L’éthique peut-elle s’inviter à tous les étages de l’entreprise ?

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(Crédits : ADE)
Être éthique et patron c’est compliqué ! Faire preuve d’éthique est moins simple qu'il n'y paraît. La grande majorité des individus se montre sincèrement attachée à se comporter selon les règles de l'éthique. Mais si le respect de ce principe philosophique est généralement assez simple lorsqu'il s'agit de choisir entre le mal et le bien, il l'est beaucoup moins lorsque l'on est confronté à des alternatives de nature économique.

La réflexion éthique du dirigeant d'entreprise semble revêtir aujourd'hui un intérêt stratégique : devenue nouvelle dimension de la politique d'entreprise, elle serait aujourd'hui le concept philosophique et moral par lequel le chef d'entreprise affirme son caractère unique et permet à ses membres de vivre un sentiment d'appartenance.

Dès lors, l'éthique du chef d'entreprise peut-elle se poser comme une nécessaire prise de position qui jouerait le rôle de "cadre de référence" pour les différentes décisions à tous les niveaux de l'entreprise? Le chef d'entreprise, par définition responsable du développement de son entreprise, mais aussi de l'environnement qui l'entoure peut-il et doit-il mener de front le combat du profit en parallèle de celui qui l'oblige à respecter et appliquer certains préceptes philosophiques, pour faire de lui un "homme responsable" au sens large du terme ? En d'autres termes, l'éthique du manager doit-elle avoir pour objectif d'orienter quoiqu'il arrive l'action managériale  et doit-elle surtout s'inviter à tous les étages de l'entreprise ?

Avec :

  • Geert  Demuijnck : professeur d'éthique à l'EDHEC Business School
  • Jean-Frédéric Geolier : président de Mille et Un Repas.

    Débat animé par Bernard Jacquand.

Cette conférence a eu lieu le vendredi 23 janvier 2015 à l'IAE Lyon.
>> Consultez le compte-rendu

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Commentaires
a écrit le 20/01/2015 à 17:40 :
Bonsoir,
Ces sujets sont passionnants surtout s'ils sont traités comme ils l'ont été par le dirigeant de SOMFY reliant philosophie et entreprise, c-à-d avec hauteur de vue et pragmatisme.
Tout le problème est de bien définir les concepts au départ: qu'est ce que l'éthique du point de vue de ceux qui en débattent? quelles sont les valeurs qui sous-tendent le concept?
a écrit le 26/12/2014 à 18:13 :
Bonjour et bonnes fêtes
Le problème du patron, lorsqu'il est engagé dans la mondialisation, c'est qu'il ne dispose pas d'un cadre éthique "partageable" avec l'ensemble de ses partenaires. En effet il faudrait qu'il dispose d'un système référentiel éthique objectif et universel.
Les éthiques traditionnelles et religieuses sont toutes "locales" elles ont aussi souvent le défaut d'être subjective. En outre une éthique ne devrait jamais être culpabilisante. Ce devrait être une simple aide à la décision. Une éthique universelle doit pouvoir présider à toutes les décisions, qu'elles soient commerciales, industrielles ou politiques. Sans éthique, pas de confiance ! Sans confiance pas de démocratie, pas d'affaires durables !
Au boulot les éthiciens ! On a besoin de vous !
un trader retraité.

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