Renault-Trucks : impasse dans les discussions sur l'activité informatique

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(Crédits : DR)
La CFE-CGC dénonce mercredi les conditions de l'externalisation d'une partie des services informatiques au sein du groupe Volvo dont Renault Trucks.

"Le groupe Volvo refuse toute négociation sur les conditions liées à cette externalisation, et licenciera tous les salariés refusant d'aller chez le repreneur indien", affirme le syndicat CFE-CGC dans un communiqué publié mercredi.

L'externalisation d'une partie des services informatiques du groupe Volvo a été confirmée le 3 novembre lors d'un CCE de Renault-Trucks. Le projet concerne 163 salariés et 60 consultants en France. L'indien HCL (110 000 salariés dans le monde et 70 en France ) avait été choisi le 20 octobre comme repreneur par le groupe Volvo.

2 200 emplois perdus en trois ans

La CFE-CGC exige "l'ouverture de négociations pour que les salariés aient un vrai choix : aller volontairement chez HCL, quitter le groupe en bénéficiant des mesures négociées lors du précèdent plan social de Renault Trucks, ou rester au sein du groupe Volvo."

Le syndicat majoritaire chez Renault Trucks "regrette une posture qui durcit le dialogue social et fait craindre à la CFE-CGC d'autres réductions d'effectifs à terme".  De 5 280 salariés en juin 2014, les effectifs de Renault-Trucks fondront à environ 3 800 personnes en mars 2016, soit un recul de 2 200 emplois de moins à Lyon en trois ans.

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a écrit le 05/11/2015 à 14:31 :
Volvo veut fermer sa filiale Renault Trucks pour se vendre sans boulet au pied. Ericson pour sa part fera de même en plaçant sa grosse division réseaux auprès de Nokia comme l'a fait Alcatel. Les deux sociétés suédoises pourront alors créer un holding commun qui intègrera d'autres acteurs tout en permettant de plus discrètes redistributions de rôles et d'actifs. Pour finir et quelques soit les modalités empruntées, une très large partie de cet ensemble qui regroupera tout le militaire et l'électronique sera revendu à Airbus qui joue le rôle de voiture balai du militaire européen. Les suédois avec cet argent pourront se reconvertir dans de plus petites activités à meilleur effet de levier. Le constat est que les circonstances ne leur permettent plus de financer ces immenses groupes classés 1 et 2 des entreprises du pays. Ainsi vont les choses et ainsi va la nouvelle donne de la concentration. Pour les installations françaises le mieux est alors de négocier la très grosse enveloppe ... puisque c'est Airbus qui paiera au final. Malheureusement nous évoluons encore dans l'idée du sauveur, de la coop ouvrière ou de la résistance qui verraient les vieilles industries se transformer d'elles même. Nous refusons toute stratégie pertinente. Hélas la réalité montre que ces étapes si elles sont parfois possibles se font par saccades en acceptant avant tout de revenir à un point bas. Le principe de lucidité doit prévaloir. Espérons que ce sera le chemin rapide emprunté, faute de retrouver notre pays dans d'éternels conflits qui finissent en impasse.
a écrit le 05/11/2015 à 14:31 :
Volvo veut fermer sa filiale Renault Trucks pour se vendre sans boulet au pied. Ericson pour sa part fera de même en plaçant sa grosse division réseaux auprès de Nokia comme l'a fait Alcatel. Les deux sociétés suédoises pourront alors créer un holding commun qui intègrera d'autres acteurs tout en permettant de plus discrètes redistributions de rôles et d'actifs. Pour finir et quelques soit les modalités empruntées, une très large partie de cet ensemble qui regroupera tout le militaire et l'électronique sera revendu à Airbus qui joue le rôle de voiture balai du militaire européen. Les suédois avec cet argent pourront se reconvertir dans de plus petites activités à meilleur effet de levier. Le constat est que les circonstances ne leur permettent plus de financer ces immenses groupes classés 1 et 2 des entreprises du pays. Ainsi vont les choses et ainsi va la nouvelle donne de la concentration. Pour les installations françaises le mieux est alors de négocier la très grosse enveloppe ... puisque c'est Airbus qui paiera au final. Malheureusement nous évoluons encore dans l'idée du sauveur, de la coop ouvrière ou de la résistance qui verraient les vieilles industries se transformer d'elles même. Nous refusons toute stratégie pertinente. Hélas la réalité montre que ces étapes si elles sont parfois possibles se font par saccades en acceptant avant tout de revenir à un point bas. Le principe de lucidité doit prévaloir. Espérons que ce sera le chemin rapide emprunté, faute de retrouver notre pays dans d'éternels conflits qui finissent en impasse.
a écrit le 05/11/2015 à 12:23 :
Ils n'ont pas voulu prendre de risque,ils étaient bien dans leur fromage. le fromage à trou
n'a plus la cote. Alors messieurs la prochaine fois aidez des inventeurs qui vous donneront un pouvoir technologique et VOLVO sera satisfait et vous gardera n'est ce pas messieurs des services techniques .Vous êtes tellement bien avec vos anciens fournisseurs et amis pourquoi en changer. Eh comme c'est bien huilé vous pouvez être remplacè par n'importe qui .La sauvegarde de votre emploi c'est d'innover ou d'aider l'innovation votre patron vous respectera comme à l’époque de BERLIET. C'est dur il faut travailler changer de relationnel ça les jeunes savent faire vous les anciens non , vous croyez que dans votre trou vous vous ferez oublié non vous serez enterré vivant.
TOUT ce qui ne bouge pas va vers la fin du rêve .
a écrit le 04/11/2015 à 13:10 :
De nombreux groupes des pays nordiques ont opté pour la même stratégie avec le même fournisseur indien ..... Bien souvent ,l'engagement de ce fournisseur est de conserver les salariés pendant 1 an et après c'est la grande lessive ..... De plus les DRH, considérant à tort que l'informatique est un marché porteur, refuse d'intégrer les personnels dans des PSE .... Alors qu'il est très difficile de se re-positionner sur un marché ou tout le monde pratique l'externalisation "offshore" .....

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