Biotech  : Magnisense renforce son tour de table en levant 5,5 millions

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(Crédits : DR)
La biotech Magnisense a procédé à une nouvelle levée de fonds pour industrialiser et préparer la mise sur le marché du MIAtek, une invention de rupture pour le diagnostic de l'infarctus du myocarde. Les premières ventes sont envisagées fin 2016.

Pour réunir les 5,5 millions d'euros d'argent frais, annoncés ce mardi matin, la biotech Magnisense a accueilli à son capital deux nouveaux entrants. MINV SA, structure d'investissement de Robert Taub, a misé 3 millions d'euros et un industriel de la pharmacie (tenant à l'anonymat) a apporté 1,5 million. Le complément de 1 million a été souscrit par les actionnaires historiques, en particulier les sociétés Provestis (président : Daniel Bernard) et Concorde Capital. « Ils contrôlent encore plus de 50 % des titres », assure Lyse Santoro, dg de la jeune pousse. Cette nouvelle levée de fonds a nécessité, « entre 8 et 9 mois. Toutefois, les négociations sont allées vite dès qu'ont été trouvés des interlocuteurs comprenant notre métier et prêts à prendre des risques ».

Obtenir le marquage CE

Magnisense, qui se consacre à la mise au point de tests pour un diagnostic rapide et sur place, de maladies cardio-vasculaires, tel l'infarctus du myocarde, précise avoir reçu « 13 millions d'euros » de cash depuis sa création en 2008. Le dernier appel de fonds servira à industrialiser ainsi qu'à préparer le lancement commercial du MIAtek, son premier produit, composé d'un lecteur de mesure (de petite taille) et de consommables pour tester 3 marqueurs cardiaques sanguins, en 15 minutes. « Nous allons nous entourer de personnes pour nous accompagner dans les  démarches d'accès au marché », à savoir l'obtention du marquage CE, précise la dg de Magnisense.

Essais à l'APHP et aux HCL

En parallèle, Magnisense entend renforcer ses partenariats avec les hôpitaux de Paris (APHP) et de Lyon (HCL). « Des essais sont conduits comparant notre technologie de rupture avec les grands automates des laboratoires. Les cliniciens sont les premiers à pouvoir démontrer les avantages de notre dispositif dans l'amélioration de la prise en charge thérapeutique tout en réalisant des économies », poursuit Lyse Santoro. Le démarrage des ventes est envisagé fin 2016 en commençant par la France puis en s'ouvrant très vite aux autres pays européens.

L'Amérique en point de mire

Le développement des forces commerciales en Europe, et les ambitions d'introduire le MIAtek en Amérique du Nord, laissent prévoir de nouveaux besoins de financement, à l'horizon de 2 ans à 2 ans et demi. La formule choisie pourrait être un placement auprès d'investisseurs privés dans le cadre d'un « Pre-IPO », préalable à une introduction en Bourse. Le siège de la société est à Paris et les laboratoires sont à Dardilly, dans le Rhône, où travaillent 11 des 15 collaborateurs.

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