MGI Coutier a réussi son coup aux Etats-Unis

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(Crédits : © 2009 Thomson Reuters)
Huit années. C’est le temps qu’il aura fallu à l’équipementier automobile MGI Coutier, spécialisé dans les systèmes de transfert de fluides, pour trouver le confrère idéal aux Etats-Unis.

C'est chose faite depuis juillet 2011 avec l'acquisition d'Avon Automotive Group, son plus gros et plus beau fait d'arme à l'international. La PME de Champfromier, dans l'Ain, a doublé ses effectifs (8 000 collaborateurs aujourd'hui), et mis la main sur des technologies et des clients complémentaires. Le tempo s'est révélé opportun. "Nous avions une bonne réserve de cash et les sept banques qui nous ont accompagné auraient sans doute été plus hésitantes à ce jour. De plus, nous avons profité de conditions avantageuses, pour nous, acheteur: le niveau des immatriculations américaines était encore bas tout comme le dollar", plaident en choeur André Coutier, président du directoire et Jean-Louis Thomasset, vice-président de l'industriel oyonnaxien qui règne sur 35 usines dans le monde. Depuis, le marché outre Atlantique s'est bien réveillé et la croissance devrait s'y poursuivre, à un bon rythme, en 2013, selon les prévisions. En attendant, Avon Automotive a contribué pour 208,9 millions d'euros aux 509,6 millions de ventes consolidées de l'ensemble sur les neuf premiers mois de 2012, en hausse de 36,7 % (+ 2,4 % à périmètre égal) versus 2011. "Plus de 80 % de nos produits sont désormais livrés en dehors de France", apprécie le président du directoire. Reste que son chemin à l'étranger, ouvert au début des années 1990 pour suivre les constructeurs automobiles, a été pavé d'obstacles. Il a accumulé déconvenues ou contretemps au Mexique, au Brésil, en Argentine, en Italie, ou encore en Chine.

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