans les études cliniques pharmaceutiques nécessitant des captures de données directement auprès de patients. Cette activité assurait déjà 90 % de ses revenus lesquels atteindront « 3 millions d'euros à fin mars prochain, dont 80 % à l'international », indique le Pdg.

Les Etats Unis

La société revendique à ce jour « plus de 70 essais pharmaceutiques dans le monde. C'est un marché de l'ordre de 2 milliards d'euros par an. En France, nous sommes le numéro un avec la solution du stylo. Nous avons également lancé une solution de capture par tablette pour laquelle nous sommes en concurrence avec des compétiteurs anglo-saxons », reconnaît Guillaume Juge. «Nous avons la volonté d'installer des têtes de pont à l'étranger une fois engrangés suffisamment de contrats sur des pays cibles ». C'est le cas pour les Etats-Unis, où la filiale de Philadelphie, en sommeil, pourrait être réactivée, le moment venu, compte tenu de l'importance de ce marché dans le domaine pharmaceutique.

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