La logistique lyonnaise s'outille pour passer de la route au fleuve

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Selon le pôle d'intelligence logistique, le mode de transport fluvial ne représenterait que 2% des volumes transportés pour l'instant et remarque cette sous-utilisation s'observe particulièrement au sein de la vallée du Rhône, qui relie le port de Marseille.
Selon le pôle d'intelligence logistique, le mode de transport fluvial ne représenterait que 2% des volumes transportés pour l'instant et remarque cette sous-utilisation s'observe particulièrement au sein de la vallée du Rhône, qui relie le port de Marseille. (Crédits : Reuters/Jean-Paul Pelissier)
TRANSITIONS ECOLOGIQUES. A quelques jours du 5e anniversaire des Accords de Paris, La Tribune Auvergne Rhône-Alpes vous propose chaque jour un éclairage sur une innovation ou initiative pour le climat. Avec ce vendredi, un zoom sur le Pôle d’intelligence logistique rhônalpin veut participer au verdissement des containers maritimes qui transitent entre le Grand Port de Marseille et la région logistique de Lyon, dont les volumes sont en croissance. Objectif : outiller le secteur de la logistique lyonnaise afin qu'il s'adapte aux enjeux à venir, et notamment à l’instauration d’une ZFE à l'échelle du territoire métropolitain.

Avec d'importants bassins d'activité situés sur la métropole lyonnaise et dans le Nord Isère, la région Auvergne Rhône-Alpes se pose comme un poids lourd à l'échelle du secteur de la logistique. A l'image, en premier lieu, de son pôle de Saint-Quentin Fallavier, classé première zone logistique de France et l'une des premières en Europe, qui emploie près de 10.000 collaborateurs sur plus de 1.000 hectares.

« Notre activité logistique s'appuie sur la dorsale Lille/Paris, et Lyon/Marseille, puisque nous sommes positionnés sur l'axe principal des structures autoroutières », détaille Cécile Michaux, la déléguée générale du Pôle d'intelligence logistique, qui fédère depuis 2007 près de 170 entreprises adhérentes et plus de 600 professionnels de la région AuRA.

Avec à la clé, un secteur qui connait une activité assez dynamique, « et où l'explosion du e-commerce observée est en passe de réinventer les métiers et les process de préparation de commandes, amenant également des enjeux sur la livraison du dernier kilomètre et la réduction de l'empreinte carbone », résume Cécile Michaux.

Revers de la médaille ? En 2017, le transport routier de marchandises a généré en France 25,5 millions de tonnes de CO2, soit l'équivalent de la consommation annuelle d'une ville de 2 millions d'habitants. Et en 2019, les transports faisaient encore partie des secteurs les plus à la traîne, dépassant de 12,6% l'objectif annuel fixé par les accords de Paris.

Une nécessité de se transformer

A Lyon comme dans d'autres villes, ce secteur sera contraint de se verdir demain, s'il souhaite continuer à pouvoir opérer au sein de la métropole, ainsi que sur les territoires voisins.

Car depuis le 1er janvier 2020, la métropole de Lyon a...

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