Michel Mercier à nouveau en piste pour le Sénat

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Michel Mercier repart en campagne pour le Sénat, où il a été élu pour la première fois en 1995.(Crédits Laurent Cerino Acteurs de l'économie)
Michel Mercier repart en campagne pour le Sénat, où il a été élu pour la première fois en 1995.(Crédits Laurent Cerino Acteurs de l'économie) (Crédits : Laurent Cerino/Acteurs de l'économie)
Michel Mercier, sénateur UDI sortant du Rhône, et actuel 1er  vice président du conseil général, a présenté une liste « incarnant la diversité » pour les élections du 28 septembre. Michèle Vullien, sans étiquette, vice présidente au Grand Lyon, y figure en deuxième position.

 « Nous sommes dans une opposition responsable. Si le gouvernement actuel veut faire de vraies réformes on pourra les voter ». Par ces propos liminaires, Michel Mercier, sénateur UDI (centriste) sortant du Rhône, a levé le voile sur sa liste de campagne pour le scrutin sénatorial du 28 septembre 2014, ce lundi dans le quartier Confluence. Une liste qu'il a présentée comme incarnant la diversité des tendances et des territoires.

Avec l'envie de conquérir 3 sièges (sur les sept) « pour le nouveau Rhône et La Métropole », au Palais du Luxembourg, contre deux aujourd'hui. « Je n'ai jamais été encartée dans un parti politique. Je suis dans une tradition humaniste. J'ai été très heureuse d'être sollicitée par Michel Mercier », a confié Michèle Vullien, maire sans étiquette de Dardilly, vice présidente du Grand Lyon et deuxième de cordée. En troisième position, Bernard Fialaire, du Parti Radical, premier édile de Belleville-sur-Saône et conseiller général depuis 20 ans, espère bien entrer lui aussi, au Palais du Luxembourg.

 100 parlementaires de trop

A ceux qui plaident pour la disparition du Sénat, Michel Mercier répond : « son rôle est de rechercher dans les textes qui lui sont soumis toutes les améliorations à apporter ».  Il se déclare favorable, néanmoins, à une réduction du nombre de parlementaires en France. « On pourrait revenir autour de 477 », soit cent de moins, a précisé l'ancien président du conseil général du Rhône.

Michel Mercier et Michelle Vullien

Michel Mercier et ses colistières Michelle Vullien et Martine Surrel. (Crédits Laurent Cerino Acteurs de l'économie)

Démissionnera t'il de cette assemblée départementale où il occupe la fonction de 1er vice-président, s'il retrouve son fauteuil de sénateur ? Le maire Thizy Les Bourgs, par ailleurs président de la Communauté de communes de l'Ouest Rhodanien, deux mandats auxquels il est très attaché, dit qu'il rendra publique sa décision, fin octobre. Une certitude : il ne se présentera pas aux élections départementales, qui se dérouleront, sans doute avant l'été 2015.

Réforme territoriale

Interrogé sur la mise en œuvre de la réforme territoriale en cours, Michel Mercier la juge « assez symbolique des blocages des institutions dans notre pays ». Quant à la toute récente marche arrière de l'exécutif, eu égard à la disparition des conseils généraux, en 2020 ? « Je regrette que le gouvernement n'ait pas recherché un accord large. Toutefois, comme ils n'ont pas voulu créer les conseillers territoriaux (Ndlr : prévu par la loi de décembre 2010 en substitution des conseillers régionaux et généraux), ils ne  savaient pas comment faire ».

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Commentaires
a écrit le 03/09/2014 à 14:27 :
il est préférable de se poser la question de fond sur l’utilité d'un Sénat.

Par définition c'est l'entité représentative de toutes les collectivités locales.
Le Sénat est sensé rassembler nos meilleurs connaisseurs et experts « es collectivités locales »!
Pour quel résultat ? Pour quelle efficacité de fonctionnement ?
Le bilan est calamiteux !!!
Dans le langage populaire nous parlons de « millefeuille », de « lasagne » !!!

En définitive, depuis 20 ans, nos éminents Sénateurs dont Monsieur Mercier, experts « es collectivités locales », n'auront donc servis qu'à fabriquer un empilement de structures avec tous les comités « théodule » qui en découlent.
Toute cette complexité coûte maintenant une fortune, pour des services d'une qualité plutôt médiocre dans beaucoup de secteurs, de qualité très banale au mieux.
En tout cas rien d'exceptionnel en rapport des dépenses de fonctionnement qui culminent à presque 90 Milliards en 2013 !!
De Gaulle, en son temps, souhaitait supprimer le Sénat.
Il n'en voyait pas réellement d'utilité pour notre pays !
Voila une piste à explorer d'urgence!

Cerise sur le gâteau, nos sénateurs sont totalement incapables d'envisager une réforme structurelle au monstre qu'ils ont engendré.
Pire !
A la moindre réforme esquissée, ils sont tous « vent debout », de gauche ou de droite, pour maintenir un statu quo et ainsi protéger leur pré carré et leurs petits privilèges locaux !

Pourtant le pays a besoin de personnalités « pro-active » capables de dépasser leurs intérêts particuliers!
Quelle est la relève ?
Regardez le programme des candidats !
Hallucinant !
Ils reflètent des personnalités « réactives » qui n'ont aucune vision au delà du clocher (ou minaret) de leur communautés de communes !

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