[Ce qui m'inspire 1/5] Yves Hecker, Les Burgers de Papa : "L'amusement'

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Yves Hecker, co-fondateur de l'enseigne Les Burgers de Papa. Elle comptera près de 40 restaurants d'ici la fin de l'année.
Yves Hecker, co-fondateur de l'enseigne Les Burgers de Papa. Elle comptera près de 40 restaurants d'ici la fin de l'année. (Crédits : DR)
Cet été, La Tribune interroge des figures entrepreneuriales régionales autour du concept de l'inspiration. Yves Hecker, fondateur de l'enseigne de burgers gourmets à la française Les Burgers de Papa, invoque avant tout, loin des codes de l'entrepreneuriat, l'amusement !

La Tribune : Qu'est ce qui vous inspire au quotidien ?

Je m'amuse ! Et c'est vraiment cela mon moteur entrepreneurial. J'aime créer, essayer de faire grandir les Burgers de Papa, cela m'éclate ! Quand un nouveau restaurant ouvre, deux semaines après je m'ennuie...

Mais je ne m'ennuie pas en ce moment : je vis une période un peu vertigineuse au cours de laquelle le groupe aura doublé de taille en 18 mois pour compter près d'une quarantaine de restaurants à la fin de cette année.

Ce développement n'est absolument pas quelque chose que j'avais prévu au moment de la création des Burgers de Papa. J'ai désormais la responsabilité de 270 emplois directs générés par nos restaurants. Cette nouvelle dimension entraîne de nombreux changements au sein de l'entreprise que nous sommes en train de structurer avec des recrutements en RH, en formation des nouveaux franchisés ou en accompagnement du réseau.

Cela implique également que l'on apprenne à déléguer d'avantage avec mon associé Florian Gorce. Nous ne pouvons plus tout gérer comme nous le faisions à la création des Burgers de papa...

Qu'est-ce qui vous a donné envie d'entreprendre ?

Je n'étais pas programmé pour devenir entrepreneur... Je n'ai pas fait d'études en entrepreneuriat, mais j'ai toujours entrepris d'une manière ou d'une autre. Par exemple, quand j'étais chanteur-guitariste dans un groupe de pop, c'est moi qui était manager et qui m'occupait de l'organisation des concerts du groupe. Puis, lorsque j'étais animateur matinalier à la radio, ma journée de travail se terminait à 10h30. Je rentrais faire une sieste, puis je n'avais rien à faire, donc j'ai acheté et retapé des appartements...

Je suis réellement devenu entrepreneur avec la création des Burgers de papa en 2013. L'idée de créer un restaurant autour de burgers gourmet à la française m'a trotté dans la tête pendant près de dix ans jusqu'au déclic : je tombe par hasard, un soir, sur un reportage du magazine Capital sur M6 qui parle du concept de Big Fernand, qui était alors une toute nouvelle chaîne de restauration (dont il est aujourd'hui le principal challenger en France, Ndlr). Je me suis dit c'est pas possible, c'est exactement mon idée... Il faut que je me lance tout de suite !

J'ai remis ma démission de mon job d'animateur radio dès le lendemain et j'ai commencé à chercher un local en centre-ville. Après avoir ramé auprès de banquiers qui ne croyaient pas à mon projet, j'ai ouvert le premier restaurant Burgers de papa quelques mois plus tard rue Neuve, dans le 2e arrondissement).

Comme je n'ai pas les codes de l'entrepreneuriat, je ne m'interdis rien. Peut-être que je me plante plus que les autres, mais j'ose plus.

Un conseil de lecture en lien avec l'entrepreneuriat pour les vacances ?

Pour être honnête, je ne lis pas grand chose lien avec l'entrepreneuriat... Alors je ne vais pas être très original mais je vais dire la biographie de Steve Jobs. Ce livre n'est pas particulièrement bien écrit, mais plusieurs choses m'ont interpellées. Bien sûr, le côté audacieux, aventurier et visionnaire de Steve Jobs fait qu'il était un dirigeant très inspirant... En revanche, je n'en fais absolument pas un modèle sur le plan humain. Le livre décrit quelqu'un de très froid et dur, notamment avec ses collaborateurs...

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