Métropole de Lyon : 100 millions d'euros économisés fin 2017

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(Crédits : Laurent Cerino/Acteurs de l'économie)
La métropole de Lyon résiste à la baisse des dotations du fait de l'évolution de ses recettes fiscales et de son chantier "marges de manoeuvre". Selon les hypothèses actuelles, considérées comme raisonnables, l'écart entre les recettes et les dépenses devrait dégager un autofinancement brut de 209 millions, en hausse de 7,4 % sur le BP 2016.

Son dynamisme, en termes démographique et accueil des entreprises, ainsi que le plan d'économies engagé en 2015 concourent à une augmentation prévisionnelle de la capacité d'autofinancement en 2017 de la métropole de Lyon. Selon les hypothèses soumises au débat d'orientation budgétaire, le 12 décembre prochain, la CAF (brute) ressort à 209,7 millions d'euros en hausse 7,4 % (soit 15 millions de plus ) versus le BP 2016. Ainsi les recettes prévisionnelles de fonctionnement progressent de 0,8 % à 2,531 milliards d'euros quand les dépenses croissent de 0,3 %  à 2,321 millions d'euros.

Poursuite de la baisse des dotations

Les recettes fiscales devraient ainsi connaître une hausse de 49 millions d'euros sans augmentation des taux des impôts locaux relevés toutefois de 5 % en 2015. Cette prévision table sur une évolution forfaitaire des bases fiscales de 1 %, taux qui, cependant, pourrait être ramené à 0,4 % dans la loi de finances prochainement votée.

Ce qui se traduirait par un manque à percevoir chiffré à 4,5 millions à rapprocher du 1,79 milliard d'euros de produits fiscaux. Poursuite de la baisse des dotations (DGR et autres) et augmentation vraisemblable de la contribution au fonds national de péréquation des ressources intercommunales et communales (FPIC) feraient perdre encore 53 millions à la métropole l'an prochain, d'après les anticipations.

"Efforts surhumains"

Côté dépenses de fonctionnement, la métropole poursuit son plan d'économies à raison de 35 millions par an : 100 millions cumulés à la fin de l'année et 175 millions de réduction nette sur la durée du mandat.

"Tous les moyens sont mobilisés. Cela représente des efforts surhumains", répète Richard Brumm, vice président aux finances à la métropole.

Ainsi les subventions - au Sytral et au SDIS entre autres- et les participations reculent de 0,2 % à 423,2 millions d'euros. Quant aux ressources humaines (8 400 agents équivalents temps plein), représentant 17,4 % des dépenses, "l'évolution est circonscrite à  0 % hors impact des mesures nationales"de revalorisation et "besoins nouveaux financés par des partenaires extérieurs", est-il précisé. Le remplacement des départs à la retraite par des employés plus jeunes contribuent à la maîtrise des charges salariales, tandis que 180 voire 190 postes sont toujours vacants. "Nous sommes encore en phase de transformation de la métropole", rappelle le vice-président aux Finances

Marge de renégociation des taux

Quant aux investissements, l'exécutif prévoit 580,7 millions d'euros ( + 15 %) d'autorisations de programmes, budget principal et autres, pour les opérations nouvelles et récurrentes, l'an prochain. Les crédits de paiements débloqués au fur et à mesure de l'avancement des projets sont budgétisés à hauteur de 521,7 millions.

La dette, dont l'encours global s'élève à 2,1 milliards tous budgets,  est décrite comme totalement sécurisée depuis la sortie, en avril 2016, des emprunts toxiques hérités du conseil général du Rhône. Les taux moyens se situent à 1,98 %.

"Des taux qui, assure Richard Brumm, nous laissent une marge de renégociation".

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Commentaires
a écrit le 09/12/2016 à 18:10 :
"Des efforts surhumains" pour réduire les dépenses de fonctionnement, selon Richard Brumm ? Il n'y aurait donc plus 165 conseillers à la Métropole ? A titre de comparaison il n'y a que 100 sénateurs aux USA, et 70 en Allemagne. Ne parlons pas du secteur privé, où les plus grandes entreprises, 100 fois plus importantes que notre "Métropole" se contentent de 6 à 10 dirigeants car là on n'est plus dans le surhumain mais, sans doute, dans le divin. Guignol est bien toujours de Lyon !

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