Elections à la métropole de Grenoble : la majorité de gauche se déchire

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De multiples interventions et suspensions de séances ont émaillé l'élection du président de la métropole grenobloise, dont la troisième tour s'est tenu vers minuit.
De multiples interventions et suspensions de séances ont émaillé l'élection du président de la métropole grenobloise, dont la troisième tour s'est tenu vers minuit. (Crédits : DR)
La métropole grenobloise était l’une des dernières à élire son président, et non des moindres, puisque la majorité de la gauche plurielle, conduite par le maire EELV Eric Piolle, avait bien l’intention d’y assoir cette fois-ci un élu écologiste. Les débats se sont prolongés jusqu'à minuit, avec la tenue d'un troisième tour inédit, où le socialiste sortant l'a finalement emporté dans une lutte fratricide, en s'appuyant sur les voix de la droite et du centre.

Il aura fallu attendre le 17 juillet pour connaître le nom du président de la métropole grenobloise. Et même un peu plus... Car plusieurs heures après le démarrage de ce conseil prévu à 14h, la majorité de gauche, unie durant les six dernières années, se déchirait toujours sur le nom du successeur de Christophe Ferrari à la tête de Grenoble Alpes Métropole.

Avec à la clé, la gestion d'un budget global de 740 millions d'euros pour une collectivité qui regroupe désormais 49 communes et près de 450 000 habitants, et qui centralise un certain nombre de missions essentielles, transférées par la ville-centre du maire EELV Eric Piolle (développement économique, l'aménagement du territoire, la gestion de l'eau et des déchets, politique de l'habitat, etc).

Si la majorité métropolitaine, composée des écologistes et de la gauche plurielle, pouvait se targuer d'avoir obtenu 90 sièges sur un total de 119 élus, de fortes incertitudes subsistaient toujours tard hier soir quant au nom de son futur président. Mais aussi de sa coloration politique, oscillant entre gauche et écologie, sous peine de faire exploser sa majorité.

Car depuis plusieurs semaines, un duel se jouait en coulisses entre le président sortant et maire socialiste de Pont-de-Claix (réélu dès le premier tour) Christophe Ferrari, et l'actuel président du syndicat mixte des transports en commun (SMMAG), Yann Mongaburu.

Le maire Eric Piolle ne pouvant pas candidater lui-même, conformément à son engagement de non-cumul des mandats, il a rappelé, en préambule, son soutien à un candidat issu cette fois de ses rangs à la tête de la métropole. Appelant ainsi les élus à voter pour son colistier Yann Mongaburu, jusqu'ici conseiller municipal à l'intercommunalité de la ville, vice-président métropolitain aux déplacements, mais surtout, président du SMMAG. Cet ancien militant EELV, désormais membre de Génération.s, souhaitait ainsi...

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Commentaires
a écrit le 03/08/2020 à 14:01 :
placer les copains coquins reste une priorite pour le bien etre general, pas vrai?

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