Métropole grenobloise : un nouveau scrutin très attendu, à valeur de test

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Cette nouvelle élection, visant à désigner les nouveaux vice-présidents entourant Christophe Ferrari, pourrait dessiner de nouveaux rapports de forces politiques.
Cette nouvelle élection, visant à désigner les nouveaux vice-présidents entourant Christophe Ferrari, pourrait dessiner de nouveaux rapports de forces politiques. (Crédits : Andrei Kazarov/Fotolia)
À Grenoble, le feuilleton de l’élection à la présidence de la métropole se poursuit. A l’issue de la réélection houleuse du président sortant, Christophe Ferrari, marquée par l'opposition du camp du maire EELV de la ville-centre Eric Piolle, une nouvelle séance du conseil communautaire est prévue à l’agenda le 18 septembre prochain. Avec, à la clé, l’élection des vice-présidents qui n’ont pas encore pu être désignés, et qui pourrait bien se traduire comme une nouvelle étape dans la scission au sein de la majorité de gauche. Une situation inédite pour une intercommunalité de cette taille.

Dans la capitale des Alpes, la métropole n'a pas encore de vice-présidents. Car à l'issue d'un premier conseil communautaire haut en couleurs, qui a vu s'affronter le camp de l'ex-président sortant, Christophe Ferrari (ancien élu PS), au camp du maire écologiste Eric Piolle, les onze heures de débats n'avaient pas suffi à réparer la scission du bloc majoritaire de gauche. Ni à élire ses vice-présidents, comme le prévoit le Code des collectivités territoriales. Résultat ? Le président, réélu de justesse à l'issue de trois tours d'un scrutin sous haute tension, avait fait le choix de nommer provisoirement, quelques jours par plus tard et sur décret, huit "conseillers délégués", dont le rôle devait être d'assurer les affaires courantes durant la période estivale.

"Ces candidats étaient membres des deux groupes qui ont porté ma candidature, à savoir la composante Actes, apparentée de centre gauche, et le groupe NMC, qui regroupe les petites communes. Le but étant de nous permettre d'avoir des élus qui puissent établir des liens avec les maires et les acteurs du territoire et répondre à leurs questions au cours de la période estivale, tout en ayant une légitimité politique pour le faire", souligne le président réélu.

Avec, à l'intérieur de cette liste, des "anciens" tel que le vice-président aux finances du précédent mandat, Raphaël Guerrero, le conseiller métropolitain sortant délégué au dialogue social, Ludovic Bustos, ou encore le VP sortant à l'économie et au commerce, Guy Julien. Cet exécutif temporaire compte également de nouvelles têtes, à l'image de l'adjointe à la mairie de Varces, Corine Lemariey, ou encore Mélina Herenger, première adjointe à la mairie de Meylan.

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