Renault Trucks : 200 suppressions d'emplois de plus ?

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(Crédits : Laurent Cérino/ADE)
La CFE-CGC redoute une nouvelle vague de suppressions de postes au sein de Renault Trucks avec l'externalisation du service informatique.

Article édité le 19/10/15 à 12h48 et actualisé à 16h15

À la veille d'un nouveau comité centre d'entreprise de Renault Truck prévu mardi, la CFE-CGC redoute une nouvelle vague de suppressions de postes au sein de l'entreprise. Cette fois c'est le service informatique qui est visé en raison d'une future externalisation.

IBM ou HCL sur les rangs?

Selon la CFE-CGC, le nom du repreneur de l'activité devrait être dévoilé mardi lors du prochain CCE. Les noms de l'Américain IBM et de l'Indien HCL sont avancés comme de possibles candidats. Ce service représente un peu plus de 500 postes sur Lyon. Le gros des effectifs menacé se trouvant en Suède, où près de 1 400 emplois pourraient être concernés.

"Pour obtenir les baisses de coût exigées par les actionnaires du groupe Volvo, cette externalisation s'accompagnera vraisemblablement d'une réduction d'effectifs en France. Plus de 200 emplois du site de Lyon devraient disparaitre rapidement. Ce qui devrait conduire à un troisième PSE en deux ans", estime le syndicat majoritaire dans un communiqué publié ce lundi.

Des précédents sur d'autres services

Le syndicat rappelle notamment que l'externalisation de la comptabilité, ou de l'administration des ressources humaines, vers la Pologne et l'Inde avaient déjà conduit à la perte de plusieurs centaines d'emplois ces trois dernières années sur le site de Lyon. Pour le syndicat "la saignée des effectifs se poursuit".

"La question va être de savoir combien de personnes accepteront d'être transférées et surtout combien seront par la suite gardées par le repreneur", ajoute Eric Freyburger, secrétaire CFE CGC du CCE Renault Trucks.

Débrayage mardi matin

L'externalisation du service informatique n'était pas incluse dans le dernier plan social de Renault Trucks, pour lequel un accord était intervenu le 15 et 17 septembre dernier entre la direction, la CFE-CGC et la CFDT. L'accord avait permis de restreindre le nombre de suppressions de poste de 512 à 480 avec 25 licenciements secs.

La CFE-CGC a prévu un débrayage mardi à partir de 10h au moment où se tiendra le CCE. Le syndicat exige l'ouverture de négociations sur les conditions de transfert et notamment une garantie sur l'emploi chez le repreneur. Il demande également au groupe Volvo des engagements pour l'avenir de la partie informatique du site de Lyon.

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