Lyon-Turin, le trafic des marchandises justifie-t-il vraiment le projet ?

 |   |  1693  mots
(Crédits : REUTERS)
L'explosion présumée des flux de marchandises est depuis longtemps une des justifications avancées pour la construction de la nouvelle liaison ferroviaire entre Lyon et Turin. Pourtant, entre l'analyse des statistiques et l'évolution de la rhétorique des politiques, cet argument apparaît contestable.

"Les échanges de marchandises justifient la réalisation de la nouvelle ligne", justifie Lyon Turin Ferroviaire, la société franco-italienne en charge de ce grand projet, dans une plaquette décrivant les cinq raisons essentielles pour la réalisation du projet. Mais derrière cette communication, l'analyse des statistiques des flux de marchandises et l'évolution du discours des politiques sur la question, remet en cause cet argument phare. Celui-ci est basé depuis de nombreuses années sur l'augmentation estimée du fret de marchandises entre la France et l'Italie puis, entre l'Europe de l'Est et de l'Ouest, et depuis peu, par le dynamisme du commerce mondial.

>> Visualiser. Le Lyon-Turin, un projet vieux de 25 ans (frise chronologique)

Selon les données transmises par les promoteurs, l'échange de marchandises passerait d'environ 150 millions de tonnes par an en 2010, à environ 275 millions de tonnes en 2035, sur l'ensemble de l'arc Alpin. Des données globales, de Vintimille à Tarvisio, à la frontière Autricho-slovène, qui ne donnent pas l'évolution précise sur la zone alpine franco-italienne, pour laquelle le projet était initialement destiné.

Renforcer le partenariat économique...

Article réservé aux abonnés

Achetez l'article
Pour
5.00TTC
J'achète
Vous n'êtes pas abonné ? Abonnez-vous
Accéder
Déjà inscrit ou abonné ? Connectez-vous
Se connecter

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 26/01/2015 à 20:05 :
L'article défendant le projet était en accès libre, l'article au vu du titre moins partisan est en accès payant.
Pas très équitable.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :