Bpifrance  : Laurent Wauquiez veut renforcer le partenariat et simplifier les outils

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(Crédits : DR)
La banque publique a apporté trois milliards d'euros aux TPE, PME et ETI de la région Auvergne Rhône-Alpes en 2015. Plus de 14 000 entreprises ont bénéficié de ses financements.

Bpifrance est une affaire qui tourne. En Auvergne-Rhône-Alpes, la banque publique a atteint le seuil des 3 milliards d'euros de financements en 2015 (+ 8 % par rapport à 2014) autorisant plus de 6,7 milliards de financements publics et privés. Ce soutien de bpifrance a profité à 14 020 entreprises : TPE (plus de 70 % des bénéficiaires), PME et ETI.

"Nous sommes là pour être utiles aux entreprises qui en ont le plus besoin, dont la solvabilité est faible ou moyenne. Nous allons loin dans la prise de risque pour les accompagner, plus loin que les banques classiques", a confirmé ce lundi, Arnaud Peyrelongue, directeur du réseau régional.

"Nous pouvons financer l'immatériel des projets : la réorganisation de la production, les extensions de gamme, l'embauche et l'international".

Les pépites qui partent chez les Chinois et les Américains

La banque accompagne les sociétés évoluant dans tous les métiers. Toutefois, les secteurs d'avenir qui assurent la relève de l'économie ont concentré "34 % des soutiens financiers divers et 77 % des aides à l'innovation", indiquent les chiffres transmis. Sont ainsi cités les transports, la santé et l'économie du vivant, le numérique et TIC ainsi que l'éco-industrie.

"Nous avons la chance d'avoir des entreprises très innovantes. Mais au bout de trois ans les Chinois ou les Américains viennent faire leur supermarché, en particulier à Grenoble. Comment mettre en place un système de façon à garder les pépites dont nous avons financé la phase de développement et que nous perdons ensuite ?", s'interroge Laurent Wauquiez, président LR de la Région.

Les milliards de Grenoble

Un constat totalement partagé par Nicolas Dufourcq, dg national de bpifrance :

"Ce sont des milliards que l'État et les collectivités territoriales ont misés à Grenoble. C'est une espèce d'Israël et les groupes mondiaux s'y précipitent. Mais les milliards publics ont fait des bonzaïs. C'est lié à la manière dont on fait du business en France où on ne pense pas assez à construire des boîtes mondiales. Bpifrance est là pour démultiplier l'ambition des entrepreneurs''.

Le patron de bpifrance a cité l'exemple du groupe Serge Ferrari, fabricant isérois de matériaux, une des participations de la banque publique, qui vise 215 millions d'euros en chiffre d'affaires en 2018, contre 148 millions publiés en 2015.

Concentrer les fonds d'investissement

Bpifrance et Région marchent la main dans la main dans "le cadre d'un partenariat fort formalisé dans un comité régional d'orientation et des accords-cadres" reconnaît Arnaud Peyrelongue, directeur du réseau Sud-Est chez Bpifrance.

Cette action commune se décline à travers les deux fonds de garantie, les deux fonds d'innovation et le nouveau fonds de prêt Feder Innovation Rhône-Alpes doté de 70 millions d'euros. S'ajoutent les six fonds d'investissement régionaux auxquels le conseil régional a souscrit.

"Il faut aller vers la fusion de plusieurs outils pour apporter une meilleure visibilité et simplifier les démarches", avise Martial Saddier, vice-président délégué aux entreprises, à l'emploi et au développement économique.

''La Région veut renforcer ce partenariat. Mais six fonds, c'est trop de dispersion'', renchérit Laurent Wauquiez.

Quelques chiffres 2015

  • 854 millions de prêts moyen long terme
  • 391 millions de préfinancement du CICE
  • 959 millions de prêts court terme et avances en trésorerie
  • 218 millions de concours pour l'innovation (+ 4 %)
  • 86 millions d'investissement direct en fonds propres dans 27 entreprises

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