Le soyeux Marc Rozier licencie la moitié de ses effectifs

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(Crédits : Maxime Hanssen)
Le chinois Wensli, propriétaire du fabricant lyonnais de foulards et autres accessoires en soie depuis 2014, supprime 15 postes sur un effectif de 32 salariés. Il renonce à ce stade à son projet trop coûteux d'en faire une marque de luxe mondiale.

La maison Marc Rozier et Compagnie, fabricant de foulards et autres accessoires en soie pour femmes et hommes, va se séparer de près de la moitié du personnel. Le plan social annoncé il y a une quinzaine de jours par le directeur financier et administratif concerne 15 emplois sur un effectif 2016 déjà réduit à 32 salariés.

En prenant le contrôle du soyeux lyonnais en 2014, le puissant groupe chinois Wensli (plus d'1,6 milliard d'euros de CA en 2015) avait de grandes ambitions pour cette marque qu'il voulait faire rayonner au niveau international. Dans ce but, Patrick Bonnefond, un professionnel du textile et ancien directeur général du holding Textile Hermès, avait été chargé d'élaborer un plan de développement commercial et industriel. Sa stratégie imaginée passait notamment par des investissements dans de nouveaux outils de productions, ainsi que de nouvelles acquisitions sur le territoire rhônalpin afin de sécuriser la filière, expliquait Patrick Bonnefond à Acteurs de l'économie, en juin 2015.

Ce dernier a cessé sa mission en octobre dernier. L'actionnaire chinois a renoncé à son projet initial d'envergure internationale : "L'audit a montré qu'il fallait mettre beaucoup d'argent", précise un proche du dossier.

Lourdes pertes

Le programme à court terme est de réduire les pertes de Marc Rozier présidé par Hong Ji basé à Paris. Le déficit a atteint 521 000 euros au bilan clos fin mars 2015 et 1,73 million un an plus tard selon les comptes publiés. Entre les deux exercices les ventes se sont érodées d'un peu plus de 16 % s'établissant à 2,3 millions d'euros en 2016.

"Lorsque Wensli a acquis la maison, elle était en difficulté", rappelle notre source évoquant un prix d'achat de l'ordre de 10 millions d'euros.

La volonté immédiate du propriétaire chinois est donc d'assainir la situation et de repositionner la marque sur son créneau. Une des deux unités iséroises a été fermée. Quant aux archives (correspondant à un patrimoine vieux de 126 ans), en cours de numérisation à Paris, elles ont vocation a être rapatriées à Lyon, est-il certifié.

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