La métropole grenobloise soumet son budget 2016

 |   |  662  mots
(Crédits : Wikimedia)
Un budget 2016 contraint, mais qui maintient les investissements tout en augmentant la taxe d’enlèvement des ordures ménagères, pour assurer trois priorités : lutte contre les inégalités, développement harmonieux du territoire et mise en œuvre de la transition énergétique. Le président de la métropole de Grenoble, Christophe Ferrari (PS), a présenté ce jeudi les grandes lignes du projet de budget 2016, qui doit être discuté et voté ce vendredi 4 mars en conseil communautaire.

Après un passage au statut métropolitain au 1er janvier 2016, le nouveau budget de la métropole grenobloise (49 communes ; 450 000 habitants) s'inscrit dans la continuité et la consolidation des actions engagées. "

Nous avions attendu mars afin d'avoir le compte-rendu des travaux de la commission locale d'évaluation du transfert des charges", a affirmé Christophe Ferrari, président de Grenoble Alpes Métropole.

Ce nouveau budget s'inscrit lui aussi dans un contexte économique contraint au niveau national :

"Six millions d'euros ne seront pas versés dans le cadre des dotations de l'État à la métropole, sur un total de 87 millions d'euros en 2016", souligne Raphaël Guerrero, vice-président délégué aux finances et au budget.

Une hausse de la TEOM de 7,08 % à 8,3 %

Les trois grandes priorités de ce budget 2016 ? "Lutter contre les précarités et les inégalités territoriales, favoriser un développement harmonieux du territoire et mettre en œuvre la transition énergétique", d'après Christophe Ferrari.

Celui-ci s'apprête à soumettre un budget 2016 comprenant des dépenses de fonctionnement de 405 millions d'euros (contre 451 millions en 2015) et un budget d'investissement de 155 millions d'euros (contre 156 millions l'an dernier), qui place au centre des priorités l'habitat (20,1 %), l'économie et l'enseignement supérieur (18,64 %), les mobilités (15,5 % ainsi que 15,8 % pour le SMTC, qui gère les transports de l'agglomération).

Alors que 29 % des recettes du budget de fonctionnement de la Métropole provient de la fiscalité des entreprises, 39 % des dotations de l'état, et 18 % de la fiscalité des ménages, une augmentation de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères (TEOM) va être proposée.

"Nous avons choisi d'augmenter la TEOM, et uniquement celle-ci, pour financer un programme de gestion des déchets et préparer le renouvellement des équipements, à travers un plan de 60 millions d'euros sur le mandat et de 120 millions d'euros sur la prochaine mandature", annonce le président de la Métropole.

Cette taxe passe ainsi de 7,08 % en 2015 à 8,3 % en 2016, contre 9,89 % pour la moyenne nationale, rappellent les élus.

Interrogé sur d'autres possibles hausses à venir, Christophe Ferrari a affirmé que cette augmentation de la TEOM avait été calibrée "pour anticiper l'avenir d'ici à la fin du mandat. La volonté a été d'augmenter cette taxe une seule fois".

Un niveau d'endettement maîtrisé

Dans cette proposition de budget, le niveau de la dette atteint quant à lui 585 millions d'euros, avec notamment cette année la récupération de la dette des compétences transférées des communes qui représente 147 millions d'euros du total.

"Nous restons cependant dans une zone de sécurité, avec une capacité de désendettement inférieure à dix ans, actuellement de sept ans (contre 7,5 en 2015 et 9,7 en 2013, ndlr)", affirme Christophe Ferrari, soulignant que la collectivité a fait l'objet d'une notation de niveau A+ de la part de l'agence Standard & Poors.

Avec le transfert de compétences des communes à la Métropole, la masse salariale de Grenoble Alpes Métropole est passée de 900 à 1 500 personnes, avec des charges de personnel qui sont estimées au total à 62,6 millions d'euros en 2016.

"Malgré cela, notre objectif est de limiter la croissance de la masse salariale de 2,5 % par an", précise Raphaël Guerrero.

Transferts de compétence

Un défi d'autant plus grand, car les transferts suite à la loi NOTRe ne sont pas achevés : "Il reste encore à définir ce qui est du ressort de la métropole et du département", ajoute Christophe Ferrari, qui précise que des rencontres au sein d'une commission d'évaluation du transfert des charges doivent avoir lieu d'ici à octobre.

Le président de la Métropole a également sollicité un entretien avec le nouveau président de la région Auvergne Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez, pour évoquer la compétence économique, passée sous l'égide des régions et des métropoles. Christophe Ferrari a déjà affirmé sa position :

"Ne fabriquons pas de sujets qui mettent en concurrence ou qui doublonnent. Il faut tirer une dynamique collective".

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 30/08/2016 à 11:17 :
Taxe Foncière 2016 : je constate une majoration effective de 18.28% de la TEOM (enlèvement des Ordures ménagères)
Les raisons ; la gestion de Grenoble Alpes Métropole qui est passé d’un effectif de 900 personnes à 1500 agents, soit 600 en sureffectif !
Il s’agit d’une gestion typiquement socialo/écolo Gaucho favorisant pour favoriser leurs électorats.
Il est incontestable que ses 600 personnes payées à regarder passé les mouches nous coûtent plus 18.28% de majoration pour un service qui pour ma part n’est pas effectué puisque le point de ramassage est situé à 1800 mètres de mon habitation (Quaix en Chartreuse).
a écrit le 05/03/2016 à 9:44 :
Et voilà ca continue on augmente encore et encore nos impots ! On est axphysiés ! La TEOM augmente encore et encore ! Les investissements pour qui ? Allez messieurs les journalistes, il faut peut etre préciser que ces braves gens ont augmentes leurs indeminités dés leur arrivée à la Metro de la gauche à l'extreme droite la main dans la main prés d'un million d'euros de cout supplémentaire par an pour les contribuables ! Rien d'illégal, mais il n'y a pas d'économie à faire pour se remplir les poches ! Lamentable

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :