Grand stade : le pari de Jean-Michel Aulas

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(Crédits : Popolous)
Acteurs de l'économie-La Tribune enquête sur le grand stade de l'Olympique Lyonnais dont la mise en service est programmée au début de l'année 2016. Un projet industriel privé, installé à une trentaine de kilomètres du centre de Lyon, sur la commune de Décines, et un projet unique en France qui suscite crispations, inquiétudes et doutes lorsqu'il questionne sur la viabilité de l'infrastructure, le dessein de son président et son impact réel.

Le chantier de son stade de 58 215 places devrait être terminé à l'occasion de la fête des lumières de Lyon, en décembre prochain. Dès lors, l'Olympique Lyonnais sera le seul club en France à bénéficier d'une gestion 100 % privée rompant ainsi avec la tradition française des partenariats publics/privés et entrera ainsi dans le cercle fermé des propriétaires de stades à l'instar d'Arsenal ou du Bayern Munich.

Une opération pharaonique pour laquelle son président Jean-Michel Aulas a du s'endetter, son club et lui-même, à hauteur de 400 millions d'euros pour le financement de son nouveau stade. Et aura demandé quelque 200 millions d'euros par les collectivités publiques. Une somme que les opposants jugent minorée et qui questionne sur l'avenir financier du club.

Décines reste perplexe

Ce projet unique en France dont la livraison arrive à échéance, ne s'est donc pas fait sans crispations. Le projet suscitera de vives critiques de fervents opposants (et elles ne se sont pas éteintes) et de quelques élus mais bénéficiera d'un soutien au plus haut de l'État, et de la majorité de la Métropole de Lyon qui y voit un formidable outil d'attractivité du territoire. Le discours est plus mesuré du côté de la mairie de Décines, hôte d'accueil du stade des lumières.

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