Un peu de douceur dans ce monde de brutes

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(Crédits : Fotolia)
La communication non-violente irrigue de plus en plus les entreprises et le monde du travail. Ce désir de douceur et d'empathie en dit long sur les blessures de notre société.

La communication non-violente (CNV), démarche mise au point par le psychologue clinicien américain, Marshall B.Rosenberg, s'empare des relations humaines qu'elle cherche à teinter d'empathie et de bienveillance. Elle a fait son chemin dans les sphères éducative, familiale et depuis quelques années irrigue le monde du travail. La France abrite 36 formateurs certifiés. A Lyon, Françoise Keller est de ceux-ci, particulièrement tournée vers les entreprises.

Ecoute et bienveillance

Dirigeants, managers, DRH mais aussi délégués syndicaux, médecins du travail... se rapprochent d'elle et de cette communication, dont ils ont vaguement entendu parler des bienfaits. « Apaiser un conflit mais surtout prévenir les conflits, les tensions, relancer un enjeu collectif, vaincre des résistances au changement, fidéliser la génération Y, favoriser le bien-être des salariés, calmer les enjeux de pouvoir... », la CNV, - démarche codifiée qui passe par des formations, livres à l'appui - peut entrer en scène dès lors qu'il y a relations humaines. Ses pivots : l'écoute, la bienveillance, l'empathie vis-à-vis de soi et des autres, l'expression de ses besoins et de ses émotions.

« Etre architecte aujourd'hui cela signifie : moins cher, moins de moyens, plus performants, plus vite, plus d'experts... pour des commanditaires ne parlant que chiffres, stressés par leur hiérarchie alors que nous sommes censés concevoir des lieux de vie et défendre une pensée humaniste. » Thierry Roche, fondateur et gérant de l'Atelier Thierry Roche et Associés, en région lyonnaise, (20 personnes dont 16 architectes) situe d'emblée un univers de travail traversé de tensions et de fragilités. Pour adoucir ce contexte, il a proposé la communication non-violente à son équipe voilà plusieurs années. Stupeur et méfiance du départ laisseront place à l'emballement collectif après les premières formations.

Les egos de coté

Autour d'un projet, les egos semblent désormais laissés de côté « alors que chacun tirait vers ses préoccupations. Cette écoute empathique permet de partager une vision et de passer d'un niveau à l'autre du projet une fois que tout le monde a consenti. Nous concentrons notre énergie où il faut au lieu de la disperser ». Thierry Roche décrit aujourd'hui une entreprise apaisée et plus performante.

Lire la suite de cet article dans le numéro 121 d'Acteurs de l'économie en kiosques.

 

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Commentaires
a écrit le 16/07/2014 à 9:08 :
Un ouvrage pour compléter cet article : Pratiquer la CNV au travail, la Communication NonViolente, passeport pour réconcilier bien-être et performance, Françoise Keller, InterEditions 2013

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