Blablacar lance un premier Blablabus au départ de Lyon

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(Crédits : DR)
Le réseau Ouibus va progressivement s'étoffer et passer sous la bannière Blablabus. Entre covoiturage et bus, Blablacar entend jouer sur les deux tableaux pour attirer plus d'utilisateurs.

Racheté par Blablacar fin 2008, Ouibus s'approprie progressivement les couleurs et les outils de son nouveau propriétaire. Depuis quelques heures, la plateforme Blablacar propose ainsi non seulement des offres de covoiturage mais aussi des liaisons inter-villes par bus.

Les gens trouvent du covoiturage et du bus sur notre plate-forme et ce sont eux qui arbitrent ", explique Nicolas Brusson, co fondateur et CEO de Blablacar.

Ces liaisons entre les villes sont opérées par le réseau ouibus qui devient Blablabus. Pas de changement pour autant à ce stade sur le fond, car les trajets en Blablabus restent opérés par des transporteurs locaux avec des véhicules dotés de tout le confort attendu par les passagers, notamment le wifi à bord.

70 lignes dès cet été

Le premier Bablabus s'est élancé de Lyon en direction de Auch ce mardi 11 juin. Dans sa roue, 45 lignes sont d'ores et déjà opérationnelles en France et au Bénélux. D'ici cet été, le double sera en service dans toute l'Europe.

Nous allons ouvrir de nouvelles lignes et densifier celles qui existent. Nous sommes dans une logique offensive. Le réseau Blablabus sera plus grand et plus dense que le réseau ouibus ", promet Nicolas Brusson.

D'ici la fin de l'année, l'objectif est de parvenir à proposer environ 400 destinations en bus en France, au Bénélux, en Allemagne, en Grande Bretagne, en Espagne et en Italie et ailleurs en Europe. Pour cela, Blabalcar va s'appuyer sur des partenaires, notamment Alsa en Espagne, Marino en Italie et National Express au Royaume-Uni.

La massification alliée de l'environnement

Avec ce réseau, Blablacar espèrent convaincre de plus en plus d'utilisateurs. "Le bus et le covoiturage sont deux solutions très complémentaires", assure le CEO de Blablacar qui rejette toute idée de concurrence.

" Ce à quoi nous croyons c'est le transport partagé et nous n'avons qu'un ennemi, l'autosolisme ", défend Nicolas Brusson.

Selon lui, la fusion des sites et la complémentarité des offres devrait générer beaucoup plus de trafic sur le site de Blablacar et ce faisant, permettre de mieux remplir les bus et les covoiturages. L'argument écologique est aussi mis en avant.

Partant du constat, qu'un bus avec un taux de remplissage de 60% émet à peine le tiers des émissions de co2 par kilomètre passager d'une voiture Blablacar estime que la pluralité des offres de transports partagés est bien une solution d'avenir. L'été sera donc décisif pour confirmer ces intuitions et ces ambitions.

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Commentaires
a écrit le 12/06/2019 à 13:43 :
Quel dommage que BlaBlaBus n'ai pas prix de bus à hydrogène !
a écrit le 12/06/2019 à 11:23 :
Il n'y a pas assez de véhicule en circulation!? On a voulu concurrencer la SNCF pour mieux la saboter et la vendre a la découpe! Tout cela a été imposé "d'en haut" pour faciliter la mise en place des réformes dogmatiques de L'UE de Bruxelles!
a écrit le 12/06/2019 à 8:37 :
Combien de morts par accidents de bus depuis que nos politiciens ont décidé de développer cette économie moyen ageuse svp ?

Le déclin européen en marche à fond...
Réponse de le 12/06/2019 à 12:06 :
Vous trouvez que le bus est 'moyennâgeux'...?
Et vous pensez peut-être que voyager seul à bord de nos voitures c'est jeune et 'branché' ?
Bien sûr, je regrette comme vous que notre 'vieille SNCF', nos régions et notre état, n'aient pas les moyens (ou ne veulent pas se donner les moyens) de maintenir en fonctionnement les voies régionales...
Mais parler des décès en accidents de bus (dont vous ne citez aucun chiffres), je trouve cela ridicule et provocant en regard des morts sur la route par excès de vitesse !
Par ailleurs, je n'ai aucune amitié pour un quelconque parti politique...et l'Europe n'est pour rien dans les choix politiques de nos modes de transport régionaux !
Réponse de le 12/06/2019 à 13:54 :
@ Félix,
vous croyez que le monopole de la SNCF n'a pas assez duré ? pour des prix scandaleux, un confort douteux, des bruits désagréables, des odeurs incommodantes, des retards à répétition, un personnel rustre pléthorique mais caché, et qui en plus de tout ça ne me prend pas à la porte de mon château ni ne me laisse au pied de ma tour d'affaires . . . :)
a écrit le 12/06/2019 à 6:26 :
Bien pensé et c Français, je crois !
a écrit le 12/06/2019 à 2:40 :
La pauperisation va son train.
Le bus pour tous comme dans les annees cinquante/ soixante.
D'un cote les priviliegies de l'autre la plebe. Voila le programme a venir de micron corp.
a écrit le 11/06/2019 à 19:59 :
Bon courage pour rentabiliser ce machin...
a écrit le 11/06/2019 à 18:06 :
Complémentaires Blablabus et Blablacar? pas si sur et plutôt, sur ces 400 destinations desservies, concurrentes. Trouver des "covoiturés" n'est déjà pas évident (beaucoup de voyages restent "vides"). Seuls avantages de Blablacar, les haltes routières des bus "Macron", inconfortables, mal desservies et les horaires souvent "red eyes" de ces bus.
Réponse de le 11/06/2019 à 20:17 :
Bonjour
Cela fait 2 ans que je jongle entre Flixbus et bbcar selon horaires et temps.
Les bus sont confortables, avec wifi et clim. Je n"ai jamais été déçu.

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