Banque populaire Auvergne Rhône-Alpes : sitôt née et déjà un malaise

 |   |  781  mots
(Crédits : DR)
L'issue des assemblées générales des trois entités "Loire et Lyonnais", "Alpes" et "Massif central" de Banque populaire qui se sont déroulées le 7 décembre et ont entériné la fusion Banque Populaire Auvergne Rhône-Alpes - plus important assemblage du groupe mutualiste dans l'Hexagone avec 3 800 salariés et 732 millions d'euros de PNB -, n'est pas celle qui était attendue. Au long fleuve tranquille annoncé se sont imposés quelques hauts creux, provoqués par d'importantes discordes sur la gouvernance. Si bien que pour l'heure le bureau n'est pas composé et les vice-présidents ne sont pas nommés.

Daniel Karyotis, désormais directeur général de Banque populaire Auvergne Rhône-Alpes, avait raison de prévenir le 6 décembre lors de la conférence de presse sous embargo : il fallait attendre le lendemain soir, qui scellait les assemblées générales des trois établissements ("Massif central", "Loire et Lyonnais", "Alpes"), pour officialiser la naissance d'une fusion appelée à réunir 3 800 salariés, à générer un PNB de 732 millions d'euros, à consolider 2,6 milliards d'euros de fonds propres et 23 milliards d'euros d'encours de crédit.

Oui, il avait raison d'être prudent, car la réalité des événements n'a pas franchement correspondu aux attentes. Et la colère a surgi lorsqu'il s'est agi de déterminer le fonctionnement de la gouvernance. Laquelle, pour l'heure, fait l'objet de discordes aux répercussions insoupçonnées.

Répartition des équilibres contestée

L'ancien directeur général de BPCE en charge des finances Daniel Karyotis a été, comme convenu, désigné directeur général du nouvel ensemble. Le président de Banque Populaire Massif central, Dominique Martinie a été, comme convenu, intronisé président, les présidents de comités - risques, audit, etc. - ont été, comme convenu, installés. En revanche, comme il n'était pas convenu, ni la composition du bureau ni la nomination des deux vice-présidents n'ont été arrêtées.

En cause, confient nos sources, une "impréparation criante" et une figure présidentielle qui semble concentrer l'embarras. Au moment de déterminer la composition du bureau et de confirmer Jean-Marie Chanon et Lionel Baud - jusqu'alors présidents des établissements "Loire et Lyonnais" et "Alpes" - au poste de vice-président tel qu'il avait été arrêté les mois précédents pour épouser les équilibres territoriaux au sein de la gouvernance, le premier des deux, avocat et ancien bâtonnier du Barreau de Lyon, aurait fait connaître son attente d'être "enfin informé précisément du périmètre de compétences et de responsabilité" affectée à cette fonction.

Gouvernance en cause

L'organisation de la gouvernance cristallise en effet particulièrement la complexité du nouvel édifice. Jean-Marie Chanon avait succédé au début de l'année à un Jean Brunet-Lecomte que le fonctionnement personnel, fortement décrié, avait contraint à la démission. Les parts de marché et le "poids" que chacun des trois établissements composant la BP Auvergne Rhône-Alpes revendique...

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 09/12/2016 à 22:02 :
?????
a écrit le 09/12/2016 à 13:16 :
Ce sont deux régions totalement différentes ce n'est pas étonnant.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :