Le rachat des thermes Allevard préfigure-t-il la stratégie régionale ?

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Les thermes d'Allevard.
Les thermes d'Allevard. (Crédits : Remy Laplaine/Thermes d'Allevard, c)
Début avril, le tribunal de commerce de Grenoble a officialisé le rachat des thermes d’Allevard, détenus jusqu’ici par la municipalité, par le groupe LeBon, déjà propriétaire des thermes de Brides-les-Bains. Alors que la région Auvergne Rhône-Alpes a annoncé la mise en place d’un grand plan d’ici à cet été pour développer le secteur du thermalisme, quel sera l’impact de ce rachat sur l’offre existante ?

Le groupe LeBon, spécialisé à la fois dans l'hôtellerie et le thermalisme, a officiellement repris le 12 avril, à la barre du tribunal de commerce, les thermes d'Allevard (Isère), jusqu'alors propriété de la municipalité.

Cette acquisition constitue une première étape vers la consolidation de la présence du groupe dans cette industrie, concrétisée par le lancement d'une nouvelle marque, "Sources d'Équilibre".

"Nous avions la volonté d'acquérir des stations thermales, à la fois en France et à l'étranger, au Maghreb et dans les pays du Golfe. Allevard vient compléter notre offre, qui était jusqu'ici plutôt tournée vers l'amaigrissement avec les thermes de Brides-les-Bains", explique Didier Le Lostec, président du conseil d'administration des établissements thermaux de Brides-les-Bains et vice-président de la fédération Rhône-Alpes Thermal-Balineae.

Des investissements à venir

Didier Le Lostec vise à développer d'ici à 2017-2018 un premier "medical spa" à l'étranger. Selon lui, la rentabilité d'Allevard n'est pas mise en cause malgré le plan de redressement judiciaire amorcé :

"La commune a reconnu ne plus avoir la capacité financière d'assumer l'établissement. Les difficultés n'étaient pas liées à l'exploitation, puisque l'activité est régulière".

Le chiffre d'affaires de l'enseigne est de 2,7 millions d'euros.

À travers cette reprise, le groupe LeBon s'est engagé à conserver les 66 emplois, à honorer le paiement des fournisseurs, qui s'élevait à 1,7 million d'euros, sur une période de 10 ans, ainsi qu'à investir au moins 1,4 million d'euros dans les huit années à venir.

"Cette opération nous permet d'acquérir 95 % des titres, les 5 % restants étant détenus par des actionnaires minoritaires, regroupant une centaine de personnes. Car nous ne souhaitions pas avoir la mainmise, mais pouvoir échanger", détaille Didier Le Lostec.

Il rappelle que l'acquisition des thermes de Brides-les-Bains en 2014 par le groupe LeBon s'est traduit par un programme de rénovation de 14 millions d'euros.

Ambition régionale

La reprise par LeBon des thermes d'Allevard souligne la dynamique du secteur, qui attire de plus en plus d'investisseurs. Avec des séjours d'une durée moyenne de trois semaines, facturés autour de 600 euros et pris en charge à 65 % par l'Assurance maladie, les thermes proposent de plus en plus de séjours de courte durée pour conquérir une clientèle plus...

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