Idnext lance Javise, une application qui se veut citoyenne

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Patrick Montier est à la tête de la société Idnext.
Patrick Montier est à la tête de la société Idnext. (Crédits : A.T.)
L'agence Idnext, implantée dans la Drôme, veut réinventer les relations entre les collectivités et leurs citoyens. Au terme de quatre mois de développement, elle lance ainsi l'application Javise, qui s'appuie sur la cartographie.

Un trou dans la chaussée ? Un abri-bus détérioré ? Un tag sur un mur ? La société Idnext, implantée à Bourg-de-Péage, dans la Drôme, s'appuie sur ses compétences en cartographie. Elle vient ainsi de développer une application qui permet aux habitants munis d'un smartphone de signaler en temps réel d'éventuels incidents rencontrés. Ils peuvent aussi ajouter un point d'intérêt ou référencer un acteur sur une carte. Cette solution nomade a été présentée en exclusivité lors du dernier salon Smart City en novembre dernier à Barcelone.

Différents usages

Créée en avril 2006, Idnext - 3 salariés, 280 000 euros de chiffre d'affaires en 2014 - développe sur mesure des sites internet ainsi que des applications mobiles et tablette. La société n'est pas forcément connue, ayant auparavant beaucoup travaillé comme sous-traitant pour des agences de communication. Mais elle s'est toutefois distinguée en développant l'application "Signalement ambroisie", à la demande de Valence agglo, qui s'est par la suite étendue à toute la région Rhône-Alpes. Elle a aussi collaboré au projet européen Oasis/Ozwillo, une plate-forme de services interactifs grâce au partage de données, à destination des citoyens, associations, collectivités et entreprises. Les différents modèles de cartes permettaient alors aux utilisateurs d'accéder et de s'abonner aux services de leur choix.

Le fonctionnement de l'application Signalement Ambroisie. Celui de "Javise" est similaire.

Ainsi, c'est à la suite de cette dernière expérience que fut créée l'application Javise, s'appuyant sur les compétences de cartographie, qu'ils avaient alors pu développer.

"Il y a un aspect interactif et participatif. Ce n'est pas que l'information descendante", explique Patrick Montier, directeur d'Idnext.

Traduite en six langues, la première version de l'application a nécessité près de 4 mois de travail. Elle est désormais proposée à la commercialisation, en commençant bien sûr par les communes du département de la Drôme. Concrètement, ces dernières devront payer un abonnement mensuel - minimum 150 euros, dépendant du nombre d'habitants - pour pouvoir bénéficier de ce service. En contrepartie, outre bénéficier d'un back-office, la collectivité bénéficie d'un support téléphonique mais aussi d'un pack communication (QRcode, autocollants pour informer les usagers, etc.)

Nouvelles relations avec les habitants

L'application a été présenté lors du dernier salon des maires du département de la Drôme. La municipalité de Saint-Vallier-sur-Rhône (PS) a d'ailleurs choisi de mettre en place "Javise" courant 2016.

"Nous ne pouvons pas être partout et ce mode de signalement rapide nous permet de gagner en efficacité et en sécurité aussi parfois. Il devrait permettre de diminuer les appels en mairie et les courriers reçus ayant pour objet le signalement. Nous avons démarré avec l'application Ozmarue qui permet un signalement via ordinateur et reste donc moins fonctionnel que l'application smartphone pour les administrés", explique Armelle Masset, directrice générale des services.

D'autres mairies souhaitent d'abord engager une réflexion quant à ses relations numériques avec les citoyens. C'est notamment le cas à Bourg-de-Péage. La collectivité (PS), qui souhaite se doter d'un logiciel de gestion des relations citoyennes, a ainsi démarré un bencharking sur cette thématique. L'outil n'a pas encore été choisi. Le processus devrait être finalisé en 2016. A Tain-l'Hermitage (LR), la mairie teste l'application mais ne souhaite pas communiquer. L'adjointe à la communication, Anne-Isabelle Colomber, explique d'ailleurs là encore que le numérique est un sujet "majeur" dont doit se saisir la collectivité mais qu'il est encore trop tôt pour en parler, une réflexion approfondie devant tout d'abord être menée. "L'entrée par l'outil n'est pas forcément la bonne solution", précise l'élue.

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