Brexit : L'Aéroport de Chambéry paré pour le 31 janvier

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(Crédits : Didier Bert)
L’aéroport de Chambéry, fortement dépendant de la clientèle britannique, est paré pour le 31 janvier, date à partir de laquelle le Royaume-Uni entamera le processus de sortie de l’Union européenne.

La perspective de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne a contraint le département de la Savoie et Vinci, respectivement propriétaire et opérateur de l'aéroport de Chambéry, à préparer l'infrastructure au Brexit.

Essentielle clientèle britannique

C'est que tout devait être prêt au 31 janvier pour assurer les arrivées et les départs des voyageurs britanniques. L'incertitude qui a pesé jusqu'à ces dernières semaines avait même poussé les deux acteurs à se prémunir contre la survenue d'un scénario de Brexit dur, où les skieurs britanniques auraient dû montrer patte blanche pour accéder à l'Espace Schengen... et aux pistes de ski françaises.

L'enjeu économique est de taille pour l'aéroport de Chambéry qui accueille 205 000 passagers par an, dont 86% de Britanniques. La quasi totalité de ces passagers se rendent ensuite dans les stations de sports d'hiver des Alpes du nord.

"Le département de la Savoie a réalisé des travaux sur l'aéroport pour reconfigurer la zone d'arrivée et le terminal affaires, afin de pouvoir accueillir la clientèle au moment du Brexit", explique Mylène Leuly, la directrice de l'aéroport de Chambéry.

Aérogare réaménagé

Les travaux ont consisté à ajouter une extension à la zone d'arrivée, avec un espace pour les formalités de douane, pour les tour opérateurs et pour installer des sanitaires. L'objectif était de séparer les zones d'arrivées et de départs, alors que l'aérogare était jusque là ouvert.

Des aménagements intérieurs ont complété le dispositif pour installer des guichets de contrôle migratoire et permettre le contrôle douanier des marchandises. Le département de la Savoie a déboursé 700 000 euros pour cette mise à niveau, qui permet également une mise aux normes de l'aéroport vis-à-vis de la réglementation européenne.

Les douanes et Vinci avaient même prévu des effectifs complémentaires pour faire face à un éventuel Brexit dur, afin d'assurer la fluidité des arrivées.

Finalement, l'accord sur la sortie du Royaume-Uni prévoyant une période de transition jusqu'au 31 décembre 2020, les passagers ne verront que peu de changements à court terme, si ce n'est une meilleure fluidité notamment lors des samedis les plus achalandés.

À partir du 1er janvier 2021, la clientèle britannique devrait accéder au territoire européen sans visa, avec le système ETIAS, qui délivre des autorisations de voyage aux visiteurs provenant de pays hors de l'Union européenne et réputés sûrs.

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