Groupe SEB : un exercice 2016 "dans les annales"

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Thierry de La Tour d'Artaise, PDG du groupe SEB.
Thierry de La Tour d'Artaise, PDG du groupe SEB. (Crédits : Laurent Cerino/ADE)
Le leader mondial du petit électroménager domestique a bouclé un exercice 2016 très performant. Le Groupe SEB dépasse la barre des cinq milliards d'euros de chiffres d'affaires et enregistre une hausse de son résultat net de 25,6 %, à 259 millions d'euros. Et cela même avant l'intégration dans ses comptes de l'allemand WMF, acquis en mai dernier pour 1,8 milliard d'euros.

Le groupe SEB poursuit sur sa lancée. Après une année 2015 où les performances avaient été jugées "excellentes" par son PDG, le leader mondial du petit électroménager domestique, a publié, mardi, des résultats record en 2016. Et cela même avant l'intégration dans ses comptes de l'allemand WMF, acquis en mai dernier.

L'exercice 2016 "restera dans les annales du groupe", a déclaré mardi le PDG de SEB, Thierry de La Tour d'Artaise, lors d'une conférence de presse à Paris, relayée par l'AFP.

Le bénéfice net annuel s'est élevé à 259 millions d'euros, en hausse de 25,6 % sur un an. Le résultat opérationnel d'activité a atteint 505 millions d'euros, en hausse de 18 %, dépassant la prévision du groupe qui était à +15 %.

La barre des 5 milliards d'euros de CA dépassée

Autre record, le chiffre d'affaires a atteint en 2016 la barre des 5 milliards d'euros, en hausse de 4,8 %, ou de 6,1 % en organique (à périmètre et taux de change constants), une performance légèrement supérieure là aussi à la dernière prévision du groupe (+6 %). En 2015, le groupe installé à Ecully, en banlieue lyonnaise, avait enregistré un chiffre d'affaires de 4,77 milliards d'euros, déjà en augmentation de 21,2 % par rapport à l'exercice précédent.

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Au quatrième trimestre, ses ventes mondiales ont atteint 1,6 milliard d'euros, en hausse de 6,7 % (6 % en organique), grâce notamment à des performances très solides en Asie, et dans une moindre mesure dans la zone Europe, Afrique et Moyen Orient (EMEA).

L'an dernier, l'effet devises sur les ventes a été négatif à hauteur de 122 millions d'euros, conformément aux attentes du groupe.

Sur l'ensemble de l'année, SEB a progressé de 6,4 % (+5,6 % en organique) dans la zone EMEA, où il a réalisé la moitié de ses ventes mondiales.

En France, il a réalisé 780 millions d'euros de ventes l'an dernier (+5,5%), tirées notamment par le succès du multicuiseur Cookeo ou encore de sa gamme d'aspirateurs.

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Ses ventes ont en revanche décliné au Royaume-Uni, dans un contexte de hausses de prix, en raison de la dépréciation de la livre britannique après le vote pour le Brexit.

Carton plein en Asie

En Amérique du Nord, ses ventes annuelles se sont repliées de 5,9 % (-4 % en organique) à 564 millions d'euros, affectées notamment par le déstockage et la limitation des stocks chez beaucoup de ses distributeurs et le développement de leurs marques propres.

SEB a aussi souffert en Amérique latine, dans un environnement général "tendu, peu propice à la consommation".

A l'inverse, il a fait un carton plein en Asie, avec des ventes en hausse de 9,2 % à près de 1,6 milliard d'euros, atteignant 12,3 % en organique.

En Chine, où ses ventes sont tirées par le développement du commerce en ligne, la progression est encore plus marquée (+10 %, et +15,4 % en organique).

Pour 2017, SEB vise une nouvelle croissance organique, sans estimation chiffrée, ainsi qu'une nouvelle progression de son résultat opérationnel d'activité, tant sur son périmètre 2016 que dans sa nouvelle configuration avec l'allemand WMF, dont l'acquisition n'est pas consolidée dans ses résultats 2016. Le montant de l'opération s'était élevé à 1,8 milliard d'euros.

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Avec WMF, les ventes 2016 du groupe atteignent près de 6,1 milliards d'euros, pour un résultat opérationnel d'activité de 599 millions d'euros et un bénéfice net de 305 millions d'euros.

L'acquisition de ce groupe comprenant plusieurs marques haut de gamme (WMF, Schaerer, Silit, Kaiser...), va permettre à SEB de devenir le leader mondial du marché très porteur et rentable des machines à café professionnelles, et de renforcer significativement ses positions dans les articles culinaires dans les pays germanophones.

Prévoyant de dégager 40 millions d'euros de synergies par an avec WMF d'ici 2020, SEB ne prévoit pas de supprimer des emplois industriels car il n'y a "aucun doublon" dans les sites des deux groupes, aux activités complémentaires, a affirmé M. de La Tour d'Artaise.

La Bourse salue les résultats

Le groupe va distribuer un dividende de 1,72 euro par action au titre de l'exercice écoulé contre 1,54 euro au titre de 2015.

Ce dividende sera assorti d'une "prime de fidélité" de 10 % pour les détenteurs d'actions depuis plus de deux ans, portant celui-ci à 1,89 euro par action.

A la Bourse de Paris, après l'annonce des résultats, mardi, le titre SEB progressait de 5,22% à 130,05 euros vers 14H30 (13H30 GMT), pour clôturer à 127,95 euros. Ce mercredi matin à 10H30, le titre s'échangeait à 127,30 euros.

(Avec AFP)

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